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NOUVEAU

DICTIONNAIRE

D'HISTOIRE NATURELLE,

APPLIQUÉE AUX ARTS ,

A l'Agriciillure , à l'Economie rurale et domestique -, à la Me'decine , etc.

PAR UNE SOCIÉTÉ DE NATURALISTES ET D'AGRICULTEURS.

Nouvelle Édition presqu'enlièremenl refondue ei considé- rablement augmentée ;

AVEC DES FIGURES TIRÉES DES TROIS REGIMES DE LA ~ NATURE,

TOME XXVI.

DE J.'lMPniMKRIE D'aBEL XANOE , ROE DE 1\ nARPE,

A PARIS,

Chez DETERVILLE, libraire, rue haltefeuille^ s" 8.

M DCGC XVIII.

Indication des Planches du Tome XXVI.

G 41. PLANTES , pag. 18.

Ophioglosse bulbeux. Paragu infortuné. Pavone écarlate. Phryma à longs épis.

M 28. QuADRUPFDEs Mammifères , pag. 38.

Phylloslorae. crénelé. Phyllostome fer de lance. Phyllostome vampire. Porc-Épic d'Europe.

M 19. Oiseaux, pag. 66.

Coiinga pacapac. Piauhau à gorge rouge. Perruche à téfe couleur de rose.

M 33. Oiseaux, pag. 107. Passerine pape. Pillurion. Picchion Bâillon.

G 42. Insectes (planche llthographie'e ) , /»/7^, 197. Papillon podalire. Pentatomé rufipède. Pélalocheïre rubigineux. Phyllie brcvicorne. Pince cancroïde.

G 43. Insectes (planche lithographiée) , pag. 197.

Panagée grand-croix. Pangonie bordée. Pamopès incarnat. Pedin fémoral. Perle brune. Phalène hastée. Piraèlie géante ( moluris). Pompile voyageur. Prione corroyeur.

G 46. Taille des pierres remmes ou pierres précieuses, p. 286.

M 3o. Plantes, pag. 5i5.

Phorjnion lin. Phyllante niruri. Pistachier vrai. PlaqHeminier de Vir- ginie.

NOUVEAU

DICTIONNAIPiE

D'HISTOIRE NATURELLE.

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Phosphorescence {des substances minérales, vêgé-

laies et des animaux ). La propriété de rendre de la lumière n'est pas l'apanage du phosphore seulement : elle se ren - contre pareillement dans des matières minérales et végé- tales placées en certaines circonstances, et surtout en plu- sieurs animaux vivans. En général, celle pïwsphorescence des corps bruts et celle des ôtres animés reconnoissenl plusieurs causes. Des physiciens ont cru y voir use combustion lente, qui dégage de la lumière sans chaleur sensible et même sans altération subséquente bien marquée; cependant, quoique cette explication puisse être vraisemblable pour divers ani- maux ou vé8,élAux phusphorescens, dont l'éclat s'éteint dans les gaz méphitiques, mais s'avive dans Toxygène, cela ne peut pourtant pas s'appliquer à tous, et encore moins à la plupart àesminéraus. phosphorescens, qui restent lucides sous les gaz azote , hydrogène et acide carbonique. Fourcroy pensoit que la phosphorescence éloit due à la lumière engagée entre les interstices des corps ; il se fondoil sur ce que des bois pourris, exposés à la lumière , de même que le diamant et d'autres gemmes en cristaux, retenoient une lueur dans l'obscurité; mais il est une foule de corps de différens règnes , qui de- viennent lucides sans avoir absorbé de la lumière. Par exem- ple, des quarz , l'aduiaire en poudre (feldspath nacré), le fluate de chaux, le phosphate de chaux del'Estramadure, etc., de\\enaenl phospJwrescens par une chaleur obscure, ainsi que différens sels : les muriates de soude , celui de mercure , le sulfate de potasse , et la magnésie , l'alumine , la chaux , la strontiane, la baryte, etc.; cependant il faut une chaleur plus ou moins élevée pour ces diverses substances. X\YI. I

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Deliic pensoit que le calorique comprime ou accru devc^ noil la cause de la phosphorescence ; il se fondoit sur ce qu'une barre de fer battue à iVoid , devenoii chaude jusqu'à rougir sous la percussion des marteaux. De même, le sucre frotté devient phosphorescent; la collision forte ou la percussion rend phosphorescent le muriate calcaire très-desscché , et d'autres substances sèches. En général , la lumière , dans les minéraux, paroît en raison inverse de leur humidité, comme l'ont remarqué Boyle,Boze,Dufay, Margraff, Beccaria, etc.

S I. De la phosphorescence des minéraux , par dhers procédés.

Les minéraux phosphorescens par frottement ou collision, ont été remarqués par Homberg, Bergmann , Macquer, Pelletier , Dolomieu , Gillet-Laumont, de Saussure fils , etc. Dessaignes a reconnu que tous les métaux en limaille fine, deviennent lumineux, et manifestent des étincelles en les plaçant sur un support chaud , surtout les plus oxydables, le zinc, l'antimoine; tandis que l'argent etl'or en donnent moins. Il a découvert que le fluidede la phosphorescence éloit soumis au pouvoir des pointes, ainsi que l'électricité, et il en a conclu , d'après des expériences sur un grand nombre de substances minérales, que le iluide électrique y jouoit un rôle plus important qu'on ne Tavoit pensé. {Mém. sur les Phos- phorescences , dans le Journal de physiq. , 1809, *^'"- ^^7 6* 1810 , tom. 70 )

Au lieu d'exposer les minéraux sur Une plaque métallique chauffée , ce qui les rend presque tous phosphorescens , M. Haiiy propose de les placer sur des charbons allumés ; alors il n'y a de phosphorescentes que les espèces qui s'y trouvent le plus disposées; encore ce phénomène ne se re- marque-t-il qu'en quelques variétés et non en d'autres ; par exemple, dans des chaux fluatées, carbonatées, phosphatées, suivant leur mode de cristallisation. Ainsi, les chaux phos- phatées, qui ne cristallisent point en pyramides, deviennent seules phosphorescentes , et non pas celles qui cristallisent de celte manière. Par ce moyen , on a pu reconnoîlre que la chaux phosphatée terreuse de TEstramadure devoit cristal- liser en pyramides, puisqu'elle ne devenoit pas phosphores- cente, et l'observation a confirmé ensuite cette théorie.

La baryte sulfatée , si connue sous le nom de pierre de Bologne , est remarquable par sa propriété lumineuse à l'obscurité , après avoir été quelque temps exposée aux rayons dn soleil , lorsqu'elle a été préalablement calcinée et tenue en un lieu sec. Lorsqu'elle perd sa phosphorescence, on peut la calciner de nouveau pour la lui rendre. Il paroît que , dans ce minéral , la phosphorescence peut être due à

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wne décomposilion partielle de l'acide sulfuriqne du sulfate terreux, mis à l'état de sulfite et tendant à retournera l'eJat de sulfate , en absorbant de l'oxygène ; ce qui déleniiine une combustion lente.

Les principales matières minérales phosphorescenles par la chaleur, sont les spaths fluor, les baryte et stror'tiane carbonatées, la trémolillie , la wernérite, plusieurs chai'.x phosphatées, l'harmotome, diverses chaux carbonatées, etc.

Par le frottement, on observe un assez grand nombre de minéraux phosphorescens, et l'un des plus remarquables sur- tout est la blende ou le zinc sulfuré. Patrin en a rapporté des échantillons de la mine d'argent de Zméof en Sibérie , qu'il suffisoit de gratter avec un bec de plume pour l'aire une trace phosphorescente ; il en est de mèuie des blendes de Scharffenberg en Misnie , mais d'autres lo sont moins. Beau- coup de marbres primitifs, el parmi les diverses chaux car- bonatées, les dolom.ies principalement, deviennent lumineux aussi par des frictions légères.

Il en est de même de presque toutes les pierres quarzeuses qui brillent par le frottement ou des collisions; tels sont sur- tout les quarz gras ; telle est encore la granunatile.

On a dit que les gemmes ou pierres précieuses jouissolent de la propriété de s'imprégner de lumière, par leur exposi- tion au soleil ; niais ceci n'est guère vrai que du diamant, et encore cette propriété n'est-elle pas toujours manifeste; ce- pendant on fait en quelque sorte jaillir des étincelles du dia- mant , dans l'obscurité , en le frictionnant avec une brosse , ce qui pourroit dépendre de Téleclricité.

D'autres phosphorescences se manifestent par l'addition de l'eau, à la chaux vive , par exen>ple ; car il s'opère un grand dégagement de chaleur. Il y a donc des causes très-va- riées pour le phénomène de la phosphorescence en général.

§ 11. De /a phosphorescence de quelques substances végétales.

On n'en connoît qu'un petit nombre d'exemples, et non- seulement pour les corps solides, mais pour les liquides;, ainsi , de l'huile de lin agitée , surtout dans le vide du baro- mètre ou de la machine pneumatique, présente des lueurs phosphorescentes.

A l'égard des lueurs qu'on remarque aussi en frottant des rotains {calamus rotang^., on a cru pouvoir les attribuer à ce que l'écorce de ces cannes contient assez abondamment des molécules siliceuses , comm.e on les retrouve dans leurs cendres , et conime le prouve l'analyse du tabaxir. La colli- sion du sucre offre aussi un éclat phosphorescent; mais n'est - ce pas comme la plupart des substances cristallines ,

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qui deviennent plus ou moins électriques par le frollement ? Les autres phosphorescences , parmi les végétaux , n'ont guère lieu que par la décomposition ; ainsi, l'on a vu le byssus violacé ou hypoxylon des arbres et des champignons putréfiés dans lesforêts , en élé , acquérir une lueur dans l'obscurité, de même que les bois pourris. Si les plus spongieux , parmi ces derniers, couune le saule , le peuplier et autres bois blancs , s'imprègnent le mieux de la lumière , cependant des bois plus compactes d'orme , de hélre et de chêne, s'en imbibent aussi, quoique plus difficilement. Au reste, ces lueurs disparoissent ou semblent s'éteindre bientôt dans les gaz acide carbonique et azote, et briller davantage dans l'oxy- gène; ce qui paroît démontrer qu'il s'opère une combustion lente. Nous ne parlerons pas de la prétendue racine lumi- neuse dont traite l'historien hébreu Josephe , sous le nom de Baharas. On ignore ce qu'elle éloit.

§ III. De la phosphorescence parmi les animaux terrestres.

Nous allons voir qu'elle dépend principalement de l'action de la vie ou du jeu de l'organisme.

Il faut distinguer de cette phosphorescence , l'électricité développée quelquefois spontanément chez des individus qui ont fait beaucoup d'exercice, et dont les poils secs ou les che- veux lancent des étincelles par le frottement. Tout le monde connoîtce phénomène sur les chats, surtout en hiver, lors- qu'on les frictionne; beaucoup d'observations apalogues, faites sur des hommes, n'éloient pas inconnues des anciens; car on peut y rapporter cet éclat de la chevelure d'Achille en fureur, selon Homère , et cette flamme légère qui sembloit voltiger autour de la tête d'Ascagne , comme dit Virgile : lambere flamma comas et circiim tempora pasci. Les palefreniers con- noissent les feux follets sortant de la crinière des chevaux, parfois , lorsqu'on les étrille. Des auteurs ont aussi remarqué des signes d'électricité sur le plumage de quelques perro- quets , etc.

Peut-être doit-on attribuer à ce développement d'électri- cité résineuse, les combustions spontanées de plusieurs individus très-gras et habitués aux liqueurs spiritueuses , tels que des femmes exhalant des gaz hydrogénés et inflamma- bles, etc. Ce sujet a été traité, soit par Pierre-Aimé Lair , soit par Jean-Henri Kopp, avec un développement suffisant pour établir de fortes présomptions sur la réalité de ces combustions spontanées.

Il est un autre mode de lucidité , qui paroît dépendre plus Immédiatement de l'action nerveuse; c'est celle des yeux des chats, des loups, des hiboux et d'autres animaux noc-

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ttirnes. Leur pupille se dilate beaucoup dans l'obscurité , et la rétine, dont l'éclat est brillant, renvoie une lumière manifeste. Nous avons eu l'occasion d'observer cet effet sur un renard blessé à mort et qui , au moment il se vit saisi dans la retraite obscure il se réfugioit, ouvrit des pupilles extraordinaires et montra des yeux flamboyans. Il paroît que le même effet se reproduit dans ces regards de colère qui paroissent enflammés. Il en est ainsi des yeux d'un chat plongé dans l'eau; la vive frayeur dilate la pupille, et la rétine renvoie beaucoup de rayons lumineux , comme un miroir au soleil. Nous ne rappellerons pas l'opinion des an- ciens philosophes , tels que Platon, Epicure, etc., qui sup- posoient que la lumière éloit lancée par l'œil , et agissoit sur d'autres individus, dans l'amour, l'envie, la colère, et qu'on pouvoit ainsi fasciner les personnes , comme le regard du chien arrête la perdrix :

Nescio rniis teneros ocuhis mihl fascinât agnos.

Parmi les reptiles , on prétend que les crocodiles et des lézards nocturnes, tels que les geckos etlesanolis, jettent aussi des regards étincelans dans la nuit; peut-être doit-on rapporter à la même cause la frayeur causée par des serpens, d'où les anciens ont imaginé que le basilic tuoit par son seul regard , comme on a prétendu que la vue subite d'un loup causoit une extinction de voix ou la raucité.

Les vraies phosphorescences animales se remarquent d'a- bord dans la classe des insectej , et surtout parmi les coléop- tères. On dislingue dans cet ordre les genres elaier ^ lampyris et paussus.

Tu elaier nociUur.us , le cucujo des Américains , ou la mouche à feu, a la faculté , selon Patrik Brown {Hisi. Jama'i'c. ) , de suspendre à volonté sa lumière, et de la faire paroîlre tout comme on le feroit avec une lanterne sourde. Ses organes phosphorescens sont situés au corselet de chaque côté ; il les fait rentrer par la frayeur. Il y a dans son corselet beaucoup de matière lumineuse jaunâtre, demi-transparente et gélati- neuse. Cet insecte , qui se cache de jour, voltige la nuit et se jette sur la lumière des flambeaux. Sa lumière est si vive qu'on peut lire de nuit, avec huit ou dix de ces taupins, comme avec ÙDe chandelle, ou travailler à sa lueur. Les Indiens en por- tent dans leurs voyages en place de lanternes , et les femmes on ornent leur lête comme d'étoiles brillantes.

On connoît encore deux autres taupins phosphoriques , e/aler phosphureus ^Deaéer^ el eàiler igniius ^ Fabricius , de l'Amérique méridionale et des îles Antilles.

Les lampyris , connus sous le nom de vers luisans , portent

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leur matière phosphorique à rexirémilé postérieure de leur abdomen aux deux ou trois dernier» anneaux; ils peuvent, ainsi que lestaupins, faire rentrer à volonté cette substance lumineuse. Lorsqu'elle brille le plus vivement , elle répand un éclat bleuâtre ou verdâtrc comme i'émeraude ; en s'affoiblis- sant , elle n'offre plus qu'une lueur orangée pâle. Le mouve- jr.ent de ces insectes excite leur lumière. Cette substance lumi- neuse jaunâtre peut être enlevée à l'animal, et elle reste pbos- pborescente tant qu'elle est molle , soit à l'air, soit sous le vide de la machine pneumatique : elle perd cette lumière en se desséchant; mais onpeut la lui rendre en la ramollissant avec de l'eau tiède. L'eau froide éleinl les vers luisans ; mais ils brillent dans de l'eau chaude. Ces insectes vivent long- temps dan? le vide et sous divers gaz non respirables ; toute- fois ils périssent dans le sulfureux, le nitreux et le muriatique. On a cru reconnoître que leur séjour dans le gaz hydrogène rendoil parfois celui-ci détonnant. Au reste, chez les insectes nocturnes, les sexes se rencontrent I un l'autre au moyen de «etle lueur. Les femelles sont les plus brillantes pour attirer les mâles, car elles ne développent pas souvent des ailes; aussi l'on voit de leurs nymphes déjà lumineuses, selon Degéer. Ils sont très-communs dans les pays cliauds, et leur voltigement, semblable à celui des étincelles , parn)i les bos- quets et les fleurs, produil un effet agréable dans les soirées d'été. Carradori et Lirîilenberg ont remarqué que la lueur de- vient plus vive dans ces insectes plongés sous du gaz oxygène. 11 y a beaucoup d'espèces de lampyres lumineuses : les lavi- pyrisnof.tilnca et splcndUlula .s?)n1 nos vers luisans ; ïitallca est il luciole des ïlaliens ; on connoît encore les lampyrisignita , phospïiorea , nitidula ^ lur.ida ^ japonica , pcnsyhimica ^ etc. (iueneau de Montbeillard a fait l'observation qu'après leur accouplemenl, ces insectes perdoienl toute leur phosphores- cence , comme s'ils éleignoient ainsi les flambeaux de leur amour par l'hyménée.

Afzélius a remarqué un autre coléoptère dont l'illumina- tion est fort singulière. Ses deux antennes sont renflées à leur extrémité en petits globes , et ces globes sont deux lanternes phosphorescentes dont, il s'éclaire dans la nuit. Cet insecte, paussiis sphœrucerus^ est décrit dans les JÀiinœan Transar.t. , tom. IV.

Parmi les insectes hémiptères, des fulgores présentent à un degré marquant le piiéuoniène de la phosphorescence. Mlle. Mérian a décrit la giande porte-lanterne, ///.^j^om Jantcr- nmria, L. de Surinam el de l'Amt-riqui" méridionale. Son front est développé en une énorme vésicule arrondie, toute pleine d'une matière lumineuse si vive qu on peut lire de nuit, paç

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son moyen , les caractères les plus fins. Il paroît qut celle lucidité n'a pas lit-u pendant tout le temps de la vie de Tin- secle , mais sans doute à l'époque de ses amours, comme chez les lampyres et les taupins. Plusieurs fulgorcs sont cgale- Tnent lumineuses, les fulgora candelaria elfulgorapyrorliyncliuSy en Asie. Des cigales sont aussi phosphoriques, selon Olivier. Patrik Brown a remarqué pareillement une espèce de papillon nocturne, pyralis minor ^ présentant sous son abdo- men une lueur foible et vacillante, devenant obscure par intervalles. Il est probable que plusieurs phalènes et teignes, dont les mâles viennent si souvent se brûler aux (lambeaux , ne reconnoissent leurs femelles, pendant la nuit , qu'à des lueurs foibles dont nos yeux ne nous avertissent pas; car tous les insectes nocturnes qui viennent se jeter ainsi à la lumière, au lieu de la fuir, montrent bien , comme les lampyres et les taupins qui font de même , qu'ils se cherchent entre eux au moyen de lueurs.

Enfin , en quelques circonstances on a vu des scolopen- dres briller d'un éclat, soit électrique , soit phosphorique , selon Degéer et d'autres observateurs ; telle est la scolopcndta eleclika d'Europe , et la sculopendra phosphorca observée en Asie par Ekeberg- Ces insectes venimeux fuient aussi le grand jour.

On peut donc établir qoe la phosphorescence . chez les insectes , est due à une organisation propre à beaucoup d'es- pèces nocturnes , pour se reconnoître entre eux à l'époque de leurs amours , et que la matière gélatineuse ne jouit de cette lucidité que dans le temps de la grande vigueur de ces ani- maux; car elle s'éteint même avant leur mort , lorsqu'ils ont engendré. Quoique l'analyse chimique n'eu ait point été faite , mais seulement des expériences sur celte lumière en divers gaz par Grotthuss , Carraùoii , Spallauzani , etc. , on ne peut pas conclure que cette lucidité dépende du phos- phore. On rencontre toutefois des phosphates de chaux et de magnésie dans les analyses de plusieurs insectes.

Les vers de terre ou lombrics , en certaines circonstances, et lorsqu'ils sortent pour s'accoupler , ont paru quelquefois phosphorescens (J^. Flaugergues , sur le phosphorîsme des vers de terre. Journal de Phys'iq., iom. i b, /;. 3 n , et J. G. Bruguières, Journal d'îlisi. nai. ^ Iom. 2, p. 267). On ignore la cause de ce phénomène qui néanmoins se retrouve principale- ment dans les amours des animaux,

§ IV. Be la phosphorescence des animaux marins, et du phéno- mène de la mer lumineuse.

Depuis iong-tenip^ les navigateurs avojcr.t vu avec étonne-

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ment et à diverses époques, les flots argentés d'une lumieFc blancliàire , s'ouvrir en longs sillons de feu sous la proue du vaisseau, ou se répandre en gerbes brillantes sous les coups redoublés des rames, pendant les nuits , et principalement dans les mers des climats chauds. Ils jouissoient de cet écla- tant spectacle sans en connoître la cause , et les anciens ai- Tvioient à la rapporter aux dieux Castor et Pollux ; car on fait toujours intervenir la divinité dans les phénomènes qu'on ne peut expliquer autrement.

Parmi les modernes , Robert Boyle imagina que la rota- tion tourbillonnante du globe terrestre produisoil une sorte de friction à la surface des eaux de l'Océan , surtout entre les tropiques , et les rendoit ainsi lumineuses.

L'abbé Nollet pensoit que le fluide électrique produisoit cet effet par l'affriction des particules de l'eau. Un autre physicien , Leroy de Montpellier, y ajoutoit pour cause le choc des molécules du sel marin qui s'y trouve dissous. (JSlém. des sao. étrangers , tom. 3 , p. i4-3.)

Ces hypothèses firent bientôt place à celle qui attribue la lucidité des flots à une matière putrescenle produite par cetle multitude infinie de poissons, de mollus(pies et d'autres corps animaux , qui se décomposent journellement au sein de 1 Océan. Les observations du missionnaire Bourzes , dans son voyage aux Indes, en 170.4, rendoient probable cette opinion. IJn correspondant de Franklin {Experini. unduhser\>.^ p. ^.■jl^. ) établissoit aussi que tous les animaux qui mouroient dans la mer , s'y corrompoient très-vite ; et leurs débris plus ou moins huileux, -transportés, ballottés par l'agitation des vagues , venoient couvrir la surface de la mer d'une matière phosphorescente.

Ce qui ajoutoit du poids à cette explication , c'est la traî- née graisseuse et parfois lumineuse que les bancs de harengs laissent sur leur passage , traînée connue des pécheurs, sous ie nom àe graisslu. Les expériences de J. Canton , d.Tiis les l'ransaclions philosophiques, an 1 769, Zo/n. LiX, /o. 446, parurent en donner la démonstration. Sous une température de 10 à 12 degrés R. (de 54- à 60'^ Fahrenheit), des poissons morts cl ballottés dans de l'eau de mer la rendirent plus ou moins lumineuse. 11 remarqua encore qi''„ les poissons marins produisoient mieux cet effet que ceux d'eau douce , et que la solution de sel marin favorisoitla production de cette matière graisseuse qui venoit nager à la surface de l'eau ; il en con- clut que le phénomène de la mer lumineuse étoit à cetle .«^eule cause. John Pringle confirma, depnis, que les muriales de soude et de chaux hâtent la pulréfHction dans l'eau de la nier, en la rendant plus dissolvante.

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II est certain que la plupart des poissons puiréfiés , des maquereaux, des merlans, des harengs frais, devionncnl plios- phorescens ; et l'analyse chimique a démontré la présence du phosphore en plusieurs de leurs parties , surtout dans leur laite. D'après les belles expériences de MM. Vauqueiin et Fourcroy Ç^ Annal, mus. hist. nai. , tom. io ., p. 169, et Annal, chim. , iom. 6/f , P- 7)> les sels phosphoriques abondent dans toutes leurs humeurs. C'est sans doute à la même présence du phosphore, que les chairs, la pulpe nerveuse ou médul- laire surtout, deviennent si phosphoriques par la décomposi- tion des cadavres, ainsi que nous l'avons vu. Les os de quel- ques brochets le deviennent pareillement.

De plus , certains poissons en vie paroissent quelquefois phospl)Oi\?scens ou lucides, comme Bajon {Mém. pour servir à /Jh'si. (Je Cayenne , tom. 2 , Paris , 1778 ) et Lœfling ont vu d.'S dorades , coryphœna hippurus , L. , émigrant en grandes troupes , refléter une lumière éclatante. Godeheu de Riville a remarqué une pareille phosphorescence dans des troupes ([thomics ., sr.omberpelamy s., \j.^ sur la Méditerranée (il/wt. des sao. élrang. , tom. 3 , p. 26g, sq.).

Mais cet examen conduit à rechercher s'il n'y a point d'au- tres animaux marins qui manifestent naturellement de la phosphorescence ; or, nous en trouverons un grand nombre. Les anciens avoient été frappés de la lumière que répandent les dails ou pholades,/;//o/a5Jar/j/«5,L.,quise nichent dans les rochers qu'ils percent. Pline dit , 1. ix, c. 5i : La nature des dactyles est telle qu'ils brillent dans les ténèbres d'autant plus qu'ils ont plus d'eau -, ils luisent jusque dans la bouche quand on les mange ; ils luisent entre les mains, et les gouttes mêmes qui tombent à terre ou sur les vêtemens, sont bril- lantes. Réaumur a confirmé ces faits merveilleux, Blém. acad. scienc, Paris, 172,3, pag. ig8.

Déjà Thomas Barlholin {De liice animal'ium , Lug. Bat. , 164.7 ■> in-^-" ) ; et Oligerus Jacobaeus ( Acia hrjniens. , iom. V , pag. 283 ) , ayant ouvert à Pise des pou'pes {Sepia oc^ iopus , L. ) , ils offrirent, dans leurs viscères, une lumière assez vive pendant la nuit , pour que la chambre du collège se faisoit cette dissection , parût tout éclairée , et causât quelque inquiétude à ceux qui y entroient. Ce n'étoit point la chair même de ces poulpes qui luisoit , mais les parties intérieures, et avec d'autant plus d'éclat , qu'elles cloient plus corrompues. Les doigts et les mains étoient toutes lu- mineuses de celte humeur phosphorescente quand on y tou- choit. On a vu des coquillages , tels que des ckama , des lepas , des murex ou huccins , devenir également phosphor^s- Gcns par la putréfaction. Adrien Auzout et Mignol de la

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Vo\ e , avOMînt trouvé aussi des vermisseaux lumineux dans <le.s liuîlres ( Mem. acad. se. , avant «69c) , tom. X , pag. ^53 ). Enfin , ce qui a prouvé que l'eau de la mer ne dcvoil pas. tuiiquement sa phosphuresrcnce a des animaux marins putréfiés, mais bien aussi à des animalcules vivans, est la découverte de Joseph \ianeili( IS'uoi'e scoperte intorno le luci nolturne deW acqua marina , Venczia , 174.9 , in-8.0 , fig. ) , et de François- (insellini ( Ohseivations sur la scolopendre marine luisante , Ve- nise, 1760, in-8." ), le premier, professeur de médecine , à (^hioggia; le second, pliysicien , à Venise. Linnœus adopta Jjieniot cette découverte , en rangeant l'animal dans le genre di\s jiéréides, et publiant , en 1762 , sa dissertation ISloctiliira- marina ( Amœnil. acad. , tom. 3 , pag. 202 ). Une foule dob- .servalions cdnfirma ce phénomène con)mun dans les lagunes de Venise ( Fougeroux de Bondaroy , Mém. acad. se. , 1 767 , pog. 120). Forster , qui accompagna le capitaine Cook dans ses voyages autour du globe, de 1772 à 1775, remarqua bien des fois la pho.sphorescence de la mer; il reconnut toujours «[u'cUe dépetidoit d'innombrables animalcules extrêmement pelils, qui sillonnoicnl en toute direction la surface des flots. Il les observa au microscope de Ramsden,etvitde petits tubes brunâtres de matière gélatineuse, globuleuse ; il présuma que c'éloient de très petites méduses qui devenoient phos- phorescentes, surtout quand elles se meltoient en mouve- inenl. C'étoit déjà l'opinion de Ternstrœm , disciple de Linnaeus, voyageant vers la Cliine, en 1746 , et celle d'un correspondant de Franklin(/'////. Trans. , an 1 756). M. Dagelet,. astronome , remarqua , dans la baie d'Antongil , à Alada- gascar, une prodigieuse immensité de ces animalcules, s'é- tendant à plusieurs milles en mer, composant connue des bancs de luuiière , ou recouvrant l'Océan d'un vaste drap de splendeur: ils exhaloient une odeur désagréable de marée. Il en revit auprès du Cap de Bonne-Espérance, par m\ calme parfait; le sillage des canots en faisoit jaillir de ma- gnifiques perles élincelantes , et de larges globules de lu- mière s'étendoient jusque vers les cotes. En 1774 1 ^'^^ mers australes présentèrent ausîi d'autres vers lumineux au même observateur, M. l\igaud a retrouvé une immense quantité de ces productions poiypeuses , dans les mers des Antilles , et rien n'est aujourd'iuii plus démontré.

Il reste néanmoins à déterminer les principales espèces d'animaux pliospborescens qui illuminent ainsi l'Océan : car il en est debcaucoup de sortes, et qui paroissent se tenir principalement eu des régions appropriées selon le degré tleateinpérature ou la diversité des mers. On en observe jus- fj;:e dans la trolde ^-X bnimc-nse lîaliiqne {Juurn. de iV/j-s., f oiu.

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XXIV , page 56 ). Quoique les mers des tropiques pré- sentent pius souvent cet éclalaiU phénomène, dit Dombcy, dans le Journal liephys. , t. XV, pag. 2i3, il paroît presque constamment de mai en juin , vers Bombay , selon le capit. Horsbuig, dans les Tru/is. phi/us. nn tSio , part. 2.

Les côles de la Médiierranr'e présentent , dans ce phéno- mène, presque toujours la ncrcis nociilura^ selon \ ivianl , {de l'huspliuresceiiliâ iiiuris , Gènes , iSo5 ) , et d'autres pe- tites espèces analogues. Spallanzani , qui la vue dans le golfe de Messine et à la côte de Gènes , a remarqué en outre une sorte de méduse convexe , portant à ses bords fran- gés des leniacules nonibrcuses ; elle étoit très - brillante. Déjà Forskaël avoit décrit , sous le nom de médusa nocliluca , une espèce qui se rapproche de la médusa pilais, citée par Gmelin. Macarlney vit, à Margate, des méduses lumineuses ; une espèce de couleur pourpre et de forme hémisphérique , a étg recueillie par cet observateur, en 1804., àlabaiedeHerne, sur les côtes de Kent , et nommée médusa srJnfil/ans {Philos, transaci. , 1810). Sir .Joseph Banks, dans son Voyage avec Cook , recueillit aussi une méduse phosphorescente , qu'il noiruna médusa pellucens. 11 paroît donc qu une multitude de petites méduses lucides concourent au phénomène de la mer lumineuse.

D'autres zoophyies , en outre, exhalent des lueurs mer- veilleuses au sein de l'Océan , et semblent destinés à Tillu- mination de ses abîmes. Le professeur Shaw , dans son voyage à Alger et en Barbarie , décrivit la pennctula phos- pliorea , L. , singulier polypier libre ressemblant à une plume, mais dont les barbes sont de petits polypes vivans , qui tous s'évertuent à ramer de leur mieux , en répandant une lueur ^-datante de phosphore, l^es pennolula gn'seoy orgentea, grandis ^ sont plus ou moins lumineuses aussi.

Mais, outre les méduses et les pennatules, aucun zoophyle marin ne paroît plus éclatant dans le sein des ondes , que les pyrosomes et plusieurs beroës.

hc pyrosoma allaniiruw de Péron , Lesueur etDesmarest, est un système d'animaux réunis en un cylindre creux, com- posé d'iine multitude de petites ascidies, toules. resplendis- santes, dans la nuit, d'un éclat semblable à du fer incandes- cent. On croiroil voir , di{ i-eron , des boulels rougis au feu ou des masses de fer britiantes, se mouvant et tourbillon- nant dans les ondes. Béunis souvent en cohorles innombra- bles, ils forment une large écharpe de phoj;phore étendue sur les flots. Ges animaux s'embrasent surtout en se ir.ouvant; leur lumière s'éteint parla mort, en passant par les nuances du rouge, de l'auiore , de i'ora'Jj^é , du veraàlre e! d'uu bleu

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«i'azur vif ot pur. Dans le repos absolu , la nuance du pyro- somc est d'un jaune opalin. Sa phosphorescence se manifeste dans des intervalles isochrones, par le mouvement alternatif de ranimai, lorsqu'il se contracte ; puis il se dilate , comme s'il prenoit sa respiration. La phosphorescence augmente par la contraction de l'aninial, et lorsqu'on l'irrite; mais à sa mort, toute phosphorescence disparoîl comme chez les autres espèces lumineuses (Péron, Vuyag.aux lierres austr. ^ tom. i , pag. 4-88, et yhinal. du Muséum^ tom. iv,). On trouve d'autres beaux pyrosomes dans la Méditerranée , selon Lesueur.

Le professeur d'histoire naturelle Mitchill a trouvé sur les côtes d'Amérique le heroë ful^em^ espèce également phospho- rescente. De même l'abbé Dicquemarre a vu des méduses et autres animaux phosphorescens sur les côtes de nos mers (Journal de Phys. , tom. \1, pag. 3 19) , et Spallanzani sur cel- les d'Italie ( Memorùi sopra la méduse fosfondie ^ dans les Me- ifior. délia sor. liai. , tomo VII, p. 271 ), Tout se réunit dc«ic pour prouver que la principale cause de la phosphorescence t\Q% mers reconnoit les animaux vivans de Tordre deszoophy- tes , ou des annélides et de divers mollusques , plutôt que la putréfaction des poissons.

(Jn a remarqué pareillement des crustacés phosphores- cens; mais il nous semble qu'ils ont cette propriété,'moins à leur propre nature, qu'aux méduses ou d'autres espèces lu- mineuses qu'ils mangent. Ainsi Jos, Banks observa, dans son voyage avec Cook, des crabes lumineux qu'il signale sous le nom de cancer fulgens , entre Madère et Rio-.Taneiro ; ils ré- pandoient des flammes très-vives ( Philos. Trnnsart.^ 1810 ,• j)art. 2 ). Dès 1754 , (iodeheu de Riville avoil trouvé sur les côtes de Malabar un monocle (appartenant au genre lynceus de Millier) qui s'agltant dans l'eaii l'illuniinoit d une flamme Lieue ; il se loge aussi dans des coquillages. En l'ouvrant , fcs viscères ûrent voir un réservoir de matière lumineuse , d'une couleur d'azur, avec des globules que l'observateur crut Chvii des œufs. D'après ces faits, de Riville pense qu'une sorte d'huile lumineuse, comme celle de ce crustacé,est la cause de la phosphorescence des mers ( Mém. sacans élrang. tom. 3 ) ; hypothèse qjie rien n'a démontrée.

Le cancer pulex , L. , a été vu plus d'une fois phosphores- cent par Hablitzl (dans les Mélanges du Nord , iVo/J/.sv/ifi heytrœge Ae Pallas, tom. IV. p. 3f)6), ainsi qu'un limule « limulus uoclilucus^ Millier f^PJiiios. Trans. 1810 , part. 2) et les crevettes de l'ivière {Squilla pulex, Degéer, selon Thiilis et Rernard , Jouni. de physif/. tom. 28 , p. 67 ) ; mais celte luci- dité nous semble produite , comme celle du ver de terre, soit par l'état d'orgasine de ces animaux à l'époque de leur gêné-

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ration, qui paroît développer du phosphore dans leurs œufs , soit par des nourritures animales patrescenles, comme celles que recherchent tous les crustacés.

Nous aurions bien d'autres remarques à faire sur les appa- rences diverses que prennent les eaux de la mer et celles des rivières ou des tleuvcs. Par exemple, on sait que le prétendu changement des eaux en sang. Tune des plaies d'Egypte , se renouvelle fréquemment dans plusieurs de nos mares , lors- qu'il s'y propage d'innouihrahles quantités de puces d'eau d'un rouge de sang, dupJinia pu/ex., Millier; ces crustacés bran- chiopodes se multipliant prodigieusement à la manière des pucerons, sans accouplement.

Des mers de lait, des mers d,: poussière, ou avec ces ap- parences , ont été remarquées par divers navigateurs sur les côtes occidentales de l'Inde , et aux environs de la Nouvelle- Guinée, des terres des Papous : toutes ces apparences sont dues souvent au frai d'une innombrable quantité de mollus- ques dont les œufs ou les embryons flottent , en certaines sai- sons, à la surface des ondes, et couvrent des espaces de plu- sieurs lieues carrées.

Ainsi les phénomènes de l'Océan ne sont pas moins élon- nans, ni moins magnifiques que ceux de la terre: des spec- tacles pyriques se manifestent au sein même des abîmes, au milieu des jeux et des amours de tant d'êlres créés avec pro- fusion parla puissance divine. Voyez le Discours préliminaire et l'article Créatures. (vire\).

PHOSPHOKKUPFERERZ de Werner. V. Cuivre

PHOSPHATÉ. (lN.)

PHOSPHORMANGAN de Karsten , Werner, etc. V. Manganèse PHOSPHATÉ, (ln.)

PHOSPHORSPATH {spath phosphorescent). On donne ce nom à la chaux fl un fée en Allemagne. Stiitz et Estner l'ap- pliquent à Vopaiile OuChAUX PHOSPHATÉE CRISTALLISÉE, (LN.")

PliOSPHORlT. Werner et Karsten donnent spéciale- ment ce nom à la Chaux phosphatée terreuse (ln.)

PHOSPORKALKdeSTUz. V. Chaux phosphatée.

(ln.)

PHOTEL. Plante du Catay, citée parThevet, que, selon lui, quelques personnes nomment^^uie/- ûfe /'/zaraon. C. Bau- hin la rapproche du bananier, (ln.")

PHOTOPHYGES ou LuciFUGES.Nom donné par M. Duméril à une famille d'insectes, de l'ordre des coléoptères , section des hétéromères, ayant pour caractères : élytres du- res, soudées, sans ailes. Elle comprend les ténébrions de Lin- n:eus , qui composent notre tribu des piméliaires et celle des blapsides, famille des mélasomes. V. ces mots, (l.)

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PHOXÎCHILE, Phoxlchilus, Lair. Genre d'arachnidea trifchéenncs , de la i'auiIUe des pyciiogonides.

D'après les caractères que j'avois assignés à ce genre , i! différoll des pyciiugonous , en ce qu'il offre des mandibules , et des nymphous , en ce que ces organes sont terminés par un seul doigt , et que les palpes manquent, comme dans le pre- mier genre. Mais ayant examiné depuis, avec plus d'atten- tion , les mandibules de l'espèce d'après laquelle j'avois établi celle nouvelle coupe générique, j'ai reconnu qu'elles fmissoient en pince didaciyle, de même que celles ^es mm~ phons^ et que le doigt inférieur, recouvert par des ordures qui iTi'avoient empêché d'abord de l'apercevoir , étoit seule- ment plus petit (|ue le supérieur, ou celui qui est mobile. Mais les phoxîiJiiies sont néanmoins très-distingués des nym- phons par l'absence des palpes. Ils s'en éloignent aussi sous d'autres considérations: i.** Le tube ou le siphon, formant le suçoir et dont l'ouverture représente un trèlle , comme à celle de la même partie des autres animaux de celte famille, est ventru au milieu, un peu rétréci ensuite, et se termine par un évasement arrondi et garni de poils ; chacun de ses côtés et le milieu de son dos offrent deux lignes iinprimées , longitudinales , et qui , se réunissant par leurs extrémités, des- einent une sorte d'ellipse. En considérant ces lignes comme les sutures de pièces réunies, ce tube seroit composé de six val- vules ou lames soudées ensemble, et qui représenteroient les parties principales de la bouche des insectes. Le siphon des Tiymphons ne montre à sa surface aucune division. 2.*^ Dans ce dernier genre, le premier article du corps se rétrécit un peu en avant de l'insertion des deux pattes aniérieures, et des deux pattes ovifères, puis se prolonge et se dilate insensible- ment en manière de cou ou de pédicule obconique , dont l'ex- trémité antérieure sert de support aux mandibules. Ce sup- port est formé par la réunion de l'article radical de chacune de ces mandibules : ces deux articles intimement unis et dilatés inférieurement, embrassent Textrémité antérieure du pédicule , en façon de collier. Le tubercule portant les quatre yeux, est situé à iexlrémilé postérieure et dorsale du premier segment en arrière du pédicule; mais dans les phoxi- chiles , le premier segment du corps est court et trans- versal , de sorte que les deux pattes antérieures et les pattes ovifères sont insérées près de l'origine du siphon. A l'exlré- niité postérieure et dorsale de celle partie, sont adossés et réunis longltudinalement les deux articles radicaux des man- dibules ; le tubercule portant les yeux , est situé entre cet article commun et le suivant; les mandibules, abstraction faite du support dont je viens de parler , semblent prendre

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ïîaîssance de la fease anlérieure du tubercule oculifcro. 3,*^ On voit de chaque côté de la base du si[)hon , au-dev:uit de l'inserlion des pâlies ovll'ères , un pelil arlicle en forme de tubercule arrondi. 4-*^ Les pâlies, moins allongées propor- lionnellement que celles des nymphons , ont un arlicK; de moins que celles-ci , c'est-à-dire huit, (les prolongcm'.nis latéraux et saillans des segniens des corps compris ), au lieu de neuf, celui qui , dans les nymphons , forme l'avant-der- ïiier ou lehuitième, étant ici presque insensible; la même arSi- culalion est déjà fort courte dans les pycnogonons et les ammo- ihées. Les pattes ovifères desphoxichiies ressemblent, par leur forme et leurs proportions, à celles des ammoihées itt des iiym- plions ; eWes sont composées de dix articles, ainsi que dansée dernier genre; les mandibules sont fdiformes et se terminent un peu au-delà du bout du siphon ; mais le doigt supérieur est courbé vers le côté interne de ces organes. L'espèce qai m'a fourni ces détails et que je nommerai Phalangioïdje , pahlangiuïdes ^ se trouve dans les mers de TAuslralasie. Sort corps est entièrement d'un brun obscur, et long de cinq lignes. Les pattes sont environ tiois fols plus longues , un peu velues, avec les deux premiers articles, ainsi que le cjn- quième et le sixième , terminés par quelques angles saillans, en forme de tubercules coniques ; on eu voit trois à l'eîctré- mité supérieure du cinquième.

Le nymphon femoratum des Nouveaux Actes de la société d'Histoire naturelle de Copenhague (1799, tom. 5, part, i , tab. 5 , fig, I 3 ) , et le Phalaiigium spinosum de Moatagu , ( Act. Suc. Linn. , tom, 9 , tab. 5 , fig, 7 ) , paroissent ap- partenir au genre des phoxichiles, (l.)

PHOXINUS. Nom spécifique latin de I'Able, Cyprinus phoxînus , Linn. (desm.)

PHRAGMITES. Cinquième espèce de Roseau {^Caîa- mos)., décrite par Dioscoride. C. Bauhin l'a rapportée à notru roseau à balais , arundo phragmites. V. Roseau, (ln,)

PHRAGMOSA. Chez les Grecs, c'éloit lun des noms de leur CoNYZA, V. ce mot, (ln.)

PHRIGANITES. V. Friganites. (v.)

PHROCALIDA, Nom que les habitans de l'île de Lem- nos donnent à la Dentelaire (P/i/iKiûg^o europœa , L. ) , selon P. Bellon, (LN.)

PHRONIME, Phronima, Latr. , Lam, , Riss.; Cancer, Forsk. , Herbst, Genre de crustacés, de l'ordre des amphi- podes , ayant pour caractères : corps très-mou, long, étroit ; tête très-grande , presque en forme de cœur , verticale ; deux antennes sétacées , très-courtes, et ç.oaiposcejs d'un petit

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nombre d'articles ; les quatre pieds-mâchoires extérieurs en forme de peiils bras, comprimes , terminés en pointe, den- tés en dessous ; les deux premiers plus petits , annexés à la tête ; dix pâlies allongées, dont celles de la Iroisième paire plus grandes, terminées en une pince didactyle, et précédées de deux articles arrondis ; les deux derniers articles des autres pattes formant une sorte de crochet fort long et arqué ; six sacs vésiculeux, disposés, trois par trois, sur deux rangs longi- tudinaux , entre les dernières pattes ; queue ayant en dessous six pattes natatoires, disposées, trois par trois, sur deux sé- ries longitudinales , et terminée par six slyiets allongés , four- chus ail bout.

Nous devons à Forskaël la connoissance du singulier crus- tacé qui m'a seivi à établir ce genre. Herbst , dans son ou- vrage sur les crosiacés , n'a fait que copier ce qu'il en avoit dit. Le même animal a été ensuite décrit et figuré, avec plus de détails, dans les Nouveaux Actes de la Société d'histoire naturelle de Copenhague ( 1802, tom. 4? t^ib. i , fig. 1-6 ). J'en ai donné une autre figure , dans le premier volume de mon Gênera cniisaceorum et insecl. ( lab. 2 , fig. 2 ). Enfin , l'ouvrage de M. Risso sur les crustacés de Nice , nous offre la figure, dessinée par M. Lesueur, d'une autre espèce de phronime ; l'une et l'autre nont encore été observées que dans la Méditerranée. Aucun de ces livres , cependant , ne nous présente une description complète de ces crustacés. Les bornes de cet ouvrage m'interdisant l'exposition de ces dé- tails , je me bornerai à dire que les phronimes , sous le rap- port des organes de la manducalion , sont très-voisines des crustacés qui forment nos genres crevclle cl talitre.

Les phronimes sont de petits crustacés , qui ont pour do- micile l'intérieur du corps de divers radiaires mollasses. « Semblables, dit M. Risso, aux argonautes q\. aux cari/iaires , ces crustacés viennent, pendant le calme des eaux, dans la belle saison , voyager dans ces nacelles vivantes , sans se donner le soin de nager. Néanmoins , lorsqu'ils veulent se plonger, ils rentrent au gîte, et se laissent tomber par le seul effet de leur pesanteur. Ces animaux qui se nourrissent d'ani- malcules, ne se montrent à la surface des eaux qu'à la fin du printemps , et restent dans les profondeurs un peu vaseuses pendant tout le reste de l'année. Leur manière de se propa- ger nous est encore inconnue ; mais il est certain que les fe- melles ne portent pas leurs œufs sur un de leurs côtés , comme Icspagiires, quoiqu'elles aient, comme ceux-ci, l'habitude de se loger dans les dépouilles des corps vivans. »

Les deux espèces de phronimes connues, sont : la PuRO- KIME SÉDETNTAïaE , phronima sedenîaiia , el la PuROISIME SEis-

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TINELLE, phronima cusios. La première est celle que Forskaël a décrite dans sa Faune de l'Arabie , sous le nom de cancer sedentarius ( Voy. plus haut la citation des autres figures); la ecGonde a été ainsi nommée par M. Risso {Hht. nat. des trust de Nice., pag. 121 , pi. 2 , % 3 ). Elle habile , selon lui ,' AAm riïilérieur des équoréés'el des géronies , genres dérivés de celui d*s tnédush de LinhoeusSon corps est irès-blaac. Celui de la première est , d'apfès le même auteur, un peu plus grand, nacré et ponctué de t^ouge. Elle vit dans les ùeroës et ks pyr-osomes. Ce naturaliste aùroit pu établir ces différences spécifiques sûr dès caractèrçs plus constans et plus rigoureux ceux (lire ItliaUfoit fournis la comparaison des diverses parties du GO-r(>S de ces animaux, (l.)

PHRYGANE , Phryganea. Nom d'un genre d'insectes de 1 ordre dés NévroPtèrus , et que Degéer et Olivier écrivent de la manière qu'il se prononce , Frigane. Nous les avons talvis en cela ; il eiât cependant été préférable, à Timitation d€ Geoffroy , de ne pas substituer la lettre / au ç des Grecs' Nous représenl<)ns , dans les planches de la lettre P PHRYGAÎ^Eî'GItpE, Phryganea pilosa, Fab.,pl. 20, fJ - tlle est entièrement roussâtre , avec la tête et le corselet pailus. Celle espèce est commune aux environs de Paris Tl >

PHRYGANELLE , Phryganella. Genre de plantes établi par btackhouse , Néréide britannique, aux dépens des Varecs d^e Linnaeas. Ses caractères sont : frondes filiformes très ra meuses ; rameaux sëtacés , souvent imbriqués : fructitica- Ijons terminales rassemblées en grappes.

Ce genre rentre dans la cinquième section <^e celui auquel Lamouroux a conservé le nom de Varec. li renferme six es- pèces , dont font partie les Varecs discors , a feuilles d'au-

RONE , ÉRICOÏDE, etc. (li.)

PHRYGIÈ , Phiygia. Genre de plantes établi aux dé- pens des Centaurées. Il renferme une vingtaine d'espèces Ses caractères distinctifs sont : écailles du calice ciliées Les Centaurées, PHRYGIE, pectjnée, uniflore, noire et des PRES, en font partie, (b.)

PHRYGIUS LAPIS , Pline. La pierre de Phrygie , qu'il ne faut pas confondre avec la pierre de Lydie , se trouVoit dans la Phrygie en grandes masses , et avoit l'apparence de la ponce : après lui avoir fait subir une certaine prépara- tion , on s en servoit pour teindre les étolïes. li est également question de celte pierre dans Dioscoride, qui l'ir^dique en

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PHRYMA , Phryma. Piant^ à racines traçantes; à liges

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droites arllculëcs ; à feuilles opposées, ovales, en cœur, obti^ tusément et inégalement dentées, légèrement velues, les in- férieures pctiolées ; à fleurs rougeâtres, disposées en grappes axillaires et terminales , qui forme un genre dans la didyna- mie angiospermie , et dans la famille des personnées.

Ce genre a pour caractères : un calice monophylle , cy- lindrique , bossu en dessus à sa base, strié et bilabié ; la lè- vre supérieure plus longue, formée de trois dents conniventes, et l'inférieure obtuse et bifide; une corolle monopétale bila- l)iée , à lèvre supérieure courte, presque ovale , émarginée , droite ; Tinférieure plus grande , ouverte , trifide ; la division du milieu saillante ; quatre étamines , dont deux plus cour- tes ; un ovaire supérieur oblong, surmonté d'un style fili- forme à stigmate obtus ; une semence oblongue , cylindrique ,' renfermée dans le calice qui se réfléchit après la fécondation du germe.

Le Phryma a long épi croît dans l'Amérique septen- trionale , aux lieux ombragés, exposés au nord, et la terre est légère. J'ai remarqué, en Caroline, qu'il s'élève à un ou deux pieds de haut . et ne porte ordinairement que cinq paires de feuilles placées au milieu de la tige. Les épis sont uniques sur les pieds foibles, et ternes sur ceux qui sont les plus vi- goureux. Cette plante est fort élégante dans son port. Foyez pi. G. /fi , n." 4 » elle est figurée.

Lorsque le phryma est en vie , sa tige est renflée au-dessus du point de jonction de ses feuilles , et elle est susceptible de se plier presque à angle droit à chacun de ces renflentiens , sans qu'il en arrive aucun mal. Il semble que la plante a, en ces endroits, des genoux qui lui permettent ce mouvement en tous sens. Elle ne se i-elève pas sur-le-champ d'elle-même ; mais une heure après il ne paroît pas qu'elle ait été touchée. Ces renflemens deviennent plus petits que la tige par suite de la dessiccation ; ce qui prouve qu'ils n'étoient formés que par un excédant de matière mucilagineuse déposée dans des vaisseaux de la partie qu'ils occupent. Coupés sur le frais goit en long, soit en large, ils ne présentent pas une organisa- lion différente du reste de la tige. J'ai regretté que les cir- constances ne m'aient pas permis d'éclalrcir ce phénomène , dont l'examen approfondi peut donner des résultats impor- lans pour la physiologie végétale. (B.)

PHRYMA. Plante mentionnée par Pline, et rapportée au feru/a par Adanson. Linnseus s'est servi de ce nom pour désigner un genre de labiées qu' Adanson appelle , avec Mit- chol, hptostachya. Le phryma de Forskaël est une espèce d.e Verveine, (ln.)

PHRYNE, Phrynusy OYiv.^ Latr., Lam.; Pkalan^ium ^

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iiinn. , Pall. ; Tarenîula^ Brown., Fab. Genre d'arachnides pulmonaires , famille des pédipalpes.

Les phrynes ont , comme les aranéldes , le corselet ou le tronc formé d'un seul segment; l'abdomen pédicule -, des man- dibules terminées par une griffe mobile , et les organes de la respiration ou les sacs pulmonaires situés à la base du ventre. Ces sacs sont au nombre de quatre , deux de chaque côté, et recouverts par les deux premiers anneaux. Le nombre des, yeux est de huit , ainsi que dans le plus grand nombre des animaux de la famille précédenle. Ils sont disposés en trois groupes , à rexlrémilé antérieure du corselet ; Il y en a deux au milieu , situés sur un tubercule , et trois de chaque côté , rapprochés en manière de triangle. Mais les phrynes diffèrent beaucoOp sous d'autres rapports des aranéides : leur abdomen e5t annelé et dépourvu de filière; leurs pleds-palpes sont très-^grands , en forme de serres terminées par une griffe très- forte , et ne portent jamais aucun organe sexuel. Les tarses des deux pieds antérieurs sont fort longs , composés d'un grand nombre d'articles , sans crochets au bout, et en forme d'antennes ; enfin , la lèvre slernale est longue , linéaire, et .sous la figure d'un dard qui s'avance entre les mâchoires, for- mées , comme dans les aranéides ^ par le premier article des hanches des pleds-palpes. A Textrémllé supérieure de cet iirtlcle , est Inséré le suivant, de même que dans les mygales.

IaCS phrynes ont le corps ovale et déprimé ; le corseleC large^ , presque lunule , et l'abdomen sans appendice , en forme de queue ; caractères qui distinguent ces animaux des ihélyphones , avec lesquels Fabriclus les a confondus sous le nom générique de iareniula. Leurs pattes sont , d'ailleurs , proporilonnellement plus longues, et s'élendent latéralement, ainsi que celles des atanéides laiérigrades , ou des araignées-cra^ les de la plupart des entomologistes ; les deux premières sont beaucoup plus longues et plus menues; celles de la se- conde et de la troisième paire sont presque égales ; les deux postérieures sont plus courtes; les six dernières pattes ont les cuisses grandes, allongées , presque coniques; les jambes cylindriques; les tarses figurés de même, et composés de quatre articles, dont le premier beaucoup plus long , et dont le dernier terminé par deux crochets égaux et simples. Les mandibules s'avancent parallèlement au-devant du corselet. Les deux pieds-palpes sont fort grands , souvent très-épineux , particulièrement vers leur extrémité , arqués , avec les se- cond et troisième articles beaucoup plus longs que les autres tantôt cylindriques, tantôt dilatés , au côté Interne.

Ce genre est, pour Fabriclus, celui de tarentule. Nous n'avons pas adopté cette dénomination , pour deux motifs ;

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le premier, est que Olivier avoit indiqué, depuis long-lemps^ ce genre, sous le nom de phryne ; le second, est que le mot de tarentule suppose que la fameuse araignée de ce nom a été l'objet spécialfde ce genre; ce qui est faux. ^

Brown avoit , il est vrai , nommé, longtemps avant Fa- Lricius, l'espèce de ce genre la plus connue , tarenlula. Lin- i!a:'us en a fait des phalangium.

Nous ne savons rien des habitudes de ces arachnides ; j'ai simplement appris de Maugé , qui a rapporté quelques indi- vidus de la ph. réniforme de son voyage aux Antilles avec le capitaine Baudin , que les nègres rcdoutoient beaucoup cet aniiivah

On peut voir dans Pallas, Spicil. zoolog.yfasdc. g , et dans Herbst , les descriptions et les figures des espèces connues. Les d-i'ux principales sont le phryne réniforme^ dont les palpes sont hérissés de piquans dans toute leur longueur; et le phryne lunule , qui a ces organes très-longs et simplement épineux à leur extrémité. Celte dernière espèce se trouve aux Inde& orientales, et paroît être le vrai phalangium réniforme de Lin- nœus. (L.)

PHKYNECmsa/O-Voy. Satyre, (l.)

PHRYNE, Fhiynium. Genre de plantes, quia pour caràt- tères : ua calice de trois folioles ; trois pétales égaux, atta- chés à un tube filiforme , divisé en quatre parties à son som" met ; une élamine ; un ovaire surmonté d'un seul style; une capsule à trois loges contenant chacune une noix.

Ce genre ne coiriprend <{u'uné espèce, qui vient l'Inde , elle croît dans les lieux humides et ombragés , et qui avoit été placée parmi les PontÉDÈRES , sous le nom de pontederia oi'uta; on voit sa figure, pi. 3 du ii^. vol. de la Soc. de Calcutta.

Loureiro, qui a mentionné cette plante àa^ns su Flore de la Cochinmine , sous le nom de Phyllodes , rapporte que ses feuilles sont pourvues d'une acidité agréable, qu'on les mange cifllcs , et qu'on fait de la limonade avec leur jus.

Le PnavNE dichotome constitue aujourd'hui le genre CLIN(i<iV^E. (b.)

PïrlKYNlON. Ce nom se donnoit, chez les (irecs, à leur IVeuras ou PoTERlUM. On l'appliquoit aussi an par onychia. y. ces mois. La plante qui constitue le ^enre phijnium de ^ViUtitMiow , est (îfecrite au mot Phryne. (ln)

PHKYNOLOCOS. Nom grec de la Bondrée. (v.)

PHTANrrE. Nom donné, par M. Hauy,au Jaspescuis- TEL'x ou Kieselchjefer dc Werner. (ln.) - Pi: THIUIDE , Phlhiridium. Nom générique donnée, par Jean-Erédéric Hermann, aux insectes de notre genre Nyc- îÉttiiiiE. V. ce mot. (L.)

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PHTHIRIE , Phthîria , Meig. , Lalr. ; Volucella , Fab. Genre d'insectes, de l'ordre des diptères, famille des tanys- tomes , tribu des bombyliers , très-voisin de celui des bom- billes, et dont il ne diffère qu'en ce que les deux premiers ar- ticles des antennes sont courts et égaux, et que le dernier est en fuseau. Le corps des phthiries est simplement pubescent , tandis que celui des èomè/7/M est très-velu. Ce genre ne com- prend que trois à quatre espèces , qui sont toutes d'Europe et très-petites. On les trouve dans les lieux secs , sur les fleurs , et plus particulièrement sur celles ànliseron des champs. Les volucelles pygmœa et minuta de Fabricius sont des pbthiries.

PHTHIRION, et PHTHIROCTONUM. Noms que les ancien* Grecs donnoient au Staphysagria. V. Staphys.

PHTHISIS. L'un des noms grecs des Pivoines. V. Pœo-

NIA. (LN.)

PHTHORA. Synonyme de thora. Espèce de Renon- cule, (b.)

PHTIROPHAGES, Mangeurs de poux. Nom donné aux iSègres , aux Hottentots , à divers singes et aux animaux qui mangent ces insectes, (l.)

PHU. Ce nom a été donné aux Valérianes , parce que l'une d'elles est le Phu de Dioscoride. Voy. Phu , à 1 article valeriana. (LN.)

PHUCAGROSTE , Phucagroslis. Plante à tige cylindri- que , articulée , flexneuse , presque ligneuse , à rameaux courts sortant des articulations , à feuilles engainantes , et insérées au sommet des rameaux, qui croît dans la Méditer- ranée, et qui , selon Caulini , forme un genre dans la dioccie monandrie.

Les caractères de ce genre consistent, dans les pieds mâ- les : en une étamine à anthère à quatre cornes cachée à l'aisselle des feuilles; dans les pieds femelles , en deux ovai- res à un style à stigmate bifide , cachés également à l'ais- selle des feuilles.

Le fruit est composé de deux semences, (b.)

PHU-DUON(t. Nom donné, en Gochinchine , à la Ket- MIE CHANGEANTE {hiblscus mutabUis ^ L. ) , cultivée dans les jardins de l'Asie à cause de la beauté de ses Heurs , qui se succèdent avec rapidité, (ln.)

PHU-YEN. r. Sa-nhon. (LN.)

PHULMAN. Les Ostiaques répandus sur les bords du Kaasius , appellent ainsi le Pika. V. ce mot. (s.)

PHUSICARPE, Phusicarpos. Poiret a donné ce nom à l^PoiRÉTiE de Smith , depuis appelée HovÉE. (-b)

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PHYCIS, Pliycis. Genre élabUpar Artédy, et conserve par Bloch, pour placer la Blet^nie Phycis. V. ce mot.

Delaroche , dans son Mémoire sur les poissons des îles Baléares, inséré dans les Annales du Muséum, a prouvé qu'il y avoitdcux espèces coHfonducs sous ce nom. Il a ap^ pelé Tautre le Phycis MÉniTERRANÉEN. (r..)

PHYCIS, Phycis. Genre d'insectes , de l'ordre dos lépi- doptères , famille des nocturnes , établi par Fabricius , et au- •quel il donne pour caractères : antennes sétacées , quatre pal- pes inégaux ; les intérieurs plus courts , courbés -, les posté- rieurs allongés , avec le dernier article cylindrique. Il se com- pose de deux espèces; la première porte le nom de la subs- tance végétale dont elle se nourrit dans son premier état , celle du bolet , holeti : celle espèce ne m'a point paru diffé- rer essentiellement des lépidoptères qui composent mon genre des teignes proprement dites. La seconde espèce est api- pellée spissicurne ., parce que les deux premiers articles de ses antennes sont épais. Je ne connois point celle-ci ; mais je soupçonne qu'elle appartient à mon genre rramiw5, ou à celui d^alucUe. (l.)

PHYCITIS ou PHUCITIS. Pierre qui, selon Pline , devoit son nom à sa ressemblance avec l'algue marine , plante dite phycos oa phucos par les Grecs. Elle est incon- nue, (ln.)

PHYCOS. Ce nom étoit synonyme de Conyza , chez les (jrers. (ln.)

PHYLA, PhyluVl^nte de la Cocbinchine , annuelle , rampante, à feuilles opposées et à pédoncules latéraux soli- taires , qui forme , dans la tétrandrie monogynie , et dans la famille des lysimachies , un genre fort voisin des Protees et des Ali.iones.

Il offre pour caractères : un calice commun imbriqué de plusieurs folioles Qvales , et contenant un grand nombre de fleurs, toutes composées d'un calice propre, diphylle, d'une corolle monopélale à quatre divisions inégales , de quatre étamines, et d'un ovaire supérieure style court et à sliguiate épais; une semence nue, attachée à un réceptacle commun , filiforme, (b.)

PRYLACON ou PSYLCUOM. Noms que les anciens E'gypticns donnoient au dcrnatis des Grecs, (ln.)

phylaria. r. FiLMitA. (D.)

PHYLICA. V. Philyca et Phvleque. (ln.) PHYLÏDRE, Phylidrum.. Plante herbacée , très-simple , spongieuse , droite , cylindrique , lanugineuse , dont les feuilles sont subulées , épaisses , droites , lanugineuses , et les fleur»

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disposées en longues grappes terminales , accompagnées de spathes courtes , aiguës et hérissées.

Celle plante forme , dans la monandrie monogynie , un genre qui a pour caraclères : une spathe florale monophylle ; point de calice ; quatre pélales jaunes , dont les deux exté- rieurs sont plus grands et ovales; une seule étamine à anthère géminée ; un ovaire supérieur surmonté d'un seul style.

Le fruit est une capsule oblongue , obscurément trigone , laineuse, triloculaire , trivalve , à valves divisées dans leur milieu par une cloison. Les semences sont nombreuses, très- petites et tuberculeuses.

Le phylidre croît dans les lieux humides et marécageux de la Cochinchine. 11 estvivace , et s'élève à environ deux pieds. Loureiro l'a mentionné sous le nom de Garcîaise (s.)

PHYLIQUE, Phylica. Genre de plantes de la pentandrie monogynie , et de la famille des rhamnoïdes , qui offre pour caractères: des fleurs agrégées ou ramassées en têle, et com- posées d'un calice turbiné à cinq divisions ; une corolle de cinq pétales squammiformes , connivens intérieurement , très-petils ; cinq étamines ; un ovaire inférieur surmonlé d'un style simple , à stigmate obtus ; une capsule , quelque- fois presque bacciforme , recouverte par le calice , ovale , globuleuse, formée de trois coques convexes d'un côté , an- guleuses de l'autre, s'ouvrant intérieurement avec élasticité, et contenant une seule semence, munie à sa base d'un ombilic charnu.

Ce genre renferme des plantes frutescentes , à feuilles al- ternes ou verticillées, ordinairement dépourvues de stipules; à fleurs presque toujours terminales , et munies d'un invo- lucre. On en compte une trentaine d'espèces, toutes propres au Cap de Bonne-Espérance , et dont plusieurs se cultivent dans les jardins des curieux ; les plus connues sont:

LaPHYLiQUE ÉRicoïDE , qui a les feuilles linéaires, presque verticillées; les rameaux florifères , courts; les têtes blanches et cotonneuses. C'est un arbrisseau d'un à deux pieds de haut, qui conserve ses feuilles et ses fleurs pendant l'hiver, et dont l'ensemble est fort élégant. On le cultive sous le nom de hruyère du Cap , parce qu'il a beaucoup de l'aspect des plan- tes de ce nom, par ses feuilles. Il craint le froid, et demande l'orangerie; mais comme pendant l'hiver on jouit le plus ex- clusivement des agrémens qu'il possède , c'est dans les ap- partemens, sur les cheminées, qu'il passe ordinairement la mauvaise saison. On le multiplie très-facilement de marcot- tes. Ses fleurs sont blanches , et légèrement odorantes.

La Phylique a feuilles de buis a les feuilles ovales «blon^ues , lomenleuses e-n dessous , et les fleurs disposées.

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«n lôtc , rpais peu serrées les unes contre les autres. Cctta espèce se cultive comme la précédente , mais elle est moins commune.

La PiiYLiQUE PLUMEUSE a les feuilles subulées , lancéolées, blanches en dessous ; les supérieures velues , et les têtes plu- meuses, terminales. C'est un arbrisseau de trois pieds , san$ doute le plus beau du genre , mais dont on a inutilement es- sayé la cullure en Europe, (b.)

PHYLIRA. Théophraste et Pline donnent ce nom au Tilleul. 11 ne faut pas confondre cette plante avec \cplilllyrea de Dioscoride , qui est un autre arbre. V. TlLiA et PuiLLY-

B^A. (LN.)

PHYLLACÊHE , PJiylkicera. Genre de plantes établi pour placer le Choton panaché , qui offre quelques diffé- rences dans les parties de la fructification. îl ne paroît pas avoir éJé adopté par les botanistes, (b.)

PIIYLLACHNE, PhyUadme. Petite plante à tiges très- rapprochées, à feuilles ovales , sessiles , imbriquées, et à fleurs terminales, qui forme un genre dans la monoécie monandrie.

Cegenreapour caractèrcs:un calicedivisé en trois parties, une corolle infundibuliforme divisée en cinq parties ; une seule étamine à long filament , à anthère très-grosse et di- dyme , semblant être formée de la réunion de cinq anthères ; un ovaire supérieur , surmonté d'un long style à stigmate tétragone; une capsule à plusieurs semences.

hc pl/yl/arhiie a été découvert par Forster, dans les marais du détroit de Magellan. 11 s'élève à un ou deux pouces, forme des touffes très denses , ressemblant complètement à celles de quelques espèces de mousses , entre autres à la nmie des Juntaines. Lamarck observe qu'il a, en apparence, beaucoup de rapports avec le Mniar , mais qu'il s'en dislingue bien. Swariz le regardecomme appartenant augenre Forstere.(b.)

PHYLLACTIS , Phylladis. Genre de plantes, établi aux dépens de quelques Valérianes, peu connues, de la Flore du Pérou, il offre pour caractères différentiels: des fleurs réu- nies dans un involucre monophjlle; un calice à bord à peine visible ; une corolle à trois divisions ; une semence, (b.)

PHYLLADE, Roche primitive d'apparence homogène, à texture feuilletée , tendre , fusible au chalumeau en une scorie plus ou moins colorée. Sa poussière est grise. M. d'Au- buisiion , en établissant cette espèce de roche, admet qu'elle £st essentiellement composée de paillettes indiscernables de mica, et y ramène les ardoises ou schistes primitifs. Leyoftj- lade e&l quelquefois homogène : c'est alors une ardoise ; mais le plus souvent il est porphyrilique et passe aux gneiss. Yoicî

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comme M. Brongnîart caractérise celle roche et les vafiétég qu'il en indique.

Phyllâde , Brong. ; tJiqnschiefer mélangé des minéralo- gistes allemands. Roche à base de schiste argileux, ren- fermant , disséminés, du mica, du quarz , du feldspath , de l'amphibole , de la mâcle , etc. , ensemble ou séparément. Structure feuilletée.

1. P. GLANDULEUX. Des crislaux plus ou moins bien for- més, disséminés assez également et enveloppés dans un phyl- lâde ordinairement micacé. A. porphyrdide ; aux environs d'Angers , de Deville et Laifour, département des Ardennes. B. qiiarzeuh , des bords de la Mayenne, à Angers. C. mâr clifère. ( Voy. le gisement à l'article MAcle. )'

2. P. MICACÉ. Du mica étendu plps ou moins abondam- ment dans un phyllâde , sans autre substance minérale acces- sojre , disséminé, non tachant, ne blancUssant point par le feu. A. pailleté ; mica en paillettes distinctes abondantes; la plupart des schistes de la grauwacke. Planitz , en Saxe; Combe de Gilliarde , en Oisans. B. satiné; mica en cail- lettes à peine distinctes , éclat soyeux. Schnéeberg, en Saxe; Tourmalet, dans les Pyrénées. C. terne; aspect terne, mica disséminé en paillettes assez rares ; la pierre à faux de Viel-Salm , dans le département de l'Ourthe.

3. P. CARBURÉ. iTn peu micacé , noir, tachant, quelque- fois calcarifère. Bagnère de Luchon , Hémersdorf , en Saxe ; Hofnungstolle, au Hartz, et quelques schistes marneux-bitu- mineux de Thuringe.

D'après les localités citées, on voit que le phylade n'ap- partient pas seulement au^ terrains primitifs , mais aussi à ceux de transition.

Cette roche existe dans les formations primitives en bancS ou couches très -considérables , subordonnés au mica- schite et au gneiss. On trouve des minerais dans son sein. Dans les terrains de transition , il accompagne les grauwackes , la houille et le calcaire compacte. V. Sf.HjSTE, Ardoi$e j Ro- ches et Terrains, (ln.)

PHYLLAMPHOJ\E , Pliyllamphora. Nom donné par Loureiro au genre Népemthe. (p.)

PHYLLANTES, Plante citée par Théophraste , et qui nous est inconnue. (l:s.)

PHYLLANTHE , Phyllanlhus. <ienre de plantes de la monoécie triandrie, et de la famille des tithyraaloïdes , qui offre pour caractères : un calice campanule , divisé en six par- ties colorées ; trois étamines rapprochées à leur base dans les fleurs mâles ; un ovaire supérieur entouré à sa base de douze glandes , et surmonté de trois styles à stigmates bi'

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fides dans les fleurs femelles ; une capsule mince , orbicu-: ' iaire , creusée de six sillons , formée de trois coques à une Ou deux semences , dont l'embryon est linéaire et presque en spirale.

Ce genre, fort voisin desXYLOPHYLES, des Kirganelles et des CoNAMis , renferme dés arbres ou des plantes herba- cées , à feuilles alternes , souvent ailées , et à fleurs tantôt solitaires , tantôt rapprochées en bouquets dans ks ais- selles des feuilles ou des folioles. On en compte une cin- quantaine d'espèces , venant des parties les plus chaudes |de l'Inde ou de l'Amérique , mais en général encore impar- lîfaitement connues. Les plus remarquables sont :

Le Phyllanthe nirurï, qui a les feuilles pinnées , les fleurs pédonculées , et la tige herbacée , droite. 11 est an- nuel, et se trouve dans l'Inde.

Le Phyllanthe urinaire, qui a les feuilles pinnées, les fleurs sessiles , et la tige herbacée, couchée. Il est vivace, et se trouve dans l'Inde.

Ces deux plantes ont les plus grands rapports, et sont célè- bres dans l'Inde à raison de leur vertu fébrifuge et diuré- tique ; leur décoction pousse les urines dans toutes les ma- ladies où on a lieu de craindre leur stagnation , mieux que la plupart des remèdes dont on a fait uaage dans ce cas , ainsi que dans les suppressions des règles , les dyssenteries , la CO" lique et les convulsions des enfans.

Le Phyllanthe du Brésil. Arbrisseau à feuilles presquç rondes , pétiolées, et à fleurs axillaires, fasciculées. Il sert de type au genre Conami d'Aublet. On l'appelle buis à eni- vrer , dans son pays natal, parce qu'on s'y sert de ses feuilles pilées pour enivrer le poisson. F. pi. M 3o il esi figuré.

Le Phyllanthe a grandes feuilles a les feuilles ovales , obtuses , très-entières , et la tige arborescente. Il vient de l'Amérique, et se cultive au jardin du Muséum de Paris.

Le Phyllanthe CONAMI , qui aies feuilles pétiolées , pres- que rondes , et les fleurs en faisceaux. C'est un grand arbre de Cayenne , dont Aublet a fait un genre.

Le Phyllanthe emblic a les feuilles pinnées, le fruit bac- ciforme. C'est un grand arbre de l'Inde, dont la racine est très- employée tant en médecine que pour tanneries cuirs et faire la teinture noire. Ses fruits se confisent et se mangent pour exciter l'appélit ; ils sont connus, dans le commerce, sous le nom de myrobolans emblics. Ils sont aigres et un peu austères , et purgent doucement. Gsertner a fait un genre de cet arbre, sous le nom d'EMBLic. V. ce mot.

Le genre Nymphante deLourciroa été établi aux dépens, ^e celui-ci. Cb.)

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■PHYLLAURE , Phyllaura, Arbrisseau à feuillas éparses , jpétiolëes , lancéolées , entières , glabres , luisantes , d'un vert gai, avec de'longucs taches dorées, transveisés, irrégulières, à fleurs p'etites , portées sur des grappes terminales , lequel forme un genre dans la monoécie polyandrie.

Ce genre offre pour caractères , dans les fleurs mâles : un calice à cinq folioles ovales, concaves; poiat de,porolle ; en- viron trente étamines courtes: dans les fleurs femelles, un calice persistant, divisé en cinq parties obtuses , point de corolle , un ovaire supérieur Irigone , surmonté de trois styles à stigmates simples.

Le phyllaure se trouve dans les forêts de la Chine et de la Cochinchine. Llnnpens lavoit placé parmi les Crotons , sous le nom de croton variegalum ; mais il s'en dislingue évidem- ment. Ses feuilles sont, sans contredit, les plus brillantes de toutes celles qui sont connues; aussi servent- elles d'emblème dans les noces des habitans des pays il croît. On les mange cuites , après avoir rejeté la première eau , qui est acre. Ses racines passent pour préserver des poisons, (b.)

PHYLLEPHAS , PHYLLEPHARES et PHILO- PHARES. Noms grecs des marrulHum , selon Apuleius. (ls.)

PHYLLÉPIDÉ, Phyllepidium. Plante à feuilles alternes, amplexicaules , et à fleurs en épi , qui croît dans l'Amérique septentrionale, et que Rafmesque regarde comme devant seule former un genre dans la pentandrie digynie , et dans la famille des amaranthes.

Les caractères de ce genre sont : calice double, l'extérieur à cinq divisions aiguës ; l'intérieur à cinij divisions allongées, échancrées ; capsule indéhiscente et monosperme, (b.) '

PHYLLIDIE, Phyllidia. Genre de vers mollusques nus, établi par Cuvier. 11 a pour caractères : un corps ovale oblong, rampant, convexe en dessus, et couvert d'un écus- son ou manteau coriace, variqueux , tuberculeux, qui le dé- borde partout; des branchies disposées en feuillets membra- neux, placés à la file les uns des autres , autour du corps , sous le rebord du manteau,

Ce genre, aux dépens duquel le même professeur a établi depuis celui qu'il appelle Diph^llide, contient trois espè- ces , décrites et figurées dans les Annales du Muséum. El- les ont beaucoup de rapport d'organisation interne avec les Patellks et les Oscabrions. La bouche est à la partie inférieure f antérieurement accompagnée de quatre ten- tacules rélractiles; l'anus est sur le côté, ainsi que l'ouver- ture des organes de la génération. Ces trois espèces se trou- vent dans les mers de l'Inde , elles adhèrent sans doute aux rochers , et d'où elles ont été rapportées par P^ron. -(b,)

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P"YLLIDOCÈ, Phyllidoce. Genre établi par Savigny et aSopté par Lamarck , dans la famille des Néréides. Ses ca- ractères sont : Irompe grosse, claviforme, ayant à son orifice une rangée de petits tentacules ; point de mâchoires ; an- tenne impaire nulle ; les mitoyennes et les extérieures courtes, subarliculées ; huit paires de cirrhes lentaculaires allongés , tubulés , inégaux ; les autres cirrhes comprijnés , veineux , foTîiformes, non rétractiles.

Ce qcnre est formé sur une seule espèce, la Phyllidoce XAMELLEU.SE , qui vit dans la mer de Nice. (B.)

PHYLLÎE , PhylUum, Illig. , Lalr. ; Manih , Linn., Fab. ; P.hasme^ Lam., Licbt. Genre d insectes, de Tordre des or- tbopières , famille des coureurs , tribu des spectres , ayant pour caraclèrcs : tous les pieds simplement ambulatoires et à tarses de cinq ariicles ; élytres et ailes , lorsqu'elles exis- tent, couchées horizontalement sur le corps ; corps foliacé , allongé , déprimé , beaucoup plus étroit en devant , très- élargi postérieurement , avec la tête découverte , les deux premiers segmens du tronc presque de la même longueur ,. et formant par leur réunion le corselet proprement dit ; l'abdomen très-grand, ovale ou elliptique , très-aplati , mem- braneux et comme vide ; cuisses larges , foliacées et recotv vranl les jambes et les tarses, lorsque l'animal replie ces parties.

M. de Lamarck avoil nommé ce genre phasme , sans savoir qu'Illiger l'avoit indiqué sons la dénomination de phyllium , que nous devons recevoir à raison de sa priorité.

Les pliyîlies avoient été placées avec les mantes, mais elles s'en éloignent beaucoup par leurs formes; d'abord, comme les espèces de la division des spectres, elles ont la lèvre infé- rieure à divisions inégales, remarque que nous devons k M. Cuvier ; les antennes insérées plus près de la boucV.e que du milieu de la tête; la tête avancée, allongée el arrondie pOsiérièuremenl, et dont les petits yeux lisses sont souvent peu distincts; le premier segment du corselet court ou guère plus long que le second ; enfin, les pattes antérieures simples, n'ayant ni les hanches très-grandes, ni les jautbcs très-ép,^ neuses et terminées par un onglet , ou n'étant pas ravisseuses, raptoricc. Sous ces rapports, \es phyllles sont donc très diffé- rentes des mantes. Elles sont maintenant très-distinctes des phasmes , qui sont aussi âes spectres, par leurs palpes très- comprimés, el ce qui est plus apparent, par J,eur forme oblonguc, large, très-aplatie; leur corselet très -court, dont les segmens sont presque triangulaires, et dont le premier est un peu plus grand que le second; le»irs élytres imitant des feuilles; lear abdomen large, membraneux, ovale, îrès-plal ;

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et par leurs paltes courtes, dont les cuîsses ont leurs côtés dilatés, comprimés, en manière de membrane ou de lobe fqliacé , et sous lequel la jambe et le tarse se retirent. L'anus n'offre point d'appendices.

Peu d'insectes ont une forme aussi extraordinaire que les phyUies; mais nos yeu.\ se peuvent en jouir que dans les grandes collections, car les phyllies n'habitent que les parties orien- tales des Grandes Indes. Placées sur Un oranger, sur un laurier, l'homme, le plus accoutumé àobserver ne les dis- tinguera pas au premier regard. On y est d'autant mieux trompe , que leur couleur est verte ou jaunâtre , que leurs élytres ont vraiment toute la ressemblanc» d'une feuille, par leur figure et la disposition des nervures , et que leurs pattes se replient, sous le corps.

Des observations recueillies par M. Gattoire , durant son séjour à 1 Isle-de-France , sur l'espèce la plus connue de ce genre , me donnent lieu de rectifier une erreur que j'avois commise à ce sujet dans mes ouvrages antérieurs , et notam- ment dans la première édition de celui-ci. J'avois , contre l'opinion de Stoll, mieux informé que moi , regardé le mâle comme formant une espèce, particulière (longicorne). Com- paré , en effet, avec l'individu de l'autre sexe, il présente de» contrastes si frappans, qv'il est nécessaire, pour éviter la méprise j'étois tombé, d avoir vu ces insectes dans le moment de leurs amours. Le mâle a les antennes longues grêles , sétacées et composées d'un grand nombre d'articles' presque cylmdriqaes ; celles de la femelle sont plus courtci que la tête, coniques, grenues et de neuf articles. Cet in- dividu n a point d'ailes, et ses élytres recouvrent presque tout le dessus de l abdomen. Ces derniers organes, beaucoup plus petits dahs le mâle, et sous la forme d'écaillés, se terminent a pçu de distance de l'origine de l'abdomen; celte partie da corps est pr^esque figurée en manière de spatule : elle est re. çouVèHe , le long du milieu du dos, par deux ailes nlissees et qiii vont jusque près de l'anus; les côtés snnt a au L^ corps est proportionnellement plus étroit que celui de la temelle; mais ce caractère est commua k beaucoup d'in- sectes du même sexe. ^

aMan^'^^X- ''"* •^'V°"^.'«^^^^ P^-- <I»eiq'ies auteurs/...//^ Manies. Ainsi que les autres spe.lres , el.'es se nourrissent de végétaux. Quelques habitansdes îles Séch.iles les élèven" sm par simple curiosité , soit pour les vendre .ux amateurs d^hisioire naturelle , ou à ceux qui en font le ro.muerce

On peut voiV, planche G, ^a. 4, une trè.-bonne figure lithographiee de la femelle de la Puyllie feuille -sèche sicc^oàa. L animal y est représenté de grandeur naturelle ej

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sous la dénomination spécifique de hréoworne^ que je lui avoîs donnée dans mon Gênera criist. et insect. Donovan en a aussi donné une bonne figure dans son Histoire d'^s insectes l'Inde , Fuse. 8 , iab. 3. Les antennes sont fausses dans les deux figures de ce même insecte qu'a publiées Rœsel , Insect. tom. 2 , lociisL ind. , tab. 17. Dans l'une d'elles (n.° 5), l'in-* secte est représente parlaitement aptère. Voyez , pour le mâle, Sloll,sur les man/esel les spectres, pi. 7, fig. 24-26, (l.)

PHYLLINÉ, FJiyl/ute.. Genre établi par Ocken aux dé- pens des Sangsues, et appelé Entobdelle par Blainville: Ses carachhes sont : corps aplati, court, presque ovale^ gélatineux, Jermiijé postérieurement par un disque contrac- tile , grand el armé de crochets. 11 sjc. rapproche du PoLYS-J TOME de Larociie et des Pl*^naikes. La Sangsue hyppo- GLOSSE de Muller, qui se fixe sur le Pleuronecte flessan, et vit probablement à ses dépens , lui sert de type. On n'est pas bien certain qu'il appartienne à la classe desannelidcs, dans laquelle Lamarck l'a rangé, (b.) ■"

PIIYLLIREA. F. FiLARiA. (s.) f

PH.YLLIROE, Phylliroe. Genre des mollusques ptéro- podes, établi par Péron , Annales du Muséum, vol. i5, il est figuré pi. 2 , x\." 112, 3. Ses caractères sont :' deux ten- tacules; une trompe rétractile; deux yeux ; une seule na- geoire à l'extrémité de la queue ; les branchies 'eïifor«ie de Qordons granuleux et inlérieurs ; le corps trè^-coràprinié et p,resque lamelleux.

, La seule espèce de ce genre a quelques rapports de con- sistance et de mœurs avec les Pneumodermes. (b.)

PHYLLIS. L'un des noms de la viercuriale chez, les Grecs. Il paroît aussi qu'il désignoit un arbre; car les mythologues disent que Phyllis , fille de Lycurgue, roi de T^race , de désespoir de l'absence de Démophoon , se pendit à un arbre qui se dessécha, et dont l'espèce se perdit. Les traducteurs des anciens ont écrit que cet arbre étolt Vamandier y et qu'il fut nommé Phyllis ; en ce cas ori a eu tort de dire que l'es- pèce s'éloit perdue, FhylUs signifié petite feuille^ engrec. Linn.Teus Ta donné comme nom générique au charmant arbrisseau décrit ci- après, remarquable par son port sim- ple et la beauté de son feuillage C'est le phyllis nolla^YÀïin.y et le nuhula d'Adanson. (ln.)

PHYLLIS , FhylUs. Arbuste de deux pieds de haut , à feuilles très-glabres, luisantes, lancéolées, entières, dispo- sées trois par trois en verticille , et accompagnées de stipule» dentées, à Heurs disposées en corymbes terminaux et axil^> laires, dont l'ensenjble forme une panicnle serrée.

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Cet arbaste constitue, dans lapentandrle dlgynieetdansla Familte des rublacées, un genre qui a pour caractères : un calice à deux divisions; une corolle divisée en cinq parties; un ovaire inférieur, oblong, surmonté de deux styles, doni !e stigmate est hispide; deux semences oblongues, planes d'un côté et convexes de l'autre.

La phyllis croît naturellement aux Canaries, et présente dans son ensemble un aspect agréable. On la cultive dans quelques jardins , sous les noms de simpla nohla , à' oreille de Ûèi»^ et de bellefeuille. (b.)

PHYLLOCARPOS, Phyllocarpos. Genre de Lichen, qui rentre dans celui appelé Béombyce par Achard. (b.)

PHYLLOCHOIS. Ce nom a été donné par Reuaulme

à la BUGLE PYRAMIDALE. (tN.)

PHYLLODES, Phyllodes. Nom donné, par Loureiro , au genre appelé Phrynie par Wildenow. (b.)

PHYLLODION , Phyllodium. Genre établi par Desvaux aux dépens des Sainfoi>!S , dont il diffère par deux bractées et un fruit à articles presque réguliers et lisses. Le Sainfoin ÉLÉGANT lui sert de type. (B.)

PHYLLODOCE, Phylhdoce. Genre établi par Salîsburj pour la Bruyère bleue de Willdenow, qui est I'Andro- MÈDE figurée par Pallas dans sa Flore de Russie, tab. 72.

PHYLLOLITHES. Gerhard donne ce nom , qui signifie Pierre feuilletée ou ramellouse, à la chaux carbonatée à structure cristallisée et en masse. Le spath d'Islande est son phylloUthès rhomheus ^ et la pierre calcaire grenue {^marbre saccharode) son phyllolithes marmoreus. (ln.)

PliYLLOME, Phylloma. Genre de plantes établi par Curtis, pour placer I'Aloès a feuilles bordées de pourpre de Lamarck, le Dragonier marginé d'Alton, originaire de l'île de Bourbon, que nous cultivons dans nos jardins, et qui est figuré pi. i585 du Botantcal Magazine.

Ses caractères sont : point de calice ; corolle de six pétales réunis en tube et un peu en recouvrement; éianiines hypo- gines ; style sétacé, astigmate simple; baie coriace, à trois sillons , à trois loges renfermant chacune deux rangs de se- mences oblongues et anguleuses, (b.)

^MYIA^O^ , Phyllum. Théophraste et DIoscoride don- nent ce nom à une plante , dont ils distinguent deux sortes : Varrhenogonorij qui faisoit engendrer des mâles, et le theligo- non , qui faisoit engendrer des femelles. Dioscoride appelle iheligonum ïarrlienogonon de Théophraste , et le iheligorion de celui-ci, oirlienogonon. Il déclare que ce qu'il en dit est extrait

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de l'ouvrage clu Lolahîslo grec Cratevas; celui-ci n'avoitpas puisé sans doule dans Théophrasle.«cLe phyllon, aussi nommé èleophyllon, croît dans les lieux pierreux. Il y en a de deux sortes : l'une femelle, naissant dans les endroits pierreux, de mêriie que la mousse, nonmiée iheligunum, a les feuilles vertes comme celles de l'olivier, la lige courte et fine, la (leur blan- che , et la graine semblable à celle de pavot ; l'autre mâle, qui se nomme arrhenogouon^ ressemble à la femelle, excepté en ses graines, qui forment des grappes pareilles à celles A^i fleurs de l'olivier, lorsque les fruits commencent à se mon- trer. » Dioscoride rapporte ensuite la propriété de ces deux phyl/on. On est surpris qu'en transcrivant cette description, il n'ait pas reconnu celle qu'il donne lui-même de ses linozosU's cru hermubûtane ( mercurialîs des Latins) , dont il parle comme de plantes à lui connues.

Les phyllon, mâle et femelle, sont soumis aux mêmes observations que nous avons faites à l'article mercurialîs. Les ..commentateurs rapportent \es phyllons de Théophraste , de J)îoscoride, etc., au mercurialîs iomentosa, Linn. , dont le pied mâle auroit éléle phyllon arrlunogonon , dit aussi arrhe- nogonum testiculatum , mas , marificum , mari parum ; et le .pied femelle, phyllon theligonum ^fœmina^ spicatum .,fœminiji- cum et fœmîniparum. Cordas rapporte ces deux phyllons au mercurialîs annua \ on a cité encore des saxifrages et des dra- ves. V. Mercurialîs.

Le nom de phyllon fut aussi donné au leucacantha. (ln.)

PHYLLOPES , Phyllopa, Latr. Famille de crustacés de l'ordre des branchiopodes, et qui comprend tous ceux de cet ordre, ou des entomostracés de Millier, dont les pattes, au nombre au moins de vingt-deux, sont uniquement natatoires, branchiales et composées d'articles en forme de lames, ou foliacées.

Je partage cette famille en deux tribus ; les aspidiphores ou iMDrte- boucliers, et les céphalés. Dans la première : la tête est confondue avec le tronc; le corps est recouvert, en majeure partie , d'un test clypéiforme , détaché postérieurement et portant les yeux; ces yeux sont de deux sortes et tous sessiles; le nombre des pattes est de cent à cent vingt.

Cette tribu se compose du genre Apus.

Dans la seconde : le corps est nu ou sans test proprement dit ; la tête est distincte et porte deux yeux pédicules et mo- biles ; les pattes ne sont qh'au nombre de vingt-deux. Ici se placent les genres branchipe^ eulimène et artémisie. (l.)

PHYLLOPODES, Fhylipoda, famille de crusta<;és de l'ordre des branchiopodes. F. Phyllopes. (l.)

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PHYLLORKIS , Phyllorkis. Genre établi par Aubert du Petit-ïhouars , dans la famille des orchls , mais qui paroît fort peu différer des Dendrobiotss de Swartz. (b.)

PHYLLOSOME, Phyllosoma. ]>!. Léach , dans sa notice des animaux recueillis par John Cranch , naturaliste de l'expédition anglaise , ayant pour objet de découvrir la source de la rivière de Zaïre , désigne ainsi un nouveau genre de crustacés de l'ordre des stomapodes , et dont il mentionne quatre espèces. Un Journal allemand sur l'Histoire Natu- relle ^ intitulé : Der Naturforscher ( le Naturaliste ) , nous en avoit fait connoitre une depuis long-temps. On a donné à une squille de la Méditerranée , genre de la même famille que le précédent , le nom de manie , parce que ce crustacé a , quant à la forme de ses serres, des rapports avec les orthop- tères , qui ont reçu celte dernière dénomination. Il semble que la nature ait voulu , à l'égard des phyllosomes , étendre ce parallèle , et reproduire le type de forme qu'elle a adop- tée pour d'autres orthoptères , rangés avec les manies par Linnœus , et qui composent aujourd'hui le genre phyllie.

Le corps des phyllosomes, ainsi que l'indique l'étymolo- gie {feuille-corps ) , n'a pas plus d'épaisseur qu'une feuille de papier à écrire, et se présente sous l'aspect d'une membrane très-mince, demi-diaphane; imitant, par ses découpures, une feuille divisée longitudinalement, au-delà d'un pétiole court et dentelé sur ses bords, en deux lobes inégaux et comme des- séchés, ou d'un brun jaunâtre. Le lobe terminal, beaucoup plus grand que le premier , forme la tête ; ses appendices constituent les yeux et les antennes. L'autre lobe compose le tronc , et de son contour un peu anguleux, partent des filets qui sont les pattes ; la queue de l'animal ou ses derniers an- neaux représentent le pétiole de la feuille. Parmi les ani- maux, enfin , il n'en est guère qui nous offrent une figure aussi bizarre.

La tête, presque deux fois plus longue que le tronc, mais un peu plus étroite, a , dans le plus grand nombre, la coupe d'une ellipse ou d'un ovale parfait; à son extrémité antérieure sont situés les yeux et les quatre antennes. Les yeux occupent le milieu et sont portés sur un pédicule long, grêle , et divisé en deux articles ; le premier est beaucoup plus long et cy- lindrique ; le dernier est un peu plus gros , et forme un bou- ton obconique , terminé par l'œil proprement dit. Les anten- nes sont placées deniveau,surunelignetransverse, filiformes et ne m'ont paru composées que de dnq articles, dont le qua- trième le plus long , aux antennes extérieures particulière- ment. Les mitoyennesouintérieurt;ssonttoujoursplus courtes

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que les pédicules oculaires , et divisées , depuis rexlréniilé supérieure du troisième article, en deux filets, dont l'interne un peu plus court et composé , à ce qu'il m'a paru , de deux articulations. La longueur des antennes latérales varie selon les espèces : elles sont tantôt beaucoup plus longues que les pédicules oculaires, tantôt plus courtes et peu différentes, sous ce rapport, des antennes mitoyennes; ni les unes ni les autres n'ont d'écalUes ni d'appendice à leur base. La bouche est située entre le milieu de la tête et celui de son extrémité postérieure , vers les deux tiers de la longueur de la ligne médiane ; elle n'offre , au premier coup d'œil, qu'un petit groupe de tubercules ou mamelons disposés en rosette ; mais en les étudiant avec une forte loupe , on voit que ces parties sont les analogues de celles de la bouche des squîlles. La trans- parence du corps des phyllosomes permet de distinguer le ca- nal alimentaire, qui se dilate immédiatement au-dessous de la bouche, en manière de carré , un peu plus large que long ; il se rétrécit ensuite et se prolonge en une ligne droite , et se rétrécit de nouveau vers le milieu du tronc. Cette der- nière partie du corps a la forme d'un ovale transversal , an- guleux dans son pourtoi-ir , et terminé postérieurement par une ligne droite îransverse , ou comnie tronqué ; les pattes naissent des angles , et sont grêles et filiformes. On en voit six de chaque côté, dont les cinq premières longues , et dont les deux dernières beaucoup plus petites et toujours simples. Ici ,la longueur des autres pattes extérieures diminue progres- sivement , en allant de devant en arrière -, , celles des se- conde et quatrième paires sont les plus longues ; les six à dix antérieures ont , à Texlrémlté de leur troisième article , un appendice sétacé , cilié , articulé , et qui répond à la pièce des pieds-mâchoires , nommée par Fabriclus , palpus flagel- Uforniis, palpe en forme de fouet. Dans le phyllosoine claoi- corne ^ les dix premières pattes extérieures sont pourvues de cet appendice ; mais il naît de leur côté antérieur aux huit dernières , et du côlé opposé aux deux antérieures. Dans la 6gure que M. Léach a donnée de cette espèce, les deux p. emières pattes ont seules des appendices ; mais d'après l'é- tude que j'ai faite de cet animal, dont il a eu la complaisance de me donner quelques individus , j'ai reconnu que les autres pattes avoienl perdu ces appendices, et j'ai facilement distingué les points de leurs insertions. Les deux premières pattes extérieures de cette espèce sont les plus longues de toutes , et leur huitième et dernier article m'a paru se termi- ner par deux petits onglets allongés et articulés; les autres pattes sont plus grêles, plus pointues . et presque selareeb à leur extrénsilé.

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Le milieu du bord antérieur du tronc offre quatre autres pattes , mais beaucoup plus petites , et dont les deux plus in- térieures, placées près des angles inférieurs de la partie anté- rieure et dilatée du canal alimentaire ou de Testomac , ne se distinguent qu'avec peine. Autant que j'ai pu en juger, cel- les-ci ont une forme conique , et se composent de trois ar- ticles , dont les deux premiers ont chacun, à leur extrémité extérieure, un très-petit appendice ; les deux autres se divi- sent, à l'extrémité du second article , en deux lanières séta- cées. On observe aussi au bout de leur premier article , et du côté extérieur , un appendice très petit , et en forme de pointe conique ; le même article en offre un semblable aux deux pattes extérieures qui viennent immédiatement après. Ces quatre pattes internes répondent aux quatre derniers pieds-mâchoires des crustacés décapodes, et le nom- bre total des pieds des phyllosomes est ainsi de seize. L'ex- trémité postérieure de cette lame ovale et clypéiforme qui forme la tête, se prolonge en arrière jusque sur le milieu du dos du tronc ; mais, quoique ces deux pièces soient très-dis- tinctes en dessus, la tête cependant, vue en dessous, forme avec la poitrine un corps contint!, ou n'en est point dis- tinguée par une articulation. La queue est un peu plus courte que le tronc , et en forme de triangle étroit, allongé et très- obtus au bout ; elle est composée de cinq anneaux et d'une nageoire terminale qui consiste en cinq lames ou feuillets, dont deux de chaque côté , et portées sur un article com- mun et radical , et dont Tauta'e au milieu ; celle-ci a la fi- gure d'un triangle arrondi à son extrémité ; les autres sont presque ovales. Chaque anneau précédent a en dessous une paire de fausses pattes ou de pieds en nageoire , formés cha- cun de trois petites lames , dont l'une sert de support aux deux autres. Je n'ai point aperçu d'autres organes. Les natu- ralistes qui auront occasion d'observer ces animaux dans leur état de vie, pourront en faire aisément l'anatomie, la trans- parence de leur corps permettant de distinguer toutes les parties intérieures.

Les habitudes des phyllosomes nous sont inconnues. Sur cinq espèces dont ce genre est composé , quatre sont africai- nes ; la cinquième et dernière se trouve aux Indes Orien- tales , et forme une division particulière.

L Lame clypéiforme formée par la tête omle et entière. A. Antennes extérieures plus longues que les pédicules oculaires.

Pbyllosome CLAYICORNE , Phyllosoma daoicorne , Léaçh. ,

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j4. Gêner. Notiç. of the anim. , tak by John Cranch , append. , n.o 4. Longueur des antennes extérieures triple de celle des pédicules oculaires ; la première paire des pattes exté- rieures la plus longue de toutes.

Phyllosome commun , Phyllosoma commune ^ Léach, ibîd. Longueur des antennes extérieures double environ de celle des pédicules oculaires ; la seconde paire des pattes ex- térieures et la quatrième les plus longues de toutes.

Nota. Dans ces deux espèces, et particulièrement dans la première , rextrémité des antennes extérieures paroît être un peu élargie.

B. Les quatre anlennes plus courlrs que les pe'dlcules oculaires.

Phyllosome larges cornes, Phyllosomalaticome , Léach., ihid. Anlennes extérieures un peu plus longues et plus larges que les intermédiaires, avec le premier article dilaté exté- rieurement, et le dernier plus grand que le précédent, ellip- tique; les intermédiaires sétacés.

Le Cancer cassideus , ' représenté dans le Naturforscher , cah. \'] 1 pi- 5 , a de grands rapports avec cette espèce , sur- tout par les antennes.

Phyllosome brévicorne , Phyllosoma hreoîcorne , Léach, , ibid. Antennes extérieures un peu plus courtes que les inter- médiaires, pas plus grosses et point dilatées extérieurement à leur base ; les unes et les autres sétacées.

IL Lame clypéiforme , formée par la tête plus carrée quooale , arrondie aux angles du bord antérieur , dont le milieu est éçhancré.

Phyllosome front éçhancré , Pyllosoma cunifrons. Cette espèce a été envoyée avec d'autres crustacés, de la Côte de Coromandel , au Muséum d'Histoire Naturelle , par M- Leschcnault.

A la Côte de Coromandel. V. Stomapode. (l.)

PHYLLOSTAPHYLLON. L'un des noms du Câprier, chf/. les anciens Grecs, (ln.)

PHYLLOSTOME, Phyllostoma, Cuv., Geoffr., Lacép. ; lUig , Fesperlilio , \Àuu. QiG.n\'Q de mammifères carnassiers de ia famille des chéiroptères ou chauve-souris.

Ce genre, nombreux en espèces, est très-bien caractérisé : il y a quatre dents incisives à chaque mâchoire , quelquefois

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serrées entre les canines, les late'rales étant très-petiles, elles intermédiaires un peu plus larges et taillées en biseau; deux ca- nines souvent très-grosses à leur base, se touchant Tune l'autre par leur collet; tantôt quatre , tantôt cinq molaires de chaque côté de la mâchoire supérieure , et cinq ou six à la mâchoire inférieure. Dans une seule espèce (qui forme le genre glos- sophage de M. (Geoffroy- Saint-Hilaire ); on en compte seu- lement trois à chaque rang, ces dénis sonfgénéralement conformées comme celles des quadrupèdes insectivores , c'est-à-dire, à couronne garnie de pointes, et se rappro- chent, dans quelques espèces, de celles des carnassiers ordi- naires; le nez supporte deux crêtes nasales , l'une en feuille verticale et l'autre en fer-à-cheval, moins compliquées que dans les rhinolophes ; les oreilles sont assez grandes , nues, avec un oreillon dénié, intérieur, naissant du bord du trou auriculaire, et un autre lobe peu développé ; les yeux sont petits et latéraux ; la langue est fort allongée , très-plate en dessus et arrondie en dessous, pouvant sortir presque en entier de la bouche, à surface légèrement et irrégulièrement chagrinée, et ayant à son extrémité un organe de succion, con- sistant en une cavité dont le centre est rempli par un point en relief, et dont le pourtour est dessiné par huit verrues d'une saillie moindre que celle du centre ; quelquefois aussi cette langue présente un sillon dont les bords sont garnis de papilles ou de soies ; les ailes sont très-longues, et leur doigt du milieu a une phalange de plus , parce que la phalange onguéale , qui manque aux doigts des chauve-souris, se re- trouve ici, et est terminée par un cartilage ; les quatrième et cinquième doigts, qui n'ont point cette phalange onguéale, sont également munis d'un cartilage ; la membrane des ailes se rend aux extrémités postérieures de côté et sans dépasser le tarse; la membrane interfémorale est variable dans ses formes, et la queue dans sa longueur : cette dernière manque même tout-à-fait dans quelques espèces.

Tous les phyllostoracs dont la patrie est connue, appar- tiennent à l'Amérique méridionale. Plusieurs d'entre chix ont été l'objet de l'attention des voyageurs qui ont parcouru cette partie du monde. Leurs habitudes les ont fait surtout remarquer, et leur ont valu le nom de vampyres. Ces chau- ve-souris , en effet, ne se contentent pas de manger des in- sectes ; mais encore elles sucent , au moyen de leur langue, le sang des animaux ou de l'homme endormi, en appliquant cette langue sur la peau et y faisant une petite blessure ovale ou circulaire, si légère que la peau n'est pas même per- cée, mais suffisante pour ouvrir les petits vaisseaux cutanés.

A terre , ces chauve-souris , au rapport de d'Azara

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courent presque aussi vite que des rats , se jettent sur les crêtes et les barbes des volailles qui sont endormies , etteur causent la mort, parce que la gangrène ne tarde point à s'y mettre. Elles mordent aussi les chevaux , les ânes et les bêtes à corne , d'ordinaire aux fesses , aux épaules et au cou, parce quelles trouvent, dans ces parties, la facilité de s'attacher à la crinière et à la queue ; mais ce n'est guère que la nuit ou lorsqu'elles éprouvent disette d'autres alimens, qu'elles se jettent sur ces animaux.

La Condamine rapporte dans son Voyage de la rivière des Amazones, que tout le gros bétail que les missionnaires avoient introduit à Borja et dans divers autres lieux , a été détruit par des chauve - souris , qui ne peuvent appartenir qu'au seul genre àes phyllostomes.

On a cependant exagéré le mal que font ces animaux, en regardant les blessures qu'ils font comme extrêmement dangereuses pour les hommes ; on ajoutoit encore que, pour mieux endormir ceux dont ils vouloient sucer le sang, ils les rafraîchissoient avec le vent qu'ils produisoient par le batte- ment de leurs ailes. D'Azara réduit toutes ces assertions à leur juste valeur.

Les auteurs qui ont fait connoîlre ces chauve-souris, sont : Pison , Sloane , Séba , Buffon , et surtout M. le professeur (Geoffroy Saint-Hilaire. Ce dernier a publié dans le tome XV des Annales du Muséum , une monographie complète de ce genre , accompagnée de figures très - exactes des crêtes ou feuilles qui caractérisent les diverses espèces qu'il ren- ferme. C'est dans ce beau travail que nous avons puisé , en composant cet article ; nous ne nous sommes écartés en rien du plan sur lequel il est tracé.

* PbYLLOSTOMES avec une queue de beaucoup plus courte que la membrane interfêmorale.

Première Espèce. Phyllostome CRÉNELÉ, PhYllostoma rrenulatum^ Geoffr., Ann. Mus., tom. i5, pag. i83, pi. lo. V. pi. M. 28 , fig. I, de ce Dictionnaire.

Cette espèce , décrite pour la première fois, par M. Geof- froy, faisoit partie de la collection du Muséum d'Histoire naturelle, elle étoit renfermée sans désignation du lieu elle habite. Elle est particulièrement caractérisée par les dentelures des bords de sa feuille , qui a la forme d'un long triangle isocèle, et qui ne se détache pas du fer-à-cheval qui lui sert de base. Son museau est court, épais et obtus; sa lèvre inférieure est garnie de verrues ; ses oreilles sont larges ei presque ovales.

M . 38

?>.P/ii//'os/nr i>(u/ij!>i/r . 4 .Po/'c-E^>ic ifEm'ojife .

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Son corps est , en général , plus trapu que celui du phyllos- tome suivant : il est long de deux pouces deux lignes et demie ; la tête a onze lignes ; les oreilles près de neuf lignes ; la feuille en a cinq de hauteur, et deux et demie de largeur à la base; Tenvergure des ailes est d'un pied; la membrane in- terfémorale a un pouce huit lignes ; les osselets du tarse ont près de neuf lignes; la queue, dans son entier, a dix lignes et demie , et le bout libre , en dessus de la membrane , une ligne et demie.

Seconde Espèce. PilYLLOSTOME A FEUILLE ALLONGÉE , Phyllostoma elongcUum., Geoff , Ann, mus. , tom. i5 , pag. i8a, pi. 9.

LiC phyllostome à feuille allongée existoit aussi, sans indi- cation de patrie , dans la collection du Muséum , et c'est M. (àeoffroy qui l'a fait connoîlre le premier. La feuille nasale de cette espèce, dit-il, surpasse en longueur celles des autres phyllostomes , et s'en distingue aussi par sa pointe aiguë"; elle est terminée à sa base par un bord sinueux, et mariée en avant avec un fer-à-cheval aussi étroit qu'elle ; les oreilles sont larges , striées et étroites vers le bout ; l'oreillon est denté; le museau gros et court; les dents incisives sont bien rangées ; une série de verrues se voit à la lèvre inférieure; la membrane interfémorale , à partir des os qui la soutien- nent , est coupée carrément, comme dans le phyllostome vampire; le bout de la queue est libre en dessus de cette mem- brane , comme cela existe dans l'espèce précédente.

Quant aux dimensions , voici les principales : le corps a deux pouces onze lignes et demie de longueur totale ; la tête^ un pouce trois lignes et demie ; les oreilles, onze lignes ; la feuille , sept lignes de hauteur , et un peu plus de deux lignes et demie de largeur ; l'envergure des ailes est d'un pied trois pouces ; la membrane interfémorale est longue d'un pouce huit lignes ; les osselets des tarses onl huit lignes ; la queue a neuf lignes de longueur totale , sur quoi deux lignes et demie seulement sont libres en dessusde la membrane inierfémorale.

Troisième Espèce. Phyllostome fer-de-lance, Phyllos- toma hasiaium, Geoff, Ann. du Mus. , tom, i5, page 177. Fer-DE-LANGE, Buffon, tom. i3, pi. 33. ; Vesperlilio has- (atum, Gmel., Schrcher ., Saeugihière., tab. 4-5 et 45, A. {Ves- perlilio perspicillutus.') V. pi. M. 28, fig. 2, de ce Dictionnaire.

Le phyllostome fer-de-lance a été d'abord décrit par Buffon, et Schreber en a distingué , mais à tort, son vesperlilio perspi- lillatus. 11 est particulièrement caractérisé par la feuille de son nez, qui e5t entière, sans échancrurc à l'exlrémilé et sans

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bourrelet, avec le ventre légèrement renfle' et la base si étroite, que la feuille est comme portée sur un pétiole, et le fer-à cheval , placé au-dessous d'elle, est beaucoup plus large que dans aucune autre espèce de ce genre. Son museau est court et large ; ses dents sont bien rangées au milieu des ca- nines écartées; ses oreilles sont longues et étroites vers le haut; une série de verrues , sous la forme d'un V , garnit le bas de la lèvre inférieure ; une très-courte queue est renfer- mée toute entière dans la membrane interfémorale, qui se prolonge beaucoup au-delà , à peu près comme dans le phyl- lostome vampyre, de manière à former un angle saillant ; le poil est court , marron en dessus et brun fauve sous le ventre; et c'est à tort que Schreber , en copiant la figure de Buffon, lui a donné une teinte très-rembrunie.

Le corps a trois pouces neuf lignes de longueur totale ; la lete , un pouce six lignes ; les oreilles , un pouce ; la feuille , cinq lignes de hauteur , et trois et demie de largeur ; l'enver- gure des ailes , un pied six pouces dix lignes ; la membrane interfémorale , un pouce et demi; les osselets du tarse ont neuf lignes ; la queue a six lignes et demie.

Ce phyilosiome se trouve à la Guyane.

Quatrième Espèce. Pbyllostome MUSETTE , Phyllostoma suricimim, Geoffr. , Ann. du Mus., tom. i5, pag. 179, pi. 11; respertilio soricinus, Pallas, Spicitegia zoologka^ Fasc. 3, pi. '6 et 4. Schreber , tab. ^7.

Ce phyilosiome est le type d'un nouveau genre , fondé par M. (ieoffroy , dans son cours de l'année' 181 7 , sous le nom t\e glossophage ., et basé sur la forme de la langue , qui est fort grande, longue surtout et canaliculée vers son extrémité, avec les bords dusillon garnis de papilles divisées en deux branches, ou de soies qui se renversent de côté ; tandis que dans les au- tres phyllostomes, l'on a observé cet organe , et notam- ment le fer-de-lance , il est de forme circulaire. De plus , il n'y a que trois molaires à chaque côté des deux mâchoires ; les canines sont distantes , et les incisives à l'aise et rangées sur une seule ligne; la membrane interfémorale est coupée en angle rentrant , et soutenue par des osselets fort courts ; les oreilles sont petites et oblongues , etc.

Le museaude cette chauve-souris, décrite avec le plus grand détail par Pallas , est assez long, mais moins étroit que dans le vampire ; la feuille qu'il supporte est petite, placée à son extrémité , en forme de cœur, plus large à sa base dans les mâles, et se terminant par une pointe assez aiguë; le poil est doux et laineux , de couleur marron en dessus , et d'un brun clair en dessous.

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Ce phyUostome a reçu le nom latin de sonrimis, parce que Pallas Ta comparé , pour la taille , à noire musaraigne ; et la dénomination française de musette , que M. Geoffroy lui a im- posée, indique aussi ce rapprochement. Son corps a un pouce deux lignes de longueur; sa tête, dix lignes ; ses oreilles, qua- tre lignes ; sa feuille, un peu plus de deux lignes, avec une largeur d'une ligne sept dixièmes à la base; son envergure est de huit pouces trois lignes; sa membrane interfémorale, au milieu , a quatre lignes ; les os de ses tarses en ont une et un tiers , et sa queue pas tout à-fait deux.

On Ta trouvé à Surinam, Cayenne , etc.

** PuYLLOSTOMES sans queue.

Cinquième Espèce. Phyllostome LUNETTE , Phyllosioma pcî spicillaium ^ Geoff, Ann. du Mus., tome i5, page 176. i^esperiHio atnericanus vulgaris , Séba , Mus. J , p!. 65. Vcspeiiilio perspicillaius , Gmcl. Grais'D FER-DE-L/VMCE , Buff., suppl, VII, pi. 74.

Cette espèce , nommée grand fer-de-lance par Buffon , est néanmoins plus petite que le fer de lance ordinaire , selon M. Geoffroy, qui détermine ainsises di:nensions:longueur du corps, trois pouces; delà tête , un pouce une ligne; des oreilles , neuf lignes ; de la feuille , en hauteur un peu moins de quatre lignes et demie , et en largeur, trois lignes; enver- gure des ailes, un pied cinq pouces ; longueur de la mem- brane interfémorale , six lignes et demie ; des osselets du tarse , deux lignes et demie ; de la queue , o. M. Geoffroy a aussi observé qu'elle avoit des dents incisives ( au nombre de quatre ) , et un oreillon , que Buffon n'avoit pas observé sur rindividu qui a servi à sa description.

Suivant le même naturaliste , le museau de ce phyllosiome est court et large ; les incisives inférieures sont bien rangées, entre les canines qui sont fort écartées l'une de l'autre, et les deux intermédiaires sont bilobées ; les oreilles sont légère- ment échancrées à leur bord extérieur , et les oreillons fine- ment dentés ; une série de verrues borde les lèvres , et de fortes nodosités se font remarquer aux articulations du troi- sième et du quatrième doigt ; la membrane interfémorale forme un angle rentrant , et se trouve presque sans soutien , attendu la petitesse de ses osselets.

La feuille du nez est formée d'un fort bourrelet, et de mem- branes sur les côtés , qui n'accompagnent pas celui-ci jus- qu'à sa pointe ; elle est retrécie en ovale à son extrémité in- férieure, et terminée en avant par un fer-à-cheval.

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Le pelage est d'un brun noirâtre sur le dos , et d'un brun clair sons ie ventre; une ligne blanche pari du nez el va alteindre l'oreille par le coté de la têle.

Ce phyllostovie est de la Guyane.

M. Geoffroy regarde comme n'en étant qu'une simple v:\- Tiété, l^Lchauce-souris première de d^AzCiV:\, ou Ciiauve-souris OBSCURE ET RAYÉE ( Hist. nat. des Quadr, du Paraguay , tome 2 , p 269 ), parce qu'elle offre la ligne blanche , qu'on observe sur le phyllostovie lunette entre le nez et l'oreille. ^Néanmoins il y ades différences notables, telles que celle-ci; le corps(sansdoule y compris lamembraneinlcrfémorale) aqua- Ire pouces deux lignes, ce qui est plus considérable que dans le phylloalome lunette ; et cependant l'envergiu-c des ailes est moins grande que chez ce dernier, puisqu'elle n'est que de dix- neuf pouces quatre lignes. La couleur de son poil tire davantage sur le roussâtre. Sa feuille est plus longue , puis- qu'elle a sept lignes : sa forme est celle d'une lancette.

Ce dernier caractère, s'il a été bien observé, doit suffire pour faire considérer cette chauve-souris de d'Azara , comme une espèce distincte.

Sixième Espèce. Phyllostome RAYÉ , Phyllostoma linea- ium, Geoff , Ann. du Mus. , tome i5 , page 180. Chauve- souris seconde ou Chauve-sgures BRUNE ET RAYÉE, d'Azara, JJist. nut. des Quadrupèdes du Paraguay , traduction française , tome 2 , page 271.

Cette espèce , commune au Paraguay , a treize pouces d'envergure , et son corps deux pouces trois quarts de lon- gueur environ. Sa couleur est brune en dessus , et s'éclaircit par dessous. Une raie blanche s'étend depuis l'occiput jus- qu'au coccix ; deux bandes , aussi blanches , vont, de cha- que narine elles commencent , se terminer près de l'oreille , dans la partie la plus élevée de l'occiput , tandis que deux autres bandes qui ont chacune leur origine à l'un des angles de la bouche, vont jusqu'à la partie inférieure des oreilles; ces dernières sont également blanches; elles sont hautes de sept lignes, larges de cinq, très-droites, avec l'o- reillon pointu; le museau est obtus, et supporte une feuille élevée de quatre lignes, terminée en pointe aiguë, formant un angle de 70" avec le front, ayant à sa base un fer à che-. val arrondi , de trois lignes de diamètre , etc.

Le nombre des dents , d'après d'Azara , présente une anomalie dans cette espèce. A la mâchoire supérieure , il y a deux incisives , puis une canine longue et forte de chaque côté, avec dix molaires aiguës ; à l'inférieure , il n'y a point

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«l'incisives , mais des canines et sept molaires ; ce qui porte le nombre total de ces dents à trente-deux.

Septième Espèce. PhYLLOSTOME A FEUILLE ARRONDIE , Phyllustoma rotundum, Geoff. , Ann. du Mus., t. i5, p, 18 1. ChauQe-souris quatrième ou Chauve-SOURIs BRUNE d'Azara, Essai sur VHist. nat. des Quadrupèdes du Paraguay., trad. franc. , ome 2 , page 273.

Ce phyllostome décrit par d'Azara , avoit été d'abord rap- porté par lui à l'espèce du vampyre ; mais, d'après la forme de la feuille membraneuse de son museau , qui est différente, d'après les petites dimensions de son corps, etc., M. Geoffroy a cru devoir l'en séparer.

11 est très-commun au Paraguay, et c'est particulièrement celte espèce qui court à terre avec beaucoup de vitesse , se jelte sur les animaux domestiques, sur les volailles, et même sur l'homme pour en sucer le sang, au moyen des organes singuliers dont sa bouche est munie. M. d'Azara a calculé que chacune de ces chauve-souris pouvoit prendre ou laisser écouler par la plaie qu'elle forme sur la peau elle satta- ehe , trois onces de sang environ sur les chevaux ou les bœufs. Il est facile , d'après cela, de concevoir comment ces petits chéiroptères , lorsqu'ils sont nombreux , peuvent détruire des troupeaux entiers.

La longueur de cet animal est de deux pouces neuf lignes, et l'envergure de ses ailes est de quinze pouces trois quarts ; ses oreilles , qui sont aiguës et droites , ont huit lignes de hauteur; son museau est plutôt aigu que plat ; sa feuille , au lieu de se terminer en pointe , est ronde à son extrémité. Le pelage est brun.

Huitième Espèce. Phyllostome fleur-de-lis , Vhyllos- tomalilium, Geof., Ann. du Mus., t. i5, page 181. Chauve- souris quatrième ou Chauve-souris BRUN ROUGE ATRE , d'A- zara, Ess. surlHisi. nat. des Quadmp. du Paraguay .,1. 2, p. 277.

D'Azara avoit regardé cette chauve-souris comme appar- tenant à l'espèce du phyllostome fer-de-lance de Buffon ; mais le manque de queue , ainsi que le fait observer M. Geoffroy, l'en distingue particulièrement. Selon ce dernier naturaliste , sa taille pourroit faire penser à la rapprocher du phyllostome musette ; mais celui-ci est pourvu d une queue , comme le fer-de-lance.

Le phyllostome fleur-de-lis a deux pouces un quart de lon- gueur ; son envergure est de douze pouces ; ses oreilles sont (hoites , hautes de six lignes , et larges de quatre ; son fer à cheval , dans la base duquel sont les narines , est surmonté

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par une membrane ( la feuille) de trois lignes de longueur , qui a la forme de la lance d'une bannière militaire. Sa largeur est aussi d un peu plus de trois lignes; il en résulte qu'elle est beaucoup plus renflée que celle du phylloslome fer-de- lance.

Selon d'Azara , la mâchoire supérieure n'a que deux inci- sives , et il y en a davantage à l'inférieure. L'œil , quoique petit , est un peu plus grand que dans les autres chauve- souris , et il est placé à une égale distance de l'oreille et du museau, qui est très-obtus et peu fendu. Le pelage est d'un brun rougeàtre en dessus, et brun blanchâtre en dessous.

Neuoième Espèce. PhylLOSTOME vaMPYRE , Phyllostoma specirum , Geoffr. , Ann. du Mus. , tome i5 , page 174, pi. 1 1. •*— Andira guacu , seu Ve.spertiliones cornuti , Pîson , Brasil. , page 2go. Canis volans maxima aurila , Séba , Thesaur. i , pi. S6. Vesperlilio specirum , Linn. , (imel. Schreb. Saeugth., pi. 4.5 (d'après Séba), et pi. 4^ » ^- (originale). Voy. pi. M. 28 , fig. 3 , de ce Dictionnaire. C'est la plus grosse espèce du genre ; la longueur totale de son corps , depuis le bout du nez jusqu'au coccix , est de cinq pouces six lignes et demie , sur quoi sa tête a un pouce dix lignes ; les oreilles ont un pouce une ligne ; la feuille en hauteur a quatre lignes et demie, et en largeur, trois lignes ; l'envergure des ailes est d'un pied dix pouces ; la membrane inlerfémorale a deux pouces sept lignes de longueur dans son milieu-, les osselets du tarse ont nn pouce six lignes.

Les dénis incisives sont serrées entre les canines : à la mâchoire supérieure , les deux intermédiaires sont plus gran- des que les latérales ; à l'inférieure , elles sont toutes ies quatre très -petites et poussées en avant; les canines sont for- tes. Les molaires sont au nombre de dix en haut, et de douze en bas ; elles tiennent des molaires des animaux carnassiers ; les premières sont très-courles et presque planes ; les autres sont tranchantes , et terminées par trois ou quatre pointes ; celles d'en bas sont comprimées , et remarquables par l'une des pointes qui dépasse de beaucoup les autres. Les molaires supérieures diffèrent entre elles de forme et de dimension ; les secondes sont triangulaires ; les dernières larges , mais sans étendue en profondeur ; les troisième et quatrième , carrées , coupées obliquement , excavées en arrière , et à trois pointes en avant , dont deux seulement sont visibles à l'extérieur.

La physionomie de ce phylloslome se rapproche particuliè- rement de celle du phylloslome muselle , par la longueur du museau, la petitesse de la feuille, et la dimension des oreilles; la feuille qui es-t moins large que haute , quoique large à sa

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base, se prolonge sur le fer à cheval, saus êlre découpée à sa base ; le bourrelet du milieu a peu d'épaisseur , et ses lobes latéraux sont arrondis , et viennent mourir en pointe à son extrémité ; la membrane des ailes s'étend jusqu'à la base du doigt extérieur du pied de derrière ; le milieu du bord postérieur de la membrane interfémorale se prolonge en an- gle saillant. Le pelage est doux , marron en dessus , et d'un jaune roussâtre en dessous.

Telle est la description complète donnée par M. Geof- froy , de cette chauve-souris , dont il est parlé dans les ou- vrages des naturalistes , sous le nom de vampyre , qui lui a été appliqué par Buffon, bien que ce nom ait été d'abord donné par Linneeus aux roussettes de l'Inde.

Cet animal , qui habite l'Amérique méridionale , a été rendu fameux par les récits des voyageurs qui nous ont fait connoître la singulière et funeste habitude qu'il a de sucer le sang des hommes et des animaux, pendant qu'ils dorment, jusqu'au point de les épuiser et de les faire périr , sans leur causer assez de douleur pour les éveiller, (desm.)

PHYLLURE, Phyllums. Sous-genre introduit par Cuvier dans le genre des Geckos , pour placer un Lézard de la Nouvelle-Hollande, figuré par White , pag. 24.6, sous le nom de lacerta platura. Il est marbré et hérissé de tubercules pointus , excepté sur la aueue, qui est cordiforme et aplatie.

(B.)

PHYMATE , Phymata , Latr. , Lani. ; Cimex , Linn. , Geoff ; Syrlis. , Fab. Genre d'insectes , de Tordre des hé- miptères , section des hétéroptères , famille des gcocorises , tribu des membraneuses, ayant pour caractères : les quatre pieds postérieurs simplement ambulatoires ; tarses à trois ar- ticles, dont les deux premiers très-courts ; bec court, triar- ticulé , engaîné à sa base , avec le labre court , sans stries ; les deux pattes antérieures en forme de pince monodactyle ou à griffe ; leurs cuisses grandes , comprimées, presque trian- gulaires, ayant en dessous un sillon, terminé par une forte dent ; leurs jambes en forme de crochet arqué , dentelé exté- rieurement et se logeant dans le canal inférieur des cuisses; la tête étroite et avancée ; les antennes rapprochées à leur base, insérées sous un chaperon fourchu, au- dessus de l'origine du bec, courtes, reçues dans des cavités latérales du corselef , de quatre articles , dont le dernier plus grand , en forme de bouton allongé.

Les phymales ont le corps ovale , presque membraneux , avec les bords latéraux élevés et dentelés ou comme rongés ; la tête étroite et avancée ; le corselet prolongé postérieure- ment en manière d'écusson ; les élytres beaucoup plus étroites que l'abdojiien, et re«^ues dans son eriioncc;ii(jijt dorsal;

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rabdomen en forme de nacelle deltoïde , avec les bords la- téraux élevés angulairement.

La forme de leurs pattes antérieures annonce que ces in- sectes vivent de proie , et qu'ils la saisissent de la même manière que les manies ( T^oyez ce mot ) , les nèpes, les nau- cores , etc. Geoffroy a nommé la seule espèce de ce genre que l'on trouve aux environs de Paris, punaise à pattes de crabe. Fabricius Ta d'abord placée avec les acanthies , et en a en- suite formé, ainsi que de quelques autres hémiptères analo- gues , le genre syrtis. Mais je Pavois déjà établi , sous le nom de phymate , dans le troisième volume de mon Histoire gé- nérale des crustacés et des insectes. L'espèce de syrtis , qu'il appelle manicata^ diffère des autres par ses antennes et l'exis- tence d'un écusson. Elle est le type du genre macrocéphaleàe Swederus , que j'ai rétabli.

La Phymate crassipède , Phymata crassipes ; Syrtis crassi— pes , Fab. ; Wolff, , Icon. dm. , tab. 9 , fig. 83 ; est longue da trois lignes , et brune ; le corselet est large, avec des rebords élevés , cinq cannelures et les intervalles formant des côtes; le bord postérieur est godronné , en sorte que le corselet , vu de près , ressemble , suivant la comparaison de Geoffroy, à une coquille des pèlerins de Saint-Jacques. Le ventre est ea nacelle , et déborde de beaucoup les élytres. On trouve cet insecte dans les bois.

Parmi les espèces exotiques , la plus connue est la punaise scorpion de Degéer , ou le cimex erosus de Linnaeus {Syrtis erosu, Fab.); le bouton terminal de ses antennes est moins allongé que dans l'espèce précédente ; son corps est d'un jaune clair , avec ie dessus de la tête , une grande partie du corselet, les bords de l'écusson et une bande large et trans- verse sur l'abdomen, noirs; celte bande est marquée de quatre poinis plus foncés. Elle se trouve en Amérique, (l.)

PHYSA , Physa. Genre de plantes , établi par Dupelit- Thouars , dans la décandrie monogynie , et dans la famille àes caryophyllées. Il offre pour caractères : un calice à cinq folioles concaves et colorées; dix étamines alternativement grandes et petites ; une capsule à trois sillons , à trois loges , .a trois valves , renfermant un grand nombre de semences réniformes. (b.)

PHYSALE , Physalus , Lacép. ; Physeler, Linn. , llliger. Genre de mannnifères de l'ordre des célac's , et appartenant à la division de ces animaux, qui ont la bouche munie de dents.

Ce genre, a pour caractères : la longueur de la tête égale à la moitié ou au tiers de la longueur totale de Tanimal ; la mâchoire supérieure large, élevée , sans dents , ou garnie de dents courtes et cachées presque entièrement par la gencive ;

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la mâchoire inférieure étroite et armée tle dents grosses et coniques ; les orifices des évents réunis et situés sur le mu- seau, à une petite distance de son extrémité ; point de na- geoire dorsale.

Le cétacé qui compose ce genre, dont l'établissement est à M. le comte de Lacépède , paroît avoir été confondu par plusieurs naturalistes avec le pliysétère mîcrops et avec les cachalots; nxdiïs, la position de ses évents safilroit seule pour l'en séparer, si, toutefois comme le dit M, Gmiev {Règne animal) j celte dilicrence repose sur d'autres données , que sur la mau- vaise fij^ure qu'Anderson a publiée de cet animal.

Le physale a été observé seulement dans les mers du Nord.

Espèce unique. Physale CYLINDRIQUE , Physahis cylin- dricus , Lacép. , Hist. nat des cétacés , pag. 219.^ Caceialot CYLINDRIQUE, Sonatère , lUustr. Encycl. Anderson, Voyage au Groenland. Cachalot pris aux environs du Cup-Nord^ Dereste Hist. des pêches dans les mers du Nord , tom. i. , pi. 11 , fis;. G. Physeier macroc ephalus dorso impinni .^fistula in ceroice , Linn., Syst. nat. , édit. 12 , pag. 107.

Ce très-grand cétacé a été rencontré dans l'Océan glacial arctique et dans la partie boréale de l'Océan atlantique sep- tentrional. Il est remarquable par ses formes générales. « Son corps, dit M. le comte de Lacépède, est cylindrique du côté de la tête et conique du côté de la queue. Sa partie antérieure ressemble d'autant plus à une continuation du cylindre formé par la tête, que la nuque n'est marquée que par un enfance- ment presque insensible. C'est vers la fin de ce gros cylindre que Ton voit une bosse dont la hauteur est ordinairement d'un pied et demi, lorsque sa base, qui est très-prolongée à proportion de sa grosseur , est longue de quatre pieds. La queue, qui commence au-delà de cette bosse, est grosse, co- nique, mais très-courte à proportion de la grandeur Aa phy sale ; ce qui donne à cet animal une rame et un gouveiuail beaucoup moins étendu, que ceux de plusieurs autres cétacés, et doit, par conséquent , tout égal d'ailleurs, rendre sa na- tation moins rapide cl moins facile. Cependant, la caudale a très-souvent plus de douze pieds de largeur, depuis l'extré- mité d'un lobe jusqu'à Textrémilé de l'autre. Chacun de ces lobes est échancré de manière que la caudale paroît en pré- senter quatre. La base de chaque pectorale est Irès-près de l'œil , presque à la même hauteur que cet organe , el par con- séquent plus haut que l'ouverture de la bauche. Celte na- geoire est d'ailleurs ovale et si peu étendue , que trè.^- fréquemment elle n'a guère plus de trois pieds de lon- gueur. Le ventre est un peu arrondi ; la verge du mâle a près

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de six pieds de longueur , et un pied et demi de circonférence à sa base ; Tanus n'est pas fort éloigné de celte base , mais comme la queue est très courte , il se trouve près de la cau- dale. La couleur du physale cylindrique est noirâtre et pres- que du même ton sur toute la surface de son corps.

La mâchoire inférieure est un peu plus courte que celle d'en haut, et d'ailleurs plus étroite; elle est pourvue, sur ses deux bords, d'un rang de dents pointues , Irès-recourbées, et d'autant plus grosses qu'elles sont plus près de l'extrémité du museau , au bout duquel on en compte quelquefois une impaire; ces dents sont au nombre de vingt-quatre ou de vingt-cinq de chaque côté ; elles correspondent à des cavités creusées dans la mâchoire supérieure ; la langue est mobile , au moins latéralement ; l'orifice des évents est situé assez en arrière pour répondre au milieu de la longueur de la mâchoire d'en bas ; l'œil , qui a un très petit diamètre , est placé très- près de la lèvre supérieure , et encore plus loin que les évents de l'extrémité du museau.

La tête d'un de ces cétacés a été disséquée, avec quelque soin, par un marin hollandais, cité par Andcrson. 11 trouva , sous une couche de graisse de six pouces d'épais- seur , une vaste calotte cartilagineuse , qui faisoit partie des parois d'une très-grande cavilé , remplie d'adipocire ou blanc de baleine ; cette cavité étoit partagée en deux par ua diaphragme cartilagineux. La partie supérieure , subdivisée par quelques cloisons verticales , contenoit environ 700 livres d'adipocire de première qualité ; l'inférieure, qui avoit sept pieds et demi de profondeur, étoit, sur ses parois, garnie d'une inullitude d'alvéoles formées par des lames minces de substance analogue à celle qui compose la coquille d'un œuf. L'adipocire , contenue dans les comparlimens inférieurs de cette cavité , pouvoit peser onze quintaux , et étoit d'une mé- diocre qualité; cette liqueur y couloilpar l'orifice d'un canal qui se prolongcoit le long de la colonne vertébrale, jusqu'à l'extrémité de la queue. Ce canal diininuoit graduellement , de façon qu'ayant deux ou trois pouces de diamètre à son orifice , il n'éioit pas large de plus d'un demi - pouce à sou extrémité opposée : il étoit rempli d'adipocire, ainsi qu'une multitude de petits canaux qui y aboutissoient de tous les points du corps, et qui étoient subdivisés à l'infini, (desm.)

PHYSALIE , Physalia. Vers radiaires , dont le carac- tère est : corps libre, niembraneux , ovale , compriuié sur les côtés, pourvu, sur le dos, d'une crête rayonnée; sur un des côtés, une suite de tubercules gélatineux; tentacules très-nom- breux de diverses formes et longueur , et sous le ventre.

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Li plus connue des espèces qui composent ce genre, se rencovitre très-communéincnt en pleine nier, dans les jours de calme , et est comme des marins de toutes les nations sous des noms analogues à ceux de galère , jri'gattt , vaisseau de guerre^ etc. Beaucoup de voyageurs en ont parlé sousles uiiimes noms et sous ceux iVorii'e marine, de physa/ide, etc. ; mais elle n'est véritablement connue que depuis que je Tai décriie et figurée ûansV His'Gire i2aîui cite des Vers , taisanl suite au Biif- furi, édition de Delerville. F. pi. P. lo. C'est un de ces ani- maux qu'on ne peut bien voir que lorsqu'on est naturaliste, c'est-à-dire , que quand on est accouluifié à juger qu'mi organe est ou n'est pas dans son développement complet, etc. V. au mot Vers Radiaires,

La physa/ie est composée d'une vésicule transparente, ir- régulière , qu'on pnurroit comparer à une coriiemuse , et d une masse inférieure de tentacules. L,3i partie supérieure de la vésicule est terminée en carène . avec cinq ou six sil- lons de chaque côté , séparés par trois autres plus pcîils; celui du milieu est de longueur intermédiaire entre les au- tres.

La partie qu'on peut regarder comme l'antérieure , est recourbée du côté gauche , et garnie eu dessous d'environ douze tubercules gélatineux, bleus, ranpjs sur une ligne droite ; les premiers sont deux fois plus j;etits que les der- niers , et tous sont parsemés de points noirs. La partie pos- térieure a la même forme que lanlérieure. Elle est recourbée dans le sens contraire, mais beaucoup moins; elle est, de plus, terminée par une dépression linéaire et longitudinale.

La bouche est placée inférieurement un peu à droite Elle est accompagnée d un grand nombre de tentacules bleus .^ gélatineux, de cinq formes différentes, qui sunissent, parle aïoyen d'une membrane , avec les tubercules de la partie an- térieure.

Le plus considérable de ces tentacules peut acquérir plus de onze pouces de long dans les t;rands individus. Il p;:roit éfre placé sur le bord même de la bouclie , et servir essen- tiellement à faction du manger. Sa partie supérieure est très- épaisse, mais diminue promplement et se change en un canal membraneux, transparent , à un des côtés duquel se voient des globules réniformes , d'un bleu foncé, qui se pressent les uns contre les autres dans le sens de leur largeur. Ensuite, du côté droit et inférieur de la base de ce grand tentacule, on voit douze autres tentacules de mêmes forme etcontexlure, mais bien moins lon.-^^s , dont la base n'est pas plus épaisse que le reste , et do'at les globules sont plus éloignés les uns des autres, et à ^jeine colorés. Encore à droite de ces der-

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niers , est une grosse masse globuleuse , composée d'une multitude de petits tentacules fusilormes , qui se dirigent dans tous les sens , sans s'étendre beaucoup. Les uns sont violels, les autres rouges, et les autres transparens. Enfin, le tout, ex- cepté cette masse , est entouré de vingt -quatre autres tenta- cules fusiformes , très-épais, s'allongeant peu, d'un bleu pâle, parsemés de points bruns, et terminés par un suçoir large et jaunâtre. Ces derniers tentacules sont les vrais bras de l'animal , et c'est sans doule en eux que réside la qualité brûlante ou piquante, qu'il possède, et dont la loupe ne fait pas voir les organes particuliers.

Il seroit difficile de reconnoître autrement que par des ob- servations bien suivies, l'usage de toutes les parties de ce sin-« gulier animal. On ne voit pas en lui de place pour les orga- nes de la digestion , à moins qu'on ne les suppose dans la masse de la base des tentacules. On peut croire par leur ana- logie avec ces organes dans les autres animaux , que les fos- settes de l'arête supérieure sont des tracbées ; les tubercules bleus , qui sont à sa partie antérieure , recouvrent cependant des trous qui peuvent avoir le nieiiie usage. La fente de la partie postérieure est aussi à considérer sous le même point de vue.

La vésicule nascontienl que de l'air. L'animal peut l'ab- sorber; maison ne voit pas les muscles qu'il emploie pour cet objet, à moins qu'ils ne soient dans la membrane longi- tudinale inférieure , aux extrémités de laquelle sont atlacbés tous les tentacules précités.

La pbysalie nage, dans les jours chauds et calmes , à la surface de la mer, et s'enfonce au plus petit danger, à la plus petite augmentation de vent. Elle ressemble à une bulle d'air ou à un bateau de verre extrêmement mince. On en voit de vingt-quatre à vingt-huit lignes de long. Lorsqu'on la tou- che avec la main , on ressent , comme on l'a déjà dit , une démangeaison violente , semblable à celle qu'on éprouve lorsqu'on empoigne une touffe d orties , semblable aussi à celle que produisent les Médu.sl;s. Il est probable que cette faculté lui est donnée pour se défendre contre ses ennemis.

Probablement, la physalie vit d'animaux plus pefils; mais quoique j'en aie eu fréquemment en observation dans des va- ses de verre, je n'ai pu acquérir aucune donnée sur cet objet. Les autres espèces qui composent ce genre, sont :1a phy- salie bleue de Péron , la pliysalie allongée de Forbas , la physalie gigantesque , qui est figurée , avec des détails ana- tomiques très-précieux , dans le bel otivrage du capilalne russe Krusenslern , iulituié : foyags autuiu- <Jti monde. [Ji.)

PHYSALIS , d'un mot grec, qui signifie vessie. C'est, chez Dioscoride , le nom de sa seconde espèce de sLijchnos ou solanum de Pline. Comme les commentateurs pensent que notre alkekenge est cette deuxième espèce , et qu'elle devoit ce nom à son calice qui s'enfle comme une petite ves- sie lors de la maturité du fruit, cette seule raison a fait don- ner, par Linnt'eus, le nom de physaUs au genre de solanées dont Valkekenge fait partie. Moench a formé son genre physa^ lo'îdes aux dépens de ce genre. \J atropa fnitescens y étoit rap- portée par Cavanilles.Fo/. Coqueret, Solanum et Physa-

LOÏDES. (LN.)

PHYSALOÏDES. Genre établipar Moench, pour placer le physalis somnifera , Linn., qui diffère des autres espèces de ce genre par son calice et par sa corolle , l'un et l'autre cam- panules et à cinq dents. Dans la physalis ( alkekenge , Tourn. , Gaert. et Moench), le calice est pentagone, quinquépar- tite , et la corolle presque hypocratériforme, à limbe à cinq divisions plissées. Du reste , le calice , dans l'un et l'autre genres , s'enfle dans la maturité du fruit, (in.)

PHYSALUS.C'est, dans les ouvrages modernes de zoolo- gie, la désignation spécifique de la Baleine gibbar. V. ce mot. (s.)

PHYSAPE , Pbysapus. Nom donné par Degéer, dans les Mémoires del'Académie de Stockholm, à un genre d'insectes de l'ordre des hémipères , qu'il a ensuite appelé , avec Linneeus et les autres naturalistes , ihrips. Voy. ce mot. (l.)

PHYSAPODES ou VESITARSES , Dum. Famille d'insectes de l'ordre des hémiptères,composée du genre ///r^/^v, que Degéer avoit d'abord désigné sous le nom de Physapus.

V. TURIPSIDES et TlIRIPS. (l.)

PHYSAPUS. V. Physape. (desm.)

PHYSA RE, P/iy5ar/a. Genre établi parPersoon, aux dépens des Vesseloups de Linnœus, mais depuis réuni aux Trichies.

Hill a donné ce même nom "aux Moisissures, (b.)

PHYSCIE , Physcia. Genre établi par Acharius , aux dé- pens des Lichens de Linnœus. Il offre pour caractères : des scutelles éparses , terminales , concaves ou légèrement con- vexes ; des glomérules latéraux et marginaux dans quelques espèces; dans d'autres, de petites fossettes farineuses , super- ficielles ; des feuilles membraneuses ou presque entièrement cartilagineuses, glabres , roides , étroites, profondémeql dé- coupées et comme rameuses , quelquefois plus larges , cana- llculées , crépues , redressées , ramassées en gazon.

(>e genre, dont plusieurs espèces font partie du genre Platyphylle de Ventenat , a pour type les lichens d'Islande , nivak^ cilié ^ çhrysophihaltne, soufré , Aa prunier j ànfrcnc^furi-

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neavi et vulpin de Llnnœus. II a été depuis subdivisé , par le

même Achatlus, en trois autres , savoir : Borrère , 1\a-

MALINE et CÉTKAIRE. (B.)

PHYSÎ\,, Physa. Genre de coquillages de la division des univalves, établi parDraparnaud pour placer des espèces que Linoc-eus avoit mises parmi ses îiuLLES , et Bruguières parmi ses HÉLICES. V. ces mots.

Ce nouveau genre offre pour caractères : un animal à deux tentacules sétacés , oculés à leur base interne ; une coquille ovale ou oblongue , ampullacée , à ouverture lancéolée. Les trois espèces qu'il renferme sont :

La PhYSE des FOTSTAINES, Bullafuntinalis^ Linn. ; BuUmus font/'nalis.Bru^. Elle a la coquille gauche, oviforme, fragile; la spire oblique , courte et obtuse. On la trouve dans les fon- taines et les petits ruisseaux. Les bords du manteau de soa animal sont découpés en petites languettes linéaires qui re- couvrent quelquefois la coquille.

La Physe des mousses, Bulla hypnorum , Linn.; Bnlimus liYpnoriim, Brug. Elle a la coquille gauche, allongée , à spire aiguë. On la trouve dans les rivières, sous la mousse et les plantes des marais.

La Puyse des sources. Elle a la coquille droite , à ouverture rétrécle , à base delà columelle pourvue d'un pli. On la trouve dans les fontaines des montagnes élevées, (b.) PHYSÈNE, Physena. Genre de plantes établi par Du- petit-Thonars , dans la décandn'c digynie. Ses caractères sont: calice très-petit, à cinq ou six découpures ; point de corolle dix à douze étamlnes très-longues; un ovaire supé- rieur à deux styles ; une seule semence appelée Varonte par les naturels de Madagascar , attachée au fond du péri- carpe , qui est cbarnu , coriace, tomenteux, traversé par une bande glabre, (b.)

PHYSÈTE. Nom d'un gfnre de mon' Ornithologie élé- mentaire, que j'ai remplacé dans ce Dictionnaire par celui du Macâgua. V. ce mot. (v.)

PHYSETER. Nom latin des Cachalots , selon Llnnœus. M. Lacépède réserve cette dénomination pour les cétacés qu'il nomme Physetères , et donne celle de Catodon aux Cachalots, (desm.)

PBYSETÈRE , Physeter , Linn., Schreb., Cuv. ; Cetvs, Brlsson. Genre de cétacé démembré de celui des physeter de Linuc-eus, par M. le comte de Lacépède , et qulcomprend les cachalots pourvus d'une nageoire dorsale.

Il a pour caractères : la longueur de la tête égale à la moi- tié ou au tiers de la longueur totale du cétacé ; la mâchoire

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supérieure large , élevée , sans dénis , ou garnie ^e dents pe- tites, et cachées par la gencive; la mâchoire inférieure étroile et armée de dents grosses et coniques ; les orifices des évents réunis, et situés au bout ou près du bout de la partie supé- rieure du museau; une nageoire dorsale.

M. le comte de Lacépède distingue trois espèces dans ce genre , savoir, le microps ^ Vovthodon et le mular ^ d'après !a forme et la courbure des dent? ; mais ces caractères ont - lis élé reconnus avec le soin suffisant ? et, d'ailleurs, ne sont-ila pas équivoques , ainsi que le remarque M. Cuvier , qui ne regarde comme un peu positive que la dernière espèce figu- rée par Bayer , dans les Acta curios. nai. m , pi. i.

Première Espèce. PhysetÈRE MiCROPS , Physelpr mir.rops , Lacép. , Hisi. nai. des Cétacés, p, 227. Cachalot microps ., Bonnaterre, pJ. de lEnrycIop. Pliys^îer. Artedi, Gen. y^. Syn. io4.. Balœna, Sibbald. , etc.

C'est un des plus grands cétacés connus , puisqu'il a 70 à 80 pieds de longueur totale. Il a particulièrement été décrit par Ârledi. Sa lête , dit cet auteur, est si disproportionnée, qu'elle est aussi longue que la moitié de l'animal , lorsqu'on lui a retranché la nageoire caudale. Sa mâchoire a ses bords alvéolaires, creusés de cavités destinées à recevoir les dents de la mâchoire inférieure. Celles-ci sont coniques, courbées, creuses vers leurs racines, et enfoncées dans l'os jusqu'aux deux tiers de leuriongueur. La partie de la denî qui est cachée dans l'alvéole, est comprimée de devant en arrière , canne- lée postérieurement, et rétrécie vers la racine, qui est très- pelile : la partie extérieure est blanche comme de l'ivoire ; et son sommet , aigu et recourbé vers le gosier , se fléchit nu peu en dehors ; elle n'a communément que trois à quatre pouces de longueur , et elle s'use avec l âge. Suivant quel- ques naturalistes , il n'y a que huit dents de chaque côté (!e mâchoire inférieure ; selon d'autres , il y en a onze ; ce qui peut tenir à la différence d'âge des individus qu'on a ob- servés. Artedi et Gnielin disent positivement que le nombre de ces dents est de quarante-deux. 11 paroîl que la nigichoirc supérieure est ausfi garnie de petites dents cachées dans les gencives; du moins les iiroënlandais assurent qu'il en exi; ie. L'orifice des évenls est situé à une petite dislance de l'ex! ré- mité du museau. Les yeux sont si petits, qu'Arledi dit qu ils ne sont pas plus grands que ceux àwgade-œ^lcfin., poisson du genre de la morue , et à peu près égal à cette dernière pour la taille. Chaque nageoire latérale a plus de trois pieds de lon- gueur ; la nageoire an dos est droite , haute et pointue. L.'i conformation de la tête est en tout analocue à celle de la

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teie du physale cylindrique. La peau est très-doace , très- unie , et d'un brun noirâtre.

Ce célacé se trouve dans les mers du Nord les plus rap- prochées du pôle. Il poursuit les phoques , les marsouins et les bélugas, avec une ardeur telle, que souvent il échoue sur les rivages d'où il ne peut se retirer. Il combat avec avantage les jeunes baleines franches , les jubartes , et les balcinop- tères à museau pointu.

La chair de ce célacé est fort estimée des Groënlandais; la graisse est très-blanche , et fournit de l'huile de la meilleure «jiialité. Sa pêche n'est pas moins dangereuse que celle des cachalots.

Dix-sept physelères microps,dont huit maies et neuf femel- les, échouèrent en décembre 1723, à l'époque d'une tempête violente , dansl'embouchure de l'Elbe , non loin de Cuxhaven. liCS plus grands avoient yS pieds , et les plus petits 4-o à 4^ de longueur ; les huit maies avoient chacun auprès de lui sa femelle, avec laquelle i! avoit expiré.

Seconde Espèce. P u YSETÈRE ORTilODON , Physeter orthutlon , Lacép. , Hist. nat. des Cétacés , p. 286. Physeicr microps , Var. B., Gmel. Cetuslripinnis, dentibusacuiis redis., {frisson., Ilrgn. nm'm. p. 862, n.° 9. Var. du cacha/ot frumpo, Bonna- tcne , pi. de r Encyclopédie.

Selon M. de Lacépède, le caractère distinctif de cette es- pace consiste dans la forme des dents de la mâchoire infé- ïicure , qui sont droites et aiguës, et dans la présence d'une bosse en avant de la nageoire du dos.

La tête de ce cétacé est conformée à peu près comme celle des autres espèces , et presque égale à la moitié de la longueur totale de l'animal ; l'orifice des évents est placé en dessus de la partie antérieure du museau ; l'œil est aussi petit que celui de la baleine, et de couleur jaunâtre. La mâ- choire inférieure est étroite , et a dix-huit pieds , lorsque ce cétacé a j5 pieds de longueur (et il peut en acquérir jus- qu'à 100); elle est garnie de 52 dents, fortes, droites, aiguës, îiesant chacune plus de deux livres , et correspondant à autant de cavités du bord alvéolaire de la mâchoire supérieure ; la langue est courte et pointue , le gosier assez large pour !.-:!sser passer des requins de 12 pieds de long , tout entiers ; les nageoires pectorales sont plus petites que celles du phy- sale microps ; une bosse très-haute s'élève sur la partie an- térieure du dos , à une certaine distance de la nageoire dor- sale ; la peau , très-mince , n'a quelquefois pas huit lignes d'épaisseur ; la chair est si dure , qu'elle n'est pénétrée qu'avec peine par les harpons des pêcheurs.

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La couleur de ce cétacé est ordinairement noirâtre ; mais «ne nuance blanchâtre se remarque sur une grande partie de sa surface inférieure.

On a pris un physetère de cette espèce dans l'océan glacial arctique, par le 77.^ degré et demi de latitude, qui a fourni un millier pesant d'adipocire contenu dans la cavité cartilagi- neuse du dessus de sa tête.

Troisième Esf)h:e. PhyseïÈre MULAa , Physeler viular , Lacép. , tlist. liai, des Célares , page 23q. Pliyseler tursio , Gmelin. Balœna, Sibbald.

Cette espèce, selon M. deLacépède, est parîiriillèrement caractérisée par la hauteur considérable de sa nageoire dor- sale, et par (,ieux ou trois bosses élevées, placées derrière cette nageoire. De plus, les dents ne sont point semblables à celles du microps et de Torlhodon. Elles ne sont pas très- courbées comme celles du premier, ni droites comme celles du second ; et leur somme! , au lieu d'être aigu , est très- émoussé ou presque plat.

De plus , les dents du muiar sont inégales : les plus grandes sont placées vers le bout du museau; elles peuvent avoir huit pouces de longueur sur neuf de circonférence , à l'endroit elles ont le plus de grosscsir ; les moins grandes ne sont lon- gues alors que de six pouces. Toutes ces dents ne renfer- ment pas une cavité. On en découvre une très-aplatie dans plusieurs des intervalles qui séparent l'un de l'autre les alvéo- les de la mâchoire supérieure.

On a vu des mulars de plus de cent pieds. Ces animaux vont par grandes troupes dans locéan atlaniique septentrional , ainsi que dans l'océan glacial arctique , particulièrement dans la mer du Croënlaud , dans les environs du Cap Nord , et auprès des îles Orcades.

Un cétacé , échoué sur les rivages de la Méditerranée , près de Nice , a été rapporté par Bayer à celte espèce, sous le mêmenojn de mular, qui, ainsi que le remarque M.Cuvier, appartient à un cachalot d espèce indéterminée, dont Nie- remberg a fait mention, (desm.)

PHYSIC-NIJ T. Nom que , dans les Colonies anglaises , on donne à plusieurs espèces de MÉnicisiEtis (Jatropha). L'un d'eux est le FnE>T,u-PHYSlC-NUT, c'est le Jat. vmltifida , et un autre Englicii-PuYSIC-NUT, ou Jat. r.urcas. Le Spiiœa trifoUaia , plante de genre et de famille très - différens , est appelé Indian physic-nut. (lin.)

PHYSIC-PORT. Nom anglais des Phytolacca. (ln.)

PBYSIDRUM, Physidmm. Rafmesquc Smalt?. donne ce nom à une production marine , selon lui du règne végc'

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tal, ainsi caractérisée: corps mcH>J>rnneux en forme de vessies solitaires, éîastifiues , in^terforées , pU-ines d'une liqueur aqueuse, qui renferme les semences. Ce genre, avec ceux de physotris et de myrsidrum , forme^iui ordre de plantes uiarincs très - cnrienses à cluse de l'es-pèce de liquide qu'elles conlicnneril. Lorsque 1<'S semences sont mû- res, la plante crève , el elles se répandent avec le liquide. Le PHY.siDPtiTM nsiFORJiF. a les vessies sessiles , splîériques , pisiformes , d'un vert opaque. Le l'iiYStnRUM hyalin les a sessiles, ovales, liyalines et Iranspan-ntes. Le PliYSinRUM ROUGEATHE les a pédonculées , rons.'Kàires, opaques, sphcri- ques ; enfin le PH\SJnRrM aci^écé les a groupées, sphéri- ques ou ovales, veiles , presque diaphanes.

Ces productions sont fixées aux roclnjrs et aux zoopliyles , et doivent elre mieux coûnues po!;r prendre place dans les sysièmes d"hisloire naiurt'lji'. (JiFSM.)

PHYSIOLOGIE VEGETALE. Fo/cz Arbke , Végétal , etc. ( tol. )

PKYSKI, Physkiian. PIr.nte aquatique à tige nulle , à feuilles ensiformes , hautes de deux pieds, Irès-entièrcs , glabres, à fleurs vertes portées sur des pédoncules solitaires , qui, selon Loureiro, forme un genre dans la polygamie dioccie.

Ce genre offre pour caractères ,tdans les (leurs herina- phrodiles, qui sont longuement pédoriculées : un calice luî)U- leox, Lifide, à découpures arrondies; une corolle de trois pé- tales ovales et pcrsistans ; six élamines ; un ovaire situé entre le calice el la corolle, à style épais et court, à trois slignfates bifides et recourbés; une follicule cylindrique, mince , uniloculaire , couronnée par les stigmates et la corolle. /

Dans les fleurs femelles, qui se trouvent sur d'autres pieds et sur des pédoncules courts el éj)ais , il n'y a ni calice ni corolle ; on y voit un ovaire conique à stigmate sessile percé de quelques trous; une follicule conique, courte*, uniloculaire et polysperme.

Le physki se trouve dans les rivières de la Cocliincbine.

Poiret pense qu'il doit être réuni aux Valisnèrks. (b.)

PllYSODE , Physodes. M. Duméril désigne ainsi un genre de crustacés , mais qu'il place dans la classe des in- sectes, el qui compreiid les oiiisriis aquatiques de Linnœus , ou les oseiks d"01ivier. J'oyez l'arlicle IsopoDES. (l.)

PKY^SOON, Physoon. Genre de mollusques établi par M. Rafinesque dans sa famille des Protoles , el dont les caractères consistent : en un corps renflé , couvert de tuber- cules prcnans ; en une bouche pourvue de cinq petits tu- bercules intérieurs ; en un anus terminal.

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Cegenre renferme deux espèces , qui vivent dans les mers de Sicile , le Physooîs échiise et le Phy600n fusiforme.

(B.)

PHYSOPHORE , Physophora. Genre de vers radiaires, dont le caractère consiste à avoir un corps gélatineux , divisé ou lobé inférieuroment , et vésiculifère dans sa partie supé- rieure ; une bouche inférieure et centrale, accompagnée de tentacules.

Ce genre, qui est 6guré pi. G aS, se distingue àes MÉDUSE.S, rlont il esllrès-voisin , par les vésicules aériennes qu'on trouve sur son dos , et qui servent aux animaux qui le composent pour se soutenir sur la surface de Teau. Forskaël, à qui est due la connoissance des espèces qui le composent , n'a pas observé leurs mœurs ; mais il est probable quelles s'éloignent peu de celles des Méduses. Ce genre fait le passage entre ces der- nières et les Phisalides,

Les trois efpèces de pl/jsophores observées par Forskaël se trouvent dans la Méditerranée , et sont représentées pi. 8.j, fig. 7 12 des f^ers de r Encyclopédie; et la première, la Phy- SOPHORE HYDROSTATIQUE, Test pi. 18, Cg. 4, de V Histoire natu- relie des Vevs^ faisant suite au È'tffun, éd. de Deterville. Une quatrième espèce, le Physophore morunème, est figurée dans le Voyage aux Terres Australes , de Pérou.

Le genre Rhizophise a été formé par Péron aux dépens de celui-ci. (b.)

PliYSOSPERMUM. Le genre d'ombellifères ainsi nom- mé par Sprengel , est le même que le danaa d'Aliioni et de Decandolle, appelé //('/«.Wma par Lagasca. 11 paroîlroit, d"a- près ce que dit Sprengel, que le danaa aquilegifolia , Ail. , et le Ligusticum comuhiense^ Linn., sont la même espèce. 11 rap- porte aussi à ce ^envcle Liguslicum caucasicum de Willdenow.

(LN.)

PHYSOïRIS , Ihysotris. Rafinesque-Smaltz donne ce nom à une production maritime très-voisine de celles qu'il appelle Physidrum et Myr.sidrum (T. ces mots), et qui ne difiére des premières que parce que les petites vessies qui renferment les semences, nageant dans un liquide, sont por- tées sur des tiges ramifiées. Rafinesque pense que ù'iversjuais devroient appartenir à ce genre. La seule espèce qu'il décrit , est le PllYSOTRls AGGLOMERE, qui est roussâtre, obscur, avec la tige irrégulièrement rameuse, flcxueuse , comprimée, ayant à peu près un pied de longueur; les vessies groupées, sessiles et opaques; les rameaux alternes, opposés, etc.

Cette production marine a été observée sur les cotes de Sicile. (DESM.)

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PHYTADELGES ou Pl/^ntisuges. M. Dumërîl ( Zool. anal.) nomme ainsi une famille d'insectes, de Tordre des hé- nilplères , qu'il cararlérise ainsi : ailes semblables , non croi- sées , souvent éten<'iues , transparentes ; bec naissant du cou ; tarses à deux articles. Si on retranche de cette division le genre thrips , elle comprendra exactement nos deux dernières familles des hcmiplères : celles des hymônélylres et des gal- Ilnsecles. Voyez le tableau de notre article Entomologie.

(L.)

PiiYTANTRACE. M. Tondi emploie cette dénomina- lion grecque , qui signifie charbon végétal , pour désigner les LlGNiTESet les Houilles; celles-ci sont spécialement ce qu'il ïjomme Zoo-phyianthrace hydrogéné. V. LlGTSlTE et Houille.

(LN.)

PHYTELIS, Phyte/is, Ce nom a élé donné, par P»afi- ïiesque-Smallz , à certaines productions marines, en forme d'expansions trcs-mlnces et fort exactement appliquées sur les surfaces planes des plantes marines , telles que \e!i fucus et les zostères. Le plus souvent ces expansions sont irrégu- lières , de substance coriacée, crusiacée , ou friable; les fructificalionssont tuberculeuses ou ponctiformes, saillantes, éparses irrégulièrement sur la surface.

Ces pJiyte/is nous paroissenl se rapporter exactement au genre de la famille des corallines, appelé Melobésie par M. Lamouroux, dans son Histoire des polypiers flexibles co- ralligèncs.

La Puytelis radicée a ses tubercules disposés presque régulièrement en lignes divergentes d'un centre.

La Puytelis sillonnée a son expansion couverte de petits sillons et de petits tubercules épars irrégulièrement.

La Phytelis noire est de cette couleur, avec ses tuber- cules épars , presque égaux , ronds , convexes , charnus.

La Puytelis macrocarpe est blanchâtre, à tubercules gros et allongés,

La PHYTELts granuleuse a ses tubercules très -rap- prochés.

Enfin , la Piiytelys tuberculeuse les a écartés , con- vexes et voûtés, (desm.)

PHYTEUMA de Dioscorlde. Cette plante avolt les feuilles de la linaire, mais plus petites: les ti^'fs nombreuses et creuses; la racine petite, fine et superficirile. Cette ra- cine étoit , disoit-on, propre à exciter à l'a!!) )ur ; d'où le phyteuma liroit son nom , qui vient d'un mot grec signifiant engendrer.

Honoré Bellu? , Dodonée et plusieurs autres botanistes ,

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rapportent le Phyteuma à VonUrrhimim orontmm ; Mallhîole an catnpanula pevsidfoUa ; Columna an srabiosa rolumharia ; l'école de Montpellier , du temps de Lohel , au resedaphy- teuma; et Césalpin nomma phyteuma à feuilles de raponcules, respcrela plus commune du genre Phyteuma^ Linn. Adanson place le phyteuma de Dioscoride parmi les scabieuses ; et il donne, avec Tourneforl , le nom de rapunculus au genre phvfeuma^ Linn. V. Phyteume , (ln.)

PHYTEUME. V. Raponcule. (b.)

PHYTEUMOPSÎS, Phyteumopsh. Genre de plantes appelé Persoonie par Michaux, Trattenikie par Person, et Marshat.lir par Pursh. (b.)

PÏÎYTEUOIDES de Plukencl (Alm. tab. 2i5, f. i). C'esiie sropaiia duk/'s , Linn. V. ScOPAIRE. (ln.)

P RYTIBR ANCHES, Phrdhranchia. Nom que j'ai donné à une famille de crustacés, de l'ordre des isopodes , dont les branchies ou les appendices qui les portent , sont sem- blables k de petits pieds articulés, ou à des tiges ramifiées ; Los uns ont dix pieds , les autres en ont quatorze ; mais les quatre derniers au moins, sont dépourvus d'ongles et propres à la natation. J'ai composé celte famille ( Cuvier Rè^ne anim. , iom. 3, pa^. 53) des genres : Typhis , AncÉE , Prainize , Apseude et Ione.

Ayant découvert , depuis peu , des palpes aux mandibules des apseudes, ce genre paroît devoir êire transporté dans Tordre des amphipodes, V. ces articles .(l.)

PHYTOBASILION. V. Leoktopodion. (en.)

PHYTOCONÏS, Phvfocoms. Genre de plantes de la f.Tniille des algues , établi par Bory Saint- Vincent, pour placer les Byssus pulvérulens. On peut lui. donner pour type le hyssuspouipre ou le byssus vert^ si communs contre les vieilles murailles exposées au nord , sur l'écorce des arbres.

(B.)

PtîYTOLAGCA , Phytolacca. Genre de plantes de la décandrie décagvnic, et delà famille des chénopodées , dont les caractères consistent : en un calice coloré, divisé en cinq parties; point de corolle; huit à vingt élamines, un ovaire supé- rieur, strié, et surmonté de huit à dix styles à stigmates sim- ples et recourbés : une baie orbiculairc, creusée de huit h dis sillons , à huit à dix loges monospermes.

Ce genre est remarquable en ce que , quelque naturel qu'il 'soit , des six espèces qu'il contient , une est heptandre , une octandre , une décandre , une dodécandrc , une icosandre et une dioïque. 11 renferme àcis. plantes à tiges frutescentes , ou quiparoissent telles à raison de leur solidité et de leur gran-

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deur; à feuilles alternes, entières, terminées par une pointe recourbée ; à fleurs disposées en épis ordinairement opposés aux fenilles, rarement axillnires.

Parmi ces espèces , la seule qu'il soit important do ronnoî- tre , est le Phytolacca nrcANDRE, qui a dix ét.ujiinos et au- tant de pistils , qui vient de l'Amérinue , cl qui s'est natura- lisé dans plusieurs canlons de la France. C'est nue plante vivace dont j.i racine est qnelquerois grosse comme la cuisse, la tige grosse comme le bras, el la hauteur de six pieds; elle est très-ramei^se, et donne successivemenl, pendant huit mois de l'année, des feuilles et des fleurs nouvelles. On l'appelle vulgairement le raisin â" Amér'qiie ^ vwreïlc à grappes , vermillon planle , herbe de la laque et méchoacan du Camida On In cultive d"ns quelques jardins d'ornement, à raison de la beauté de son feuillage et de ses grappes de fruits , qui sont d'un vif pourpre.

Cette plante passe en Europe pour dangereuse , et ce- pendant on en mange généralement les jeunes feuilles en Amérique , en guise d'épinards. J'en ai goûté, et les ai trouvées bonnes, et n'en ai éprouvé aucun inconvénient. Quand elles deviennent vieilles, elles prennent de l'âcreté. On dit qu'on en emploie l'extrait dans la composition ano- dine appelée baume tranquille. Ses baies purgent , et ont été fort en vogue pour laguérison du cancer , mais on les a aban- données pour la CIGUË, qui a été abandonnée à son lour. J'ai appris, en Amérique, que leur infusion dansl'eau-de-vieétoit un des meilleurs remèdes qu'on connût dans le pays conlrc les rhumatismes : il ne s'agit que de s'en frotter à chaud avant de se coucher, pour être guéri le lendemain , surtout si on a pris une ou deux tasses de salsepareille ou autre sudorifique.

Cette plante , coupée jeune , fournit beaucoup de potasse par son incinération ; et il est prouvé , par des expériences directes, qu'il seroit très-profitable delà cultiver pour cet objet dans les mauvais terrains et dans les clairières des bois.

Les oiseaux, tant en Amérique qu'en France, aiment beaucoup les baies du phytolacca. (B.)

PHYTOL\CC'\ ÉPINEUX. Plumier donnoit ce nom à une espèce de Morelle Épi^îEUSE, solanum polyucan/hos, Lk. (L^.)

PHYTOTIPOLYTHES. On désignoit autrefois, parce -nom, les euipreintes de végétaux fossiles sur certaines pierres , lelles que les empreintes de fougères sur les ardoises, (lk.)

PFIYTOLITHA. Nom donné aux pierres arharisées. (lN.)

PHYTOLITHES, ou végétaux pétrifiés, ou fossiles. On \qs divise en six parties :

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1. Phytolithes El<iTlERS (^Phyto/ilhus p!aniœ, Linn, ; iypo- li/hus vegelabiiis, Cartheuser. ). Ils appartiennent à divers vé- gétaux.

1. A la pesse (tilppuris). On en trouve en Silésie à Manne- bach, Magdebourgprès Hall ; enWeslphalie près\'V'ui\îelon, et dans presque tous les schistes qui accompagnent les houil- lères.

2. Au chara , à la sauge , àT/m, à Alais en Languedoc.

3. Aux graminées^ au vulpin {alopecurus) , au chiendent,, dans divers lieux, et notamment dans le calcaire d'eau douce.

4. Aux Tubiacées ,, comme gaillet et aspériiles.

5. Au buis,, dans le schiste bitumineux, à Kellwig, Eschvvei- 1er , Muhleim sur la Roër, Richterich, Morsbach et Scher- berg.

6. Au myosotis scorpidides et à la pulmonaire, dans les houilles de Saint - Imbert,

7. Aux athamanthes , en "Westphalie , à Eschvveiler et Morsbach,

8. Au laser,, à Colebroëkdale, dans la province de Shrop en Angleterre.

g. Au chœrophyllum , en Silésie, Westphalie, etc.

10. j\ii fenouil , à Schlimbach en Haute Autriche, et à Adamsmuhl en Westphalie.

11. A la iurquette {herniaria), à la Bruyère, à Saint-Firmin , Chambon et à Saint-Gcnet-Lerpt.

12. Au myriophyllum, en Angleterre , et en Silésie à Man- nebach.

i3. Aux euphorbes, en Weslphalie et en Silésie, dans de l'argile.

14.. Au cactus, dans les houillères d'Angleterre , des Ce- vennes , etc. , considérés aussi comme des troncs et des régimes de palmiers.

i5. Au ceratophyllum , dans les houillères d'Ëisleben en Thuringe , de 3iaiuiebach en Silésie, etc.

16. A la nigelle, en Silésie.

17. Ans anémone syloesfrîs et hepaiica , à Saint-Imbert , dans les schistes des houilles.

18. Au géranium , à Alais.

19. Aux pins, en Suisse, à Essenen, etc., enWeslphalie.

20. Au zosiera, dans la marne endurcie bitumineuse de Vérone , et à Saint-Genet-Lerpt.

21. A [afumeterre, dans une argile feuilletée^ k Eschweiler en Westphalie.

a2. A la vesce , même pays.

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23. A VOmàhopode , au Galèga, à Vérone.

2^. A Vlnula, à V Aster ^ au Cfirj'santhemum, au Bleuet et à diverses autres centaurées, en Silésie, à Lasig; en Suisse, à Ilefeld-, en Languedoc, à Àlais.

25. Aux prêtes, à Bedenbergen Westplialle , Hal, Weltin et Kœnihsiuter en Basse -Saxe; Sangcrhausen en Ilaute- Saxe ; llineno en Franconle ; à Manncbach en Silé- sie , etc.

26. Aux fougères de toutes sortes, presque exclusivement dans les schistes de houillères elles ahondent. On cite Vosmunda regiilis à Zwickau; V osmunda slrulhlupteris à Wettin et àMannebach ; Vosmunda spicans dans les Cevennes ; Vos- munda crispa à Wiilemstein en Westphalie ; Vuaosiichum septentrionale en Silésie ; Vacruslichum ihelipteris à Altwasser en Silésie ; le pteris aquilimi dans les Cevennes , en Bohème à Comraotau , en Silésie prè-j Mannebach ; Vasplenium ceterach, dans une argile micacée, à Furens en France ; Vas- plenium îrichomanoide à Badenberg en Westphalie , à Com- molau en Bohème, et à Vérone; Vasplenium ruta-muraria entre Borbeck et Essen en Westphalie ; Vasplenium adian- tum-nigrum dans le niéme lieu, et en France à Furens; le polypodium \>ulgare en Silésie près Mannebach, et àVérone ; le polypodium crisiatum à Badenberg; \e polypodium filix mas à Muhlheim en Westphalie, à Rotenbourg sur la Saal , en Thuringe, et en Silésie près Mannebach; lapolypodium rhœti- cum à Allvvasseren Silésie; \c polypodium d/yupteris à Baden- bergel Rothberg en Silésie ; des adianthum à Ilefeld au lîarlz, à Borbeck et Essen , etc. "

27. Aux lycopudes , à Altwasser en Silésie.

28. Aux mousses de diverses espèces, à Vérone , dans le calcaire bitumineux; à Zwickau , dans l'argile à po- tier , dans le lignite à Libiar près de Cologne , et au Meissner, etc.

2g. Aux algues , conférées , uhcs, fucus , à Vérone, dans du calcaire compacte; près de Bordeaux, et de Dax; à Papenheim, OEningen ; et sur les bords de la Tamise ; dans les marnes des environs de Paris, et dans le calcaire grossier; dans les houillères de Litry , elc.

IL PhYTOLITHES KIIIZOLITUES. V. RlllZOLlTHE. m. PlIYTOLITUES DE TRONCS d'aRBRES ET d'aRBRES. Voy. LmiOXYLE et 1'£TR1FIC\TI0N.

IV. PiiYTOLiTHES DE FEUILLES. Le nombre en est immense. V. Lfthobiblion.

V. Ph\tolithes AiSTHOLiTUES, OU empreintes de Heurs. I." Epis de graminées dans les houillères de Silésie , de

Francoaic, en Hesse, en Westphalie, des Cevennes, de

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TAngleterre , etc. ; dans le fer carbonate argileux compacte d'Angleterre, etc.

2.° Fleurs de diverses herbes : du galium dans les houil- lères en Angleterre et dans les Cevennes ; Alieliofropium à Eisieben , dans une marne bitumineuse ; tïalsine média en Silésie ; de renoncule à Œlningcn ; Acmyagrum en Angleterre ; A' aster à Lassig en Silésie , et à Ilefeld au Hartz ;de centau- rée en Allemagne, etc.; des fougères en fructification dans les houillères d'Allemagne , de Kive-de-Gier et de Saint Etienne, etc.

"VI. PuYTOLITHES DE FRUITS. F. LiTHOCARPES.

Les considérations et observations qui sont faites aux arti- cles Fossiles, Lithobiblion, Lithocarpe, Lithoxyle et Pé- TRlFiCATlo^iS , s'appliquent aux phytolithes en général; ainsi , nous y renvoyons, et nous ne développerons pas davantage cet article. Les personnes qui en désireroient davantage, peu- vent consulter les ouvrages de Knorr , Struve , Schlolhi-ini, Deborn, elles trouveront l'indication d'un grand nombre d'autres ouvrages sur les phytolithes, (ln.)

PliYTOLOGlE, Res herbaria. Mot composé de deux mots grecs , et qui signifie Discours sur les Plantes. 11 est em- ployé dans les auteurs comme synonyme de Botanique. V. ce dernier mot. (d.)

PïiYTON. L'un des noms grecs anciens du Cynoglos-

SUM. (ln.)

PHYTOPHAGES. r. Herbivores, (desm.) PHYTOTOME, PhYtotoma , Daudin , Lath. ; Loxia , Gm, Genre de l'ordre des Oiseaux sylvains et de la famille des Granivores. V. ces mots. Caractères : bec robusic , droit, conique , à bords finement dentelés; narines petites, orbi- culaires , situées à la b;<se du bec ; langue courte , à pointe obtuse ou aiguë ; trois doigts devant et un derrière chez les uns , deux devant et un derrière chez les autres; différence qui donne lien à deux sections. Des trois oiseaux qui com- posent cette division , deux habitent dans l'Amérique méri- dionale, et l'autre se trouve en Afrique.

A. Quatre doigts.

*Le Phytotome du Chili ou Rara, Phytotoma mra, Dau- din , Lath. Cet oiseau, de la taille de la caille, a le bec long d'un pouce et demi ; la langue très-courte et obtuse ; Tiris brun ; le dos d'un gris sombre ; les pa.ties inférieures duae teinte plus pâle ; les pennes des ailes et de la queue tachelcxis de noir; celle-ci arrondie à j-ou extrémité el d'une moyenne

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longneut-, le doigt poslérieur beaucoup plus court que les autres.

Le nom donné à ce phytotome vient d'un cri qu'il jette par intervalles, et qui exprime très-distinctement les deux syllabes ru, ru. Il se nourrit de végétaux , et fait beaucoup de dégâts , ayant l'habitude de couper les tiges des plantes j)rès de leurs racines ; aussi lui fait-on une guerre continuelle. 11 construit son nid avep des feuilles, sur les grands arbres des déserts. Ses tjeufs sont blancs et tachetés de rouge.

Le Phytotome du Paraguay , P/?y/o/o«?a 7•M/^7a, Vieill. C'est le dentato de M. de Azara. Comme ce naturaliste n'a vu qu'un seul individu dont les ailes étoient en mue , et au- quel il manquoit toutes les pennes latérales de la queue, sa description est en partie incomplète : il a sept pouces de lon- gueur totale; le front, la gorge, le haut du cou en devant, et le bas-ventre , d'un roux vif; une longue tache de la même couleur sur les côtés de la poitrine ; le reste de cette partie et du devant du cou couvert de plumes à barbes presque blan- ches, et à lige d une teinte un peu moins claire ; la tcte , le dessus du cou et du corps d'un brun lavé de vert ; les scapu- laires noirâtres dans leur milieu ; les couvertures et les pennes des ailes de cette teinte ; les premières tachetées et bordées de blanc ; les pennes frangées de vert ; les deux plumes du milieu de la queue , noirâtres. Sonnlni regarde cet oiseau comme une espèce très-voisine au. phytotome rara, si ce n'est pas le même. V. ci-dessus et comparez.

B. Trois doigts.

Le Phytotome n'ABYSSiTîiE, Phytotoma tridactyîa ; Lovia Lath.; triàartyla, Gm.; pi. M 28 de ce Dictionnaire, se trouve en Abyssinie. 11 a la grosseur de notre gros-bec ; six pouces environ de longueur ; la tête , la gorge et le devant du cou rouges; le reste du plumage noir, avec les épaules d'un bru- nâtre qui prend une nuance verte ; les grandes couvertures des ailes bordées d'un blanc légèrement olivâtre ; la queue un peu fourchue ; les pieds bruns. Cette description est d'après Daudin , qui l'a faite sur un dessin qu'on lui a en- voyé comme élantla figure d'un oiseaude Nubie, Cephytotonie diffère de quelque chose du guisso halilo, auquel on le réunit. Celui-ci a été décrit parBuffon d'après un dessin que lui a donné le chevalier Bruce. Sur cet oiseau, la couleur rouge s'étend non-seulement sur la tête et le devant du cou , mais elle se prolonge jusqu'aux plumes du dessous de la queue par une bande étroite ; les couvertures des ailes sont brunes, avec une bordure blanche ; les pennes sont frangées de vert ,

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et les pieds d'un rouge fort obscur. Celte espèce est solitaire et se tient dans les bois. Le nom qu'on lui a conservé est celui qu'elle porte dans l'Abyssinie. (v.)

PHYXIMILON. Plante citée par le poëte Eschyle , et qui est rapportée au BANA^IER par G. Bauhin. (ln.)

PL Eu Languedoc , on appelle ainsi le Pic vert, (desm.) PI et PIGNË. Noms du Piis , en Languedoc, (ln.) PIA, PIAC. r. l'article Pie. (v.)

PLVBUQUE , Piabiicus. Sous-genre introduit par Cuvier parmi les Salmotmes. Il a pour type le Salmone argentin de Bloch, que les Brasiliens appellent Piabucu. (b.)

PIADEBA, LADIERISA et i ORNISCO. Noms por- tugais de diverses espèces de Filaria , suivant Clusius. (ln.) PIAILLE. Nom que donnent les Nègres de la Marti- nique aux Talismans ou Gris-gris qu'ils composent pour se garantir de malheur, (b.)

PlANGIN.Un desnoms de la Sittelle, en Piémont, (v.) PIANL\ ÏRAVA. Nom russe du rhododendron chrysan- thum , qui jouit d'une grande réputation pour guérir les rhu- matismes et les ulcères, (b.)

PIANK. L'Ivraie enivrante , Xo^hto iemulentum ^ reçoit ce nom en Allemagne, (ln.)

PIANTAGGINE. Nom des Plantains, en Italie, (ln.) PIAPAU. Nom des Renoncules sauvages, (b.) PIARANÏHLS. Genre établi par R. Brown , pour pla- cer deux espèces de Stapelia , punclala et pulla , Mass. , qui diffèrent des autres espèces par leur corolle campanulée , par leur colonne fructifère saillante , et par leur couronne slami- ïiifère double, (ln.)

PIARDS. On donne ce nom , dans nos îles d'Amérique, aux Nègres qui ont sur le corps des taches blanches. F. l'art. Homme, (s.)

PIATS. On désigne ainsi les petits de la Pie. (v.) PIAUHAU, Querula^ Vieill. ; Muscicapa , Linn. , Lath. (ienre de l'ordre des Oiseaux Sylvains etde la famille dts BÀccivoRES. V. ces mots. Caractères: Bec très - déprimé et garni à sa base de plumes et de soies dirigées en avant , triangulaire, convexe dessus et dessous; mandibule supé- rieure échancrée et crochue vers le bout ; l'inférieure à pvoinle très-grêle , retroussée et très - aiguë ; narines ouvertes, un peu arrondies, couvertes par les plumes du capistrum ; langue ; bouche ample , garnie de cils sur les an- gles ; ailes longues ; les i.*'* et 8."^ rémiges égales , la deuxiè- me plus courte que la sixième, la quatrième la plus longue de toutes ; quatre doigts , trois devant , un derrière ; les ex- térieurs réunis jusqu'au-delà de la première arliculation. XX. VI. . 5..-.i . ,

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Le PiAUUAU A GORGE ROUGE , Queruîa ruhricoUis , Viellï.* Muscicapa ruhricoUis^ Lalh. ; pi. M ig, fig. 2, de ce Diction- naire. Toul le plumage de cet oiseau est d'un noir profond , hors une belle tache d'un pourpre foncé qui couvre la gorge du mâle et que n'a pas la femelle ; longueur totale , onze pouces. Les piauhaus se rassemblent en troupes, se plaisent dans la société des toucans et les précèdent ordinairement , toujours en criant aigrement /;/ hauhau Ils sont très-vifs et presque toujours en mouvement. Ces oiseaux n'habitent que les bois, et se nourrissent de fruits, (v.)

PIAYE. Nom que les Galibis ont imposé à un oiseau de la Guyane. Ce nom signifie ministre du diable. V. Couucou PIAYE. (V.)

PlAZZI ou GÉRÉS. V. Planète, (lib.)

PIBOLTLADOS. Nom languedocien des champignons de souches , qui viennent communément par touffes au pied des vieux peupliers et dans une partie morte, (desm.)

PIBOULE. Variété du Peuplier noir, (b.)

PIC. C'est le nom qu'on donne à des montagnes très-éle- vées , escarpées de toutes parts, et qui ont la forme d'un cône ou d'une pyramide. La plupart des pics sont des montagnes Tolcaniques , et c'est un fait très -remarquable , que presque toutes les îles de l'Océan offrent des pics qui sont ou des volcans éteints, ou des volcans en activité.

Les plus célèbres sont \t pic de Ténériffe dans l'une des îles Canaries, le pic de Saint-George dans lune des Açores , et le pic d^Adam dans l'île de Ceyian. Ces montagnes se décou- vrent à la dislance de lieues, et leur élévation est de 10 à 12 mille pieds au-dessus de la mer.

Les navigateurs modernes en ont reconnu plusieurs autres qui ne le cèdent point à ceux-ci en élévation.

Le pic d Adam est remarquable surtout en ce qu'il offre à son sommet une plaine d'environ six cents pas de circuit, au milieu de laquelle est un petit lac fort profond , qui n'est autre chose que l'ancien cratère du volcan auquel le pic doit sa formation, V Lacs.

On voit aussi des montagnes prim.itives taillées en forme de pics d'une hauteur énorme ; les Alpes et les PyrénJes en offrent de nombreux exemples : dans les Alpes , on leur donne le nom A aiguilles; telles que V aiguille du Midi ., qui est attenante au Mont-lilanc , les aiguilles rouges qui bordent au N. O. la vallée de Chamouni, etc.

Dans les Pyrénées, on leur conserve le nom àe pics ^ et l'on remarque surtout le pic du Midi et le pic d' Arbison , qui sont élevés d'environ quinze cents toises au-dessus de la mer»

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Les pics des montagnes primitives se rencontrent surtout parmi celles dont les couches sont à peu près verticales, attendu que les torrens venant à saper la base de ces couches, entraînent leur chute entière , quelle que soit leur élévation ; les débris de ces éboulemens successifs ne tardent pas à être comminués et entraînés par les eaux ; il ne reste enfin que le noyau de la montagne.

On observe aussi , quoique assez rarement, des pîcs pri- mitifs formés de couch-es presque horizontales ; mais ceux-ci, quand ils sont d'une hauteur considérable , ne sauroient être l'ouvrage des eaux : leur existence remonte à l'époque même de la formation des montagnes primitives. Ces montagnes furent élevées par l'intumescence de la matière du granité qui, venant ensuife à retomber un peu sur elle-même , forma ces dépressions qu'on observe au sommet des plus vastes montagnes, telles que le mont Rose, le mont Saint- Gothard, le mont Cénis, etc., qui ont la forme d'un grand cirque entouré de parois abruptes dont la cime est déchiquetée en obélisques. Ces parois sont formées des couches schisteuses qui avoient été soulevées par le granité, et qui, se trouvant déjà en partie consolidées,sont demeurées dans une situation plus ou moins élevée, suivant le degré de consistance qu'elles avoient ; les plus molles se sont affaissées elles-mêmes sur le granité, et servent de point d'appui et d'arc-boutant à la base de celles qui se trouvoient d'une consistance plus solide, et qui présentent aujourd'hui ces grandes pyramides inaccessibles.

L'un de ces pics les plus instructifs pour la géologie , est telui qu'on nomme le Mont-Ceivin, qui fait partie de l'enceinte du montRose. Saussure l'a soigneusement observé, et en a pris la hauteur par la méthode trigonométrique. Ce pic est remarquable par la situation élevée il se trouve ; car la base sur laquelle il repose, est à près de dix mille pieds au- dessus de la mer : il est remarquable par sa propre élévation qui est de près de quatre mille pieds ; enfin , il est remar- quable par sa forme générale et par sa structure. C'est un immense obélisque de forme triangulaire , qu'on prendroit au premier coup d'œil pour un produit de la cristallisation ; mais cette idée s'évanouit dès qu'on vient à considérer qu'il est composé de quatre assises bien distinctes, de différentes espèces de serpentines et de schistes micacés , entassées les unes sur les autres, parallèles entre elles, et faisant avec l'horizon un angle d'environ ^5 degrés. Il est évident que ces assises ont fait partie de couches beaucoup plus étendues , qui ont été séparées de l'obéliscjue d'une manière quelconque : c'est ainsi que Saussure en a jugé ; mais le point embarrassant

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éloit de savoir ce que sont devenues les couches qui formoienl la suile de celles qui composent l'obélisque, et dont Saussure n'a pas aperçu le moindre vestige.

La première idée qui se présente , c'est qu'elles ont été rongées, détruites et emportées par les eaux courantes ,, et c'est l'opinion que Saussure adopte ; mais elle semble of- frir de grandes difficultés, (pat.)

PIC , Ficus ^ Linn. , Lath. (ienre de l'ordre des Oiseaux Sylvains, de la tribu des Zygodactyles et de la famille des Macroglosses. Voyez ces mois.. Caractères : Bec garni à sa base déplumes, ordinairement sétacées, et dirigées en avant, ro- buste, polyèdre , droit et terminé en forme de coin chez les uns, arrondi, plus ou moins arqué et pointu chez les autres; mandibule supérieure sillonnée en-dessu5, quelquefois lisse; narines ovales , ouvertes, plus ou moins cachées par les plumes du capistrum; langue susceptible de se lancer en avant hors le bec , lombriciforme , et munie vers le bout d'épines recourbées en arriére , terminée en pointe très - aigiie et cornée; tarses courts, nus, parfois à demi - emplumés ; quatre doigts , deux devant et deux derrière ( très-rarement seulement trois, alors le pouce est nul ) ; ongles arqués , aigus; ailes à penne bâtarde courte ; les troisième et qua- trième rémiges les plus longues de toutes; queue composée de dix ou de douze pennes concaves , à tiges roides , élasti- ques , très-aiguës pour la plupart.

Nota. Chez les espèces qui ont douze rectrices , la plus extérieure de chaque côté est très-petite ; c'est pour- quoi elle a souvent échappé à l'observation. Ce groupe est divisé en deux sections, d'après le nombre des doigts, et la première en deux paragraphes, d'après la forme du bec.

Cette famille , l'une des plus grandes et des mieux carac- térisées, est répandue surtout le globe; partout la nature a placé des pics elle a produit des arbres , et en plus grande quantité dans les climats les plus chauds.

Ces oiseaux se tiennent dans les bois, et presque tous per- chent rarement. Ils se cramponnent au tronc des arbres et les parcourent de bas en haut , et jamais de haut en bas , en tenant toujours le corps verticalement et jamais en tra- vers. Ce n'est point en portant en avant un pied , ensuite l'autre, qu'ils s'avancent, mais par petits sauts. A l'exception d'un très-petit nombre d'espèces, toutes les autres ne savent pas marcher; aussi ne se posent-elles que très-rarement à terre; alors leurs pas sont des sauts. Parmi les pics étrangers, il en est qui vivent en familles , et d'autres par paires ; plu- sieurs juchent assez souvent et parcourent très-rarement les arbres en y grimpant. Tels sont, dajis l'Amérique, Wspics

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hoeiilrâ rouge, dominicain, à ailes dorées, et Aes champs', celui-ci et le pic laboureur cherchent leur nourriture à terre ; plusieurs joignent aux insectes, aux vers, la principale nourriture de tous, les baies et les fruits ; tous , ou du moins ceux dont on connoît les habitudes, nichent dans des trous d'arbres qu'ils percent eux-mêmes. Ordinairement leur ponte est de quatre à cinq œufs , et les petits ne quittent leur berceau que très- ' couverts de plumes. On trouve des pics dans toutes les parties du monde : mais n'est-il pas étonnant qu'on n'en ait encore découvert qu'une seule espèce à la Nouvelle-Hollande , que l'on dit bien boisée ?

A. Quatre doigts.

* Bec le.niiDé en forme de (oi;i.

Le Pic d'Auvergne. Voy. Picchion.

Le Pic a bec et a dos blancs. Ficus albirosiris , Vieill. Ce pic du Paraguay a beaucoup de rapports avec Vouaniou, ou le pic noir huppé de Cayenne; mais il en diffère par sa gorge noi- re, ses oreilles moitié blanches et moitié noires; par la couleur rouge qu'on remarque à sa mandibule inférieure ; par son dos blanc , son bec d'un blanc de corne , et par une huppe moins fournie et moins longue. Ces différences ont paru suffisantes à M. de Az^ra pour en faire une espèce distincte , sous la dénomination de carpeniero lomo blanco.Fja effet, ayant eu occasion de comparer ces deux pics en nature , celle distinction me paroît très-fondée.

Le Pic blanc de Cayenne. V. Pic jaune de Cayenne.

Le Pic bleu. Fuyez Sittelle d'Europe.

Le Pic BORÉAL , Ficus borealis , Vieill., pi. 12a des Oi- seaux de r Amérique septentrionale. J'ai peine à croire que ce pic ne soit pas le mâle de celui du Canada, décrit par Buffon, quoiqu'il soit un peu plus petit; au reste , il se trouve aussi dans le Nord de l'Amérique , et particulièrement dans la Géorgie, la Caroline et le Kenlukl. La voix de ce pic, très- turbulent , actif et criard , ressemble beaucoup aux cris d'un jeune oiseau encore dans le nid. Il a sept pouces de lon- gueur totale ; le bec et les pieds noirs ; l'iris rouge ; un trait transversal de cette couleur sur l'occiput ; le dessus de la tête et du corps , les couvertures supérieures de la queue, celles des ailes et leurs pennes, d'un beau noir ; des bandes trans- versales blanches sur le dos et sur le croupion; des taches de cette couleur sur les couvertures et lespennes alaires; les qua- tre reclrices latérales, blanches et variées de noir en dedans; une large marque blanche sur les côtés de la tête ; au-des- sous de celte tache, une bande noire qui part de la mandibule inférieure , borde les joues et se perd à l'occipul; les plumes

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qui recouvrent les narines , la gorge et tout le dessous di» corps , blanches : cette couleur est parsemée , sur les co- tés du cou , sur la poitrine , le ventre et les couvertures in- férieures de la queue, de petites taches noires et longitudina- les ; ces taches deviennent transversales sur le fond gris des flancs.

Le 1*IC BRUN-DORÉ , Picus aurntiis , Vieill. , se trouve au Brésil. 11 a huit pouces un quart de longueur totale ; le bec brun ; les paupières noires ; deux bandelettes d'un jaune vif sur les côlés de la lele ; Tune passe au-dessus de 1 œil, l'autre au dessous ; elles se réunissent sur les côtés de l'occiput, et sontséparées, derrière l'œil, par une tache d'unbrunsombre; les plumes du derrière de la tête sont un peu lavées de cra- îuoisi ; le reste de la tele , le dessus du cou , les couvertures supérieures des ailes et le bord extérieur de leurs pennes sont d'un brun-doré ; le côté inférieur de ces pennes est d'une couleur de cannelle; les plumes du dos ont une petite bor- dure blanchâtre sur un fond brun verdâtre ; celles du men- ton sont orangées; et, de , jusqu'à la queue, elles ont des zones d'un blanc sombre , et leur extrémité verte ; les couvertures inférieures de la queue sont nuancées de jaune blanchâtre et de vert obscur. Ce pic habite le Brésil, et me paroît avoir des rapports avec celui que M. de Azara appelle carpenteru doiado pardo.

Le Pic DU Cap de Bonne-Espérance, Picus auranUus^ Lath. , est rapporté par Buffon au pir-veri du Benga/e, et donné par Lalham pour une espèce distincte. Longueur, dix pou- ces et demi ; bec d'une couleur de plomb foncée ; dessus de la lêle rouge ; deux stries blanches swr les côtés de la tête , l'une naissant derrière l'œil, et l'autre parlant des narines , passant dessous l'œil et descendant sur le cou ; occiput et cô- tés du coa noirâtres ; joues , gorge et devant du cou d'un gris sale; chaque plume frangée de noirâtre ; partie antérieure du dos d'une belle couleur d'orange dorée; scapulaires pareilles; bas du dos, croupion et couvertures du dessus de la queue , ïioirâtres et frangés de brun ; celles du dessous bordées de noirâtre et rajéos transversalement de noir ; couvertures des ailes d'un brun-noir et terminées par une tache d'un gris sale; les grandes, les plus proches du corps, d'un olive doré, quel- ques-unes tachetées de même couleur, et les autres d'un bruu- uoir; les pennes de cette dernière teinte ; plusieurs ont des taches d'un blanc sale ; queue noire ; pieds et ongles de cou- leur de plomb.

Le Pic CARDINAL DE LiLE DE LUÇON , pi. bj du Voyage de Sonnerat à la Nouvelle- Guinée, F. GtuiNX). Ptç VARii de 1 île de Luron.

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Le Pic cendré. Dénomination vulgaire de la Sittelle d'Europe.

Le Pic chevelu, Picus vUlusus, Lalh. ; pi. lai des Oiseaux de lAm. sept. On trouve cette espèce dans le nord de l'Améri- que , jusqu'à la baie d'Hudson , elle porte le nom de paupasfaow. Deux de ces oiseaux ont été tués dans le nord de l'Angleterre, aux environs d'Halifax, dans le Yorkshire.

On a donné à cet oiseau le nom de pic che<?ehi, pour expri- mer un caractère qu'il ne partage qu'avec le petit pic du mêmei pays : il consiste dans une bande blanche , composée de plumes effilées et plus longues que les autres, qui s'élend en longueur sur le milieu du dos. Il a huit pouces trois lignes de longueur; le front roux; le dessus de la tête noir ; 1 occiput rouge; une bande blanche au-dessus des yeux; une autre noire, qui part de l'œil et finit à l'occiput ; une troisième, pa- reille à la première, qui naît au coin de la bouche , et se ter- mine en s'élargissant sur les côlés du cou : elle est bordée d'une ligne noire, qui part de la base de la mandibule infé- rieure et la sépare du blanc qui couvre la gorge et toutes les parties postérieures ; le dessus du cou, les côtés du dos, cl le croupion sont noirs; les couvertures, et les pennes des ailes, de la même couleur et variées de blanc , ainsi que les pennes de la queue ; le bec et les pieds noirs.

La femelle diffère du mâle en ce qu'elle n'a point de rouge à la tête, et que la couleur blanche des parties postérieures est teinte de brunâtre.

Celte espèce cause beaucoup de dégâts aux arbres fruitiers , surtout aux pommiers.

Le Pic a cou jaune, Picus flavicoilis., Vieill. , se trouve au Brésil. Il a huit pouces et demi de longueur totale ; le bec brun ; les pieds couleur de chair ; la huppe d'une couleur de marron rembrunie ; les côtés de la tête et le cou jaunes ; la gorge noire ; la poitrine et les parties inférieures d'un blanc sale rayé de brun ; le dessus du corps rayé longitudinalement de blanc terne sur un fond brun. Celte couleur couvre les pennes alaires et caudales , avec des mouchetures blanches sur les premières , et des taches brunes sur le fond blanc des premières pennes de la queue.

Le Pic a cou rouge, Picus mùricollis, Lath; pi. enl. deBuff., n." 612 , a quinze pouces de longueur; le bec blanchâtre; ia tête et le cou, jusqu'à la poitrine , rouges; celle-ci est mé- langée de rouge sur un fond fauve qui teint aussi le ventre et les lianes; tout le reste du plumage est d'un brun presque noir, avec du fauve sur le côlé intérieur des pennes alaires; les pieds sont couleur de plomb. Ce pic se trouve à la Guyane. Le Pic a crwate noire, Picus mullicolor ., Lath.; pi. enl, de Buffon, n." 863. Sa taille est celle du pic mordoré; la têt.

7. PIC

la huppe, la gorge, le derrière du cou, sont d'un jaune orangé; le devant du cou et la poitrine, noirs -, le dos et les ailes d'un roux brillant ; quelques taches noires sont semées sur ces dernières, ainsi que sur les pennes de la queue , dont Tex- trémité est de cette couleur: une teinte fauve roussâlre cou- vre les parties intérieures; les pieds sont couleur de plouih. Les naturels de la (iuyane le nomment , ainsi que le pic jaune et le mordoré, toucoumari.

* Le Pic a de3II-bec , l'kus semirostris , Lath. La mandi- bule inférieure du bec de cet oiseau étant plus longue que la supérieure, indique plulôt un accident ou une monstruosité , que l'attribut de toute une espèce. Cependant Linn?eus, dont les méthodistes modernes ont adopté l'opinion , le donne comme une race particulière. Il a la lailic du pic noir; le bec d'une teinte pâle ; les plumes de la tête brunes, et jaunâ- tres à leur extrémité; le dessus du corps d'un brun cendré, le dessous blanc , la queue et les ailes brunes : les pennes

' de ces dernières tachetées de blanc à l'extrémité. Cet oiseau a été trouvé dans l'Inde.

* Le Pic dominicain, Picus domînîcanus, Vieill., se trouve au Paraguay, l'a observé M. de Azara. Il vit en familles; il est fort criard ; et sa voix rauqneet désagréable s'en: end de fort loin. Ces pics n'entrent jamais dans les bois, et ne tirent point les vers des troncs des arbres; ils se tiennent dans les cantons plantés de palmiers , et dans les lieux boi- sés ; ils se posent horizontalement sur les toits et sur les ar- bres ; cependant ils s'accrochent aussi à leur tronc et aux mu- railles; mais ils grimpent très-rarement , et se nourrissent ordinairement de guêpes et larves, d'oranges douces, de rai- sins et d'autres fruits.

Cette espèce a dix pouces sept lignes de longueur totale ; le dessus du cou, la moitié du dos et les ailes, noirs ; un irait de cette couleurqui va de l'angle postérieur del'œilàlanuque; le derrière de la tête , le tour des yeux et le ventre, jaunes ; les pennes de la queue noires, avec des bandes brunes; le reste du plumage d'un beau blanc ; le tarse vert; l'iris blanc, et le bec d'un brun plus clair en dessous qu'en dessus. M. de Azara, qui appelle cet ohea^u <:arpenfero blanco y negro , nous dit que la femelle ressemble au mâle. L'individu dont il va être question , me paroît appartenir à la même espèce ; peut-être est-ce un jeune i^ Ce pic, qui a été apporté du Brésil, a neuf pouces de longueur totale, présente, ainsi que le précédent, un trait noir sur les côtés de la lêleet-qni se pro- longe jusqu'à la nuque ; le reste de la tête , le dessus du cou, la gorge , toutes les parties postérieures , le croupion , les couvertures de la queue sont blancs, et des taches de la même couleur se font remarquer sur le bord intérieur des pennes

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«le la queue : cette teinte prend un fond jaune sur le milieu du ventre : le reste du plumage est d'un brun uoirâlre ; le bec et les pieds sont noirs.

Le Pic doré. V. Pic aux ailes dorées.

Le Pic a dos blaîsC, Ficus leur.onotusj Wolf el Meycr , pi. II , mâle et femelle. Celte espèce, que l'on n'a p.is «•ncore rencontrée en France, habite le Nord de l'Europe, et se montre quelquefois pendant l'hiver dans les grandes fo- rêts de l'Allemagne. Le mâle a le front d'un blanc roussâtre; le dessus de la tête et l'occiput, rouges; les joues, le dos, le iroupion , la gorge, le devant du cou, la poitrine el le haut du ventre, blancs avec des taches longitudînalesnoires sur les côtés des deux dernières parties ; le reste du ventre d'un rouge cramoisi; des moustaches noires qui partent de la mandibule Inférieure, passent au-dessous des yeux, couvrent les oreilles en s'clargissant , descendent et se rétrécissent sur les côtés de la gorge , du cou et du devant de la poilrine ; les couvertures des ailes noires ; les premières terminées par une large marque blanche; les autres, par une tache plus petite et de la même couleur; ce qui donne lieu a quatre bandes transversales; les pennes alaires tachetées de blanc sur un fond non': cette couleur couvre aussi les pennes intermédiaires de la queue , et forme des taches sur le blanc qui domine sur les latérales ; le bec et les pieds sont noirs : longueur totale , dix pouces huit lignes.

La femelle diffère du mâle en ce que la tête est noire en- dessus et en arrière , el que le ventre et les parties posté- rieures sont blancs et tachetés de noir sur les côtés ; ceux de la tête , le lorum , et la nuque sont blancs ; du reste elle ressemble au mâle.

Le Pic a dos rouge, Picus enihronothos, Vieill., se trouve dans l'ile de Java ; le dessus de la tête et la gorge soni noirs el pointillés de blanc ; les plumes de l'occiput sont longues, rouges , et forment une huppe pendante sur la nuque ; une ligne blanche se fait remarquer sur chaque côté du cou ; les plumes de la poilrine et du ventre ont , sur un fond noir, une lâche blanche et longitudinale ; le haut du dos est d'un rouge incarnat ; \qs grandes couvertures des ailes sont d'un rouge rembruni à l'extérieur , noires en dedans et tachetées de blanc ; le croupion est varié de rouge , de vert el de noir ; laf queue:, de la dernière couleur, et Irès-élagée ; le bec et les pieds sont noirs. Taille de notre épdche proprement dit.

Le Pic a doubles moustaches , Picus mysàicens , Vieill. ; pi. 25i et 202 des Oiseaux (P Afrique , de Levaillanl. 11 a les joues et la gorge d'un blanc pur ; des moustaches noires ; le front et le sinciput de celte couleur , mais piquetés de rous-'

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sâlre ; l'occiput rouge ; le dessus du cou et du corps, les cou- vertures et les pennes secondaires des ailes d un vert-olive terne et vermiculé de jaunâtre ; les pennes primaires , d'ua hrun olivacé , tacheté do jaune el d'un j-^une doré sur leurs tiges ; la queue pareille à ces pennes, le devant du cou blanc et marqué de gris-olive ; les parties postérieu- res d'un brun olivâtre , el rayées de blanc sale; le bec noir ; les pieds bruns; 1 iris d'un brun foncé, et à peu près la taille de Vêpeiche. La femelle diffère du niûle en i e qu'elle a locci- pul noir. Sa ponte est de quatre œufs d un blanc mat.

Le Pjc ÉCAILLÉ , Pirus sf/i'amosus^ Vieill., se trouve à la Guyane. La tele est d'un gris som!)re en dessus; un trait noir part des narines, passe au-dessous de l'œil et s'étend jusqu'à l'occiput ; le hrurn , les tempes, les paupières et les joues sont d'un gris-brun ; une large moustache noire part des coins du bec et descend sur les côtés de la gorge ; le plumage su- périeur est vert, l'inférieur d'un gris soudure tacheté de blanc et de noir sur chaque plume , de manière que toutes les parties inférieures seniblent couvertes d'écailles de ces deux couleurs; le bec est noir, et le tarse brun ; taille du pellf jik noir. Le jeune n'a point de moustaches prononcées ; les plùnjes dont ellet; se composent sont piquetées de blanc sur un fond noirâtre; les parties supérieures variées de rou.K , de verdâlre el d un peu de blanc.

Le Pjc épeiche, Pkus major ^ Lath. ; pi. enl. de Buffon , ïi."* 596 et SgS, mâle et femelle. Cette espèce a q pouces de longueur; le bec noirâtre; le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, Its couvertures supérieures des ailes et de la queue , d'un noir lustré ; une large bande transversale rouge sur l'occiput ; le front roussâlrc ; les plumes roides et tournées en devant sur les narines, noires; les côtés de la tête, d'un blanc légèrement teint de roussâtre ; sur chaque côté du cou, une grande tache de la même couleur; une Lande noire qui part des coins de la bouche, passe au-des- sous des joues , et s'étend sur les côtés du cou ; cette bande se divise en di;u.x:autres, dont lune borde la tache blanche, et va se perdre sur le cou. Le dessous du corps est d'un gris roussâtre jusqu'au bas-ventre , qui est rouge, ainsi que les couvertures inférieures de la queue; celles du dessous des ailes sont blanches el tachetées de noirâtre ; les pennes des ailes, noires , avec plus ou moins de taches blanches ; des douze pennes caudales, les quatre intermédiaires et la plus extérieure de chaque côté, qui est très-courte, sont noi- res , et les latérales tachetées de cette couleur, sur un fond blanc roussâtre ; la queue est élagée ; l'iris rougeâlre ; les jsieds sont de couleur de plomb ; les ongles bruns.

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La femelle n'a point de rouge à l'occiput , et a le dessous du corps d'un blanc plus pur. Les jeunes, dans leur premier âge , ont le haut de la tête d'un rouge terne , qui disparoîl à leur première mue , et qui est remplacé par un beau noir ; l'occiput, d'abord de cette couleur , devient rouge chez Jes mâles seuls. J'ai, depuis peu, vérifié ce fait dont nous devons la connoissance à M. Meyer , non - seulement chez des jeunes pris dans le nid , mais sur un jeune mâle en mue. Uépeiche a les mêmes habitudes que le pic-veit ; comme lui, il grimpe sans cesse contre les arbres; sa nour- riture est la même , mais son cri est très- différent ; il sem- ble prononcer tve re re re re, d'un Ion enroué; il frappe contre les arbres des coups plus vifs et plus secs , et est plus défiant; si quelque chose lui porte ombrage, il ne s'enfuit pas, mais se tient immobile derrière une grosse branche, toi^urs l'œil sur l'objet qui Tinquiète ; si l'on tourne autour de Tarbre , il tourne de même autour de la branche , et toujours de ma- nière qu'elle le cache aux yeux du chasseur ; c'est pourquoi il est difficile de l'ajuster. Pour atlirer ces pics sur un arbre quelconque de la forêt , il suffit de frapper sur la crosse de son fusil avec un œuf de bois creux. Il fait son nid dans des trous d'arbres , et y dépose cinq à six œufs d'un blanc grisâ- tre , mélangé de petites taches noirâtres.

Le Pic a front jaune , Plcus flaivfrons , Vieill. Le front, la gorge et le devant du cou du mâle sont d'unjaime jon- quille brillant ; le dessus et le derrière de la tête , la nuque , la poitrine et le venire, d'un beau rouge; les tlancs et les couvertures inférieures de la queue ont des raies transver- sales , noires , blanches et jaunâtres ; les côtés de la tête , (e haut du dos , les ailes et la queue sont noirs ; le bas du dos et le croupion blancs; le bec et les pieds bruns; la gros- seur du pic chevelu^ et sept pouces et demi de longueur totale. La femelle a le front, la gorge , les (lancs et les couvertures inférieures de la queue comme le mâle; le sin- ciput, l'occiput , le dessus du cou, le dos, les ailes el les pennes caudales, d'un beau noir ; le croupion, les cou- vertures supérieures de la queno et une bande sur le miiieu du dos, d'un beau blanc ; le bas du devant du cou, d'un jaune rembruni ; le milieu de la poitrine et du ventre, d'un rouge foncé. On trouve cette espèce au Brésil.

Le PiC GOERTAN , Picus goertau , Lath. ; pi. enl. de Buff., n." '620 II a le bec couleur de plomb ; le sommet de la tête rouge; le dessus du corps d'un gris brun, teint de vcrdâlre sombre, et tacheté de blanc obscur sur les ailes ; le dessous du corps d'un gris jaunâtre ; le croupion rouge, et les pied.»; pareils au bec ; taiilc inférieure à celle un pic-veti.

Le Pic A GORGE ROUGEÂTRE , Piciis TuHdicolus , Yicillj

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pi. 117 (les Ois. de r Amer, septent. 'Ce pic, que l'on trouve à Porto-Ricco et à Saint-Domingue, a huit pouces et demi de longueur totale ; la tête , le cou et le dos d'un noir à reflets bleus et verts; le front, le tour de l'œil, le croupion et les couvertures supérieures de la queue , d'un blanc pur ; la gorge, la poitrine et le ventre rouges; les flancs d'un gris brun ; les couvertures inférieures de la queue d'un gris uni- forme ; les pennes alaires et caudales , le bec et les pieds d'un noir mat.

La femelle a le dessous du corps gris ; un plastron brun sur le baut de la poitrine ; une bande longitudinale de la môme couleur, qui s'étend du plastron à l'anus, elle s'élargit ; celle bande tient le milieu de toutes les parties inférieures ; le jeune mâle est mélangé de rouge et de brun sur le devant du corps^d'un jaunâtre sale sur les flancs, et d'un noir terne sur les parties supérieures.

Le GRAND Pic huppé a tête rouge, de Cwet^ne. Voyez Ptc A cou rouge.

Le GRAKD Pic noir a bec blanc , Picus principalis , Lath. ; pi. 109 des Oiseaux de F Amer. sept. De tous \es, pics connus, celui-ci est le plus grand ; sa grosseur est celle de la corhine et sa longueur de dix-sept à dix-huit pouces ; il a le bec d'un blanc d'ivoire; la tête ornée par derrière d'une grande huppe écarlate, couverte par de longues plumes effilées, noires, qui partent du sommet de la télé qu'elles recouvrent en entier; une raie blanche, qui descend sur les côtés du cou et fait un angle sur les épaules, va rejoindre le blanc qui couvre le bas du dos et les pennes moyennes de l'aile ; tout le reste du plu- mage est d'un noir pur et profond. La femelle diffère en ce que toute sa huppe est noire.

Cette espèce se trouve au Mexique , à la Caroline et dans les Fiorides, s'avance dans la Virginie , et fréquente quel- quefois la Pensylvanie pendant l'été.

Le GRAND Pic RAYÉ DeCayeNNE, PicHs melaiiorhloros , Lalh. ; pi. enl. de Buff. , n.** 719. Il a le bec noirâtre; une huppe d'un rouge aurore; les joues rougeâtres; une tache pourpre à l'angle du bec ; le plumage varié de noir et de jaune; ces deux couleurs sont disposées en ondes, en taches et en festons ; les pennes extérieures de la queue sont rayées de jaune et de noir; l'œil est placé dans un espace blanc ; le front noir ; le bec et les pieds sont noirâtres ; sa taille est celle du pic vert.

*Le GRAND Pic VARIÉ DU MEXIQUE, Picus tHcolor ., Lath. Taille du pic verl; longueur, environ un pied; tête, dessus du cou, dos, croupion, couvertures supérieures de la queue et des ailes, d'un très-beau noir; de chaque côté de la tête, une large

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banâe blanche, placée derrière Toeil ; gorge , dessus du cou , poitrine , ventre et plumes du dessous de la queue , d'un Liane mêlé d'une légère teinte de rouge; plumes scapulaires blanches; pennes alaires et caudales variées de taches blan- ches , sur un fond noir; bec blanc. Les ornithologistes pa- roissent d'accord pour réunir à cette espèce l'individu que Brisson a décrit sous le nom de petit pic varié du Mexique. Sont-ils fondés? car ils «'ont pas vu ces oiseaux eu nature. Au reste, tout son corps est couvert de plumes noires , rayées transversalement de blanc, excepté celles de la poitrine et du ventre , qui sont rouges. Ces oiseaux habitent la partie la moins chaude du Mexique , et percent les arbres comme les autres /)ics. Ce dernier est le çuauh cho chopitli de Fernandez. Le GRAND Pic varié de l'île de Luçon , Picus cardinalisj Lath. 11 a le sommet et le derrière de la tele d'un rouge vif; une bande blanche depuis l'œil jusque sur les côtés du cou ; le dos noir, de même que les couvertures supérieures des ailes dont les tiges sont jaunes; les petites ont àes raies transver- sales blanches ; la poitrine et le ventre sont tachetés longitu- dinalemenl de noir sur un fond blanc ; le bec et les pieds sont noirâtres ; taille du pic vert.

Je rapproche de cette espèce un pic qui est au Muséum d'Histoire naturelle, et qui se trouve danS l'Inde. Cet individu a l'occiput rouge ; le reste de la tête et toutes les parties supé- rieures, noirs; trois bandes sur les côtés de la tête, deux blanches et une noire; celle-ci est entre les deux autres ; la gorge et le cou rayés transversalement de ces deux couleurs ; loutesles parties postérieures, noires, avec des taches blan- ches longitudinales sur la poitrine et le ventre ; le bec et les pieds sont noirs. Taille du précédent.

Le Pic GRIS RWÉ^ Picus carulinus , Var., Lath.; pi. 117 de VHisl. des Oiseaux de l'Amérique sept. Ce pic, dont Lathani fait une variété Avl pic varié de la Jamaïque , n'en diffère réel- lement que par les teintes moins vives et une taille un peu inférieure. C'est dans Buffon Vépelche rayé de la Louisiane. On trouve cetle espèce dans tous les Etats- Unis, on la voit pendant toute l'année. Un noir, rubané de gris, couvie le dessus du corps, dont le dessous est d'un gris uniforme , lavé d'un peu de rouge sur le ventre. Du reste , il ressemble a.\xpic varié de la Jamaïque. La femelle diffère du mâle en re qu'elle a le sommet de la tête d'un cendré brun. Le jeune , au sortir du nid , a le haut du cou et la tête dun cendré bru- nâtre terne; et le plumage du mâle ne parvient à sa perfec- tion que dans sa troisième année. La voix de ce pic est rauque, et son cri ordinaire exprime la syllabe chow, et est à peu près semblable à l'aboiement d'un petit chien. Il frappe avec une

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telle violence contre les arbres , qu'on l'entend à un demi- quart de lieue. Le niale et la femelle travaillent de concert à creuser le trou d'arhre ils doivent nicher; ce trou est placé ordinairement sur le côté le plus bas d'une grande branche qui fait un angle considérable avec l'horizon. 11 est circulaire , quelauefois percé dans un arbre sain , mais plus généralement dans une partie vermoulue. La ponte est de cinq œufs blancs et presque à demi*transparens.

Le Pic grivf.lé de l'île de Luçon. V. Pic palalaca. Le Pic hausse - col noir , Pi'cus pectoralis , Lath. Lon- gueur, huit pouces un quart ; bec couleur de corne ; tête , cou et dessus du corps, de couleur marron; dos et ailes variés d'un grand nombre de lignes transversales lunulées ; un large croissant noir sur la polirlne ; dessous du corps roux et ta- cheté de noir ; queue de celle couleur.

Cette espèce se trouve à la Nouvelle-Hollande. Le Pic huppé de la Caroline. C'est sous cette dénomi- nation que Brisson a décrit le grand Pic noir a bec blanc. Le Pic a huppe verte , Ficus cliloroîophus , Vieill. , se trouve au Bengale. Taille du pic noir à domino rouge ; bec et pieds bruns ; queue , ailes , dessus du cou et du corps verts ; huppe verte et jaunâtre; sourcils et dessous de l'œil, avec des points de la dernière teinte ; jgorge et devant du cou ^ verdâtres; poitrine et parties postérieures, avec des raies transversales, en forme de zigzags, vertes et blanches; pen- nes priuiaires , tachetées à Textérieur de blanc jaunâtre. IS'esl-ce pas un jeune oiseau ?

*Le Pic des Indes, Ficus indicus^ Gerinl, Ornith. 2, p. 5i , pi. 181. Latham a fait de cet oiseau un barbu ( hucco Gerini ), parce qu'il a cru remarquer sur sa figure , que le bec avoit plus de rapport avec celui des barbus qu'avec celui des pics; mais ce motif, tiré d'une mauvaise image, ne m'ayant pas paru suffisant , je le place dans le genre l'a classé Gerinl , néanmoins comme une espèce douteuse. II. a huit pouces et demi de longueur totale ; le bec noir; le sommet de la tête bleu et tacheté de noir sur le milieu ; le dessous des yeux , les joues et le devant du cou , jusqu'à sa moitié , noirs ; les pennes des ailes de cette couleur; le reste du cou et les par- ties postérieures , d'un rouge roux. Cette description est d'après la mauvaise peinture publiée par Gerini.

Le Pic jaune. Belon, dans ses portraits d'oiseaux, donne ce nom au Pic vert.

Le Pic jaune de CAYENNE,P/c(/5yZawr£r/j5,Lath.;P/VHs exal- hidus, Gm.; pi., enl. deBuff. , n.° 609. Ce pic a une huppe d'un jaune pâle; la tête, le cou et le corps de cette couleur; deux moustaches rouges sur les joues ; les couvertures des ailes

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jVun gris-brun, frangé d'un blanc jaunâtre; quelqaes-tnies ides grandes pennes rousses sur leur bord intérieur ; la queue Tioire ; le bec d un blanc leinlé de jaune ; les pieds gris ; 1 iris brun; neuf pouces de longueur; la taille est inférieure à celle du pic vert.

La femelle de ce pic, qu'on appelle à Cayenne charpentier jaune ^ n'a pas aux côtés de la têle cette bande de rouge vif que porte le mâle. Sa ponte est de trois œufs blancs , et la principale nourriture de ces oiseaux se compose des termes ou poux de bois.

Le Pic JAUNE DE Perse , Picus persicus ^ Latli. , est regardé par Buffon comme une variété de climat; il a la tête et le cou plus gros et le bec plus long que le pic vert-, les parties supérieures , les ailes et la queue , d'un jaune mêlé d'une légère teinte ferrugineuse; le sinclput , la gorge et le dessous du corps , jaunes; le bec noirâtre; les pieds d'un cendré bleuâtre ; les ongles noirs , et la taille An pic vert.

Le Pic JAUNE RAYÉ DE NOIR, Picus flcu'escens ., Lath. ; pi. 12 des Illust. de Broun. Grandeur du choucas ; tête cou- verte d'une huppe pendante et formée de très longues plumes qui se terminent en filets de couleur jaune pâle ; gorge, joues, cou ^ jambes et dessous des ailes de celte môme nuance; ailes et dos noirs, rayés transversalement d'un jaune clair; couverture de la queue de cette couleur; pennes caudales et ventre, noirs; piedsd'un vert foncé. Ce pic se trouve au Brésil, et diffère de celui qui suit, en ce qu'il n'a point de moustaches; peut-être est-ce un oubli de l'auteur; car je ne doute nuilemenl <|ue l'un et 1 autre fassent partie de la mêuie espèce Ce pic du Brésil a dix pouces de longueur totale (huit pouces et demi chez des individus); la queue com- posée de douze pennes; les plus extérieures très-courtes conir me chez tous les pics qui ont ce même nombre de pennes caudales ; le bec est brun et les pieds sont noirs; une huppe d'un jaune pâle, longue et pendante en arrière, se fait re- marquer sur la têle , qui est de la môme couleur , ainsi que la gorge , le cou, le croupion et les pennes des jambes ; des moustaches rongesprennent naissance à la base de la mandi- bule inférieure, et s'étendent sur les côtés du menton; le man- teau , les ailes , tout le dessous du corps et la queue sont d'un beau noir, tacheté de jaune sur les ailes et rayé, en travers, de la même teinte surle dos; la première penne de chaque côté de la queue a des taches noires sur un fond jaune. La femelle ne diffère du mâle qu'en ce que les moustaches sont noires.

Le PlG JAUNE TACBETÉ DE GâYENNE, Foyez PiC MORDORÉ.

Le Pic KERELLA , Picus bengaknsis, Var. Lath. ; Natur-

forscher^ tom. i4, tab. i , et tom. 17, pag. 18, sous le nom

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de Zeylo-nischev sperlit.Ce pic de Ceylan a de grands rapports avec le pic veii du Bengale ; aussi Latham en fait une variété produite par la différence du sexe ; sa longueur a un pouce de plus; son bec est un peu plus petit et de couleur de plomb; il diffère en ce que la tête est variée d'un plus grand uoinbre de taches blanches; le haut du dos est noir , celui de Taulre est jaunâtre ; un beau rouge remplace la teinte brune qui couvre le milieu du dos et une partie des ailes; la gorge et la poitrine sont brunes , avec des taches blanches irrégulières ; les pennes de la queue sont brunes ; les primai- res des ailes sont de la même couleur et marquées de blanc.

Le Pic LEWIS, Picus torquatus^ Wilson , pi. 20, f. 3 de son Americ. ornitholog)'. Le nom que ce savant ornithologiste a imposé à cet oiseau, est celui de Tamaleur qui, le premier, » a découvert ce pic , qui a onze pouces de longueur totale ; le dessus de la têle , le dos, les ailes et la queue d'un noir changeant en verdâtre , selon l'incident de la lumière ; le front, le menton, les joues, jusqu'au-delà des yeux, d'un beau rouge foncé ; un large collier blanc autour du cou , qui s'étend sur la poitrine et se présente comme si les fibres des plumesétoient argentées. Ces plumes, d'une structure particu- lière , ont leurs barbes séparées et en. forme de crins; le ventre est d'un rouge vermillon foncé , et ses plumes sont pareilles à celles de la poitrine : on en remarque parmi elles qui paroissent argentées ; les parties postérieures sont noires ; les pieds de la même teinte, mais moins chargée et incli- nant au bleu verdâlre ; le bec est de couleur de corne som- bre. Ce pic est très-rare dans les Etats-Unis.

Le Pic Macé, Pkus Macei , Vieill. Cet oiseau , que le naturaliste Macé a trouvé au Bengale , a le dessus de la têle rouge ; des moustaches noires ; le capistnim d'un blanc roussâtre ; les côtés de la tête, la gorge et toutes les parties inférieures , bleus , avec des raies noires longitudinales , irès-espacées et étroites ; le dessus du cou et du corps, les ailes et la queue tachetés de blanc sur un fond noir ; le bec de celte couleur, les pieds bruns , et la taille un peu supé- rieure à celle de notre petit épeiche.

Le Pic maçom. INom vulgaire donné à notre Sittelle , parce qu'elle rétrécit , avec de la terre, le trou de l'arbre elle place son nid. Voyez Sittelle.

Le PiCMACrLÉ, Picus variiis , Lath. ; pi. 118 de l'Hist. des Ois. de VAmér. sept. Ce n'est pas seulement à la Caroline que Ton voit ce pic , car'on le rencontre' pendant l'été dans le Kord de r Amérique , jusqu'à la baie d'Hudson , d'où il émigré à l'automne. 11 niche dans un trou d'arbre , à ou- verture Girculaire, mais petite, proporlionnellement à la

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grosseur àe l'oiseau ; aussi semble-t-U s'y glisser avec diffi- culté ; mais au-delà de l'ouverture , le trou s'élargit subite- ment , présente d'abord de petits angles , et est arrondi à quinze pouces environ de son entrée. C'est sur de la pous- sière vermoulue que la femelle dépose quatre œufs blancs.

Ce pic a environ sept pouces et demi de longueur totale ; le bec brun ; le sommet de la tcle rouge et bordé de noir sur les deux côtés ; l'occiput d'un jaune pâle .* celte teinte se présente sur les côtés de la tête , sous la forme' d'une bande- lette qui passe en dessus de l'œil; une raie noire est au- dessous, et s'étend depuis l'origine du bec jusqu'à l'occiput; celle-ci est bordée d'une ligne jaunâtre, qui part des narines et descend sur les côtés de la gorge , elle s'élargit'; le dessus du cou , le dos , le croupion et les couvertures supé- rieures de la queue, sont variés de noir et de blanc ; la gorge est rouge; la poitrine noire , et bordée sur chaque côté par une couleur de soufre , qui s'étend jusque sur le ventre ; les couvertures inférieures de la queue sont blanches et rayées transversalement de brun; les petites couvertures des ailes sont noires; les grandes ont de plus des taches blanches ; et les pen- nes ont des raies transversales de cette couleur, sur un fond noirâtre; celles de la queue sont variées de ces deux couleurs; les pieds sont noirs.

La femelle a très-peu de rouge sur la tête , dont le derrière est blanc, de même que la gorge; elle diffère encore du mâle en ce qu'elle n'a point de bande jaune sur les côtés de la tête: du reste , elle a avec lui de grands rapports. Cette espèce est décrite par* Buffon , sous le nom d'épeiche de la Caroline.

Le jeune, pi. 19 des Ois. de F Amer. sept. , a le bec d'un brun- noir ; les plumes de la tête d'un gris-jaune et bordées de gris foncé ; celles du dessus du cou et du dos, d'un gris ver- dâtre , tacheté de noir ; le croupion varié de noir et de blanc ; les ailes noires; une bande blanche longitudinale part àvr haut de l'aile et s'étend jusqu'aux pennes primaires, lesquel- les ont, en dehors, des taches de cette couleur ; les secondai- res sont blanches et noires sur leur bord extérieur; la queue est de la dernière couleur , et ses deux pennes extérieure» de chaque côté sont frangées de blanc jaunâtre ; la gorge est grise ; la poitrine pareille à la tête ; le ventre d'un jaune pâle ; les flancs ont des taches longitudinales, noirâtres ; les couvertures inférieures de la queue sont d'un blanc jaunâtre.

Le Pic-DE-MAi. Un des noms vulgaires de notre SiT-

TELLE.

Le Pic de Malacca, Picus malaccensis, La th. Ce pic est un peu plus petit que notre yoi'c vert ; il a les plumes de la tête

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d'un rouge carmin terne ; la gorge et le devant du cou d'un Jaune roussâtre , les petites plumes des ailes d'un rouge car- min ; les grandes d'un rouge lavé de noir du côté extérieur, brunes et marquées de taches blanches presque rondes du côté intérieur ; la poitrine , le ventre et les couvertures infé- rieures de la queue , d'un blanc roussâtre, coupé par des bandes transversales noires ; le dos dun gris terreux rougeâ- tre ; le croupioi^ d'un vert Jaunâtre clair , rayé transversa- lement de noir; la queue, le bec et les pieds de cette cou- leur ; l'iris rouge. Cet oiseau a des rapports avec le pic teint de vermillon.

Le Pic MARCHEUR. Voyez Pic laboureur. Le Pic minulle , Piais puhcscens , Lath. ; pi. 122 de VHist. des Oiseaux de V Am. septent. Ce petit pic ressemble si fort au pic chei>elu, qu'on pourroit les confondre, si celui-ci n'éf oit moins gros et moins long. Les plumes du capistrum sont d'un gris roussâtre ; la tête est noire ; une bande rouge traverse l'occiput; l'œil est placé au milieu d'une tache blanche ; les plumes des oreilles sont noires; les couvertures des